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L'amitié à l'imparfait
22/06/2012 21:03
Pourquoi l'amitié se conjugue-t-elle régulièrement à l'imparfait ?
C'était mon ami (e); Ami(e) d'enfance, ami(e) de vacances, ami(e) de circonstance !
C'était quelqu'un de bien mais le vent a tourné. Non c'est l'amitié qui a tourné le dos.
L'amitié c'est comme l'amour. Elle s'installe et on croit que c'est pour toujours. Et comme l'amour ça tourne court !
Dur est l'instant où l'on se rend compte qu'on s'est trompé. Le masque tombe un jour ou l'autre et le regard fuyant de l'ami(e) en dit long. À ce moment précis, surtout ne jamais se poser de questions, ne jamais se remettre en question. Inutile de chercher à comprendre. À quoi bon puisqu'il est déjà trop tard ! L'incompréhension remplace les bons sentiments, les sourires se transforment en grimaces, la jalousie parfois épouse l'envie.
Tourner le dos, sans un mot est la meilleure solution.
D'autres amitiés viendront et repartiront sans laisser de traces. C'était de l'or en plaqué, du faux !
L'amitié à l'imparfait !
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Bonne fête papa
17/06/2012 13:04
Au cas où vous reviendriez d'une île déserte, vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui tous les papas sont à l'honneur. Tous ?
À notre époque des familles recomposées, combien de papas ont été fêtés à distance ? Le téléphone servant de fil conducteur : "bonjour papa, bonne fête papa, bisous papa" et hop le tour est joué. La morale est sauve !
J'entends d'ici les grincements de dents qui s'ensuivirent : "il a choisi son camp, il préfère les enfants de l'autre".
Moi je n'en crois rien, un papa ne choisit aucun camp. Ses enfants il les aime, s'en occupe un week-end sur deux, partage les jeux, les sports, donne de son temps et de ses forces pour le bien de tous.
Mais voilà, un enfant réclame toujours plus. Même adulte il attend des sourires, des encouragements, des compliments.
Mais voilà ceux-ci ne viennent pas toujours à temps et il reste toujours un fond d'aigreur au fond de la gorge, de solitude dans les yeux et de découragements dans le coeur. Nul n'est besoin de famille recomposée pour reconnaître la jalousie entre fratrie. Et comme c'est dur à vivre !
Aussi, mille kilomètres me séparant de mon papa, le téléphone a joué son rôle de vase communiquant et j'ai été touchée par sa voix chaude et tremblotante lorsqu'il m'a dit qu'il était content que je ne l'avais pas oublié.
T'oublier papa ? Comment serait-ce possible ? Tout ce que j'ai réussi, c'est dans tes yeux que j'ai puisé la force et l'envie d'avancer toujours plus loin.
Bonne fête papa.
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Causerie
13/06/2012 20:18
Dix jours passés, là-bas, de l'autre côté du Monde.
Dix jours sans télévision, sans radio, sans presse.
Dix jours de causeries, de flâneries, de restaurations diverses.
Dix jours sans aucune ombre à la ronde.
Te souviens-tu, lors d'une baignade, lorsque les vagues déferlantes nous submergeaient, pour me protéger, tu me soulevais de tes deux bras puissants, comme un fêtu de paille. Je ne pesais plus rien. J'étais légère. J'étais au septième ciel.
Te souviens-tu quand tu as voulu que je sois la plus belle, tu m'as fait essayer mille robes. Je n'en pouvais plus mais quel bonheur dans tes yeux ravis lorsque la jolie robe tu as choisie.
Te souviens-tu de nos promenades dans cet immense parc, de cette orgie de couleurs et de senteurs, perlée de rosée matinale. Tu voulais que je partage ton nouveau bonheur, que je découvre ton nouveau toit et moi mon coeur se serrait en pensant qu'il m'éloignait un peu de toi. C'est si loin là-bas !
Te souviens-tu de ces soirées lumineuses, en longeant les marinas nous cherchions un abri où un festival de saveurs nous ordonnaient de régaler nos estomacs, au rythme des vieilles balades chantées par ce vieux guitariste hilare, cheveux longs grisonnants. Intemporel !.
Te souviens-tu durant ces dix jours c'était la fête des mères et jamais comme durant ces dix jours tu ne m'avais autant prouvé ton amour filial. Nous nous étions un peu perdus. Nous nous sommes retrouvés.
Moi ces dix jours je ne les oublierai jamais. Je ne regrette pas le voyage. C'était magique !
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Le retour
11/06/2012 21:39
Me voici de retour. Dix jours sans ma drogue Internet, sans mes mails, sans mon écriture, sans mes coups de gueule, sans RIEN ! Mais attention sans RIEN mais dix jours pleins de TOUT.
J'allume mon ordinateur avec appréhension comme une écolière qui reprend le chemin de l'école après des vacances scolaires. Qu'allais-je y trouver ? Que s'est-il passé durant ces dix jours d'absence ? Je suis troublée. Je ne me souviens plus du code d'accès. Comment cela est-il possible ? Je tatonne, me trompe à deux reprises puis je respire profondément et recommence pour la troisième fois. Ouf ! La page d'accueil s'ouvre normalement presque en me narguant.
Ciel ! Quatre cent trente quatre mails m'attendaient bien sagement. La panique me reprend. Combien de temps me faudrait-il pour tous les lire ? Et là je commence à dépioter en éliminant tous les poisons publicitaires, Dr Ricaud, La Redoute, Damart, des propositions de vacances à prix époustouflants et j'en passe. Je découvre - avec bonheur - que beaucoup "d'amis" s'étonnaient de mon silence. Beaucoup me demandaient de mes nouvelles "es-tu malade, fatiguée, triste"? . D'autres me fixaient des RDV et ne comprenaient pas mon manque de réactivité. "Ce n'est pas dans tes habitudes" m'a tancée une amie qui avait "oublié" que je partais.
Peu à peu mon angoisse a diminué à la même allure que les mails expulsés. Avec quelle jubilation je cliquais sur "supprimer" ! Furtivement je jetais un oeil sur le nombre restant. Parfois je me disais "encore tout ça" puis "allez j'en vois le bout".
Moralité, j'ai passé toute ma soirée à "épurer drastiquement" l'encombrement de ma boite mails mais j'étais heureuse de toutes ces marques d'affection, d'amitié et d'intérêt. La magie d'Internet !
Quant à mes vacances, je vous en parlerai la prochaine fois. Chaque chose en son temps.
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L'évasion
30/05/2012 21:03
Fermé pour cause de poudre d'escampette.
Une semaine sans ordinateur, sans dédicaces, sans écriture.
Partir, tout oublier pour se ressourcer et poser mon regard ailleurs.
J'aurai mon petit calepin pour noter toutes les anecdotes que j'aurai plaisir à rapporter.
Je tire les rideaux, je ferme à double tour et je m'évade pour une semaine magique.
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