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Une belle amitié !
01/11/2012 18:44
En me levant ce matin, ma première pensée fut de me dire : c’est aujourd’hui ! Je vais rencontrer Éric ! Comment allait-il me trouver ? Comment allais-je le trouver ? Et si nous n'avions rien à nous dire après les quelques présentations d'usage ? Heureusement il fait beau. Ce qui n’était pas le cas de ces jours derniers. Un immense ciel limpide calma mes appréhensions. Le restaurant, notre point de rencontre, est face à la mer. Le cadre enchanteur de Saint Raphaël ne pourrait que faciliter les présentations. Le soleil me lançait des clins d’œil pour me dire que tout irait bien. La grande bleue me faisait miroiter mille et une promesses. À n’en pas douter une belle amitié prenait son envol.
Nos quelques échanges téléphoniques, notre amitié naissante via le web allaient changer de statut. Du virtuel nous passions à la réalité. Internet et sa magie !
De vilaines interrogations vinrent semer le trouble dans mon état euphorique. Toujours les doutes, la peur d’être trahie ! Et s’il ne venait pas, ayant oublié notre RDV ? Pourquoi moi ? Une parfaite auteure inconnue !
C'était mal connaître Éric ! Ponctuel, jovial, prévenant. Comme si je voulais gagner du temps, je lui ai demandé de se présenter, (il avait de l'avance sur moi puisqu'il avait chroniqué avec beaucoup de talent mon roman autobiographique). Il s’est présenté en toute simplicité. J'ai découvert en cet homme la France que j'aime. Un homme d'esprit et de générosité puisqu'il va vers les autres. Nous nous sommes trouvés de nombreux points communs. Comment pouvait-il en être autrement ? Je reconnais que j'ai monopolisé la conversation, mais Éric a un tel sens de l'écoute que j’en ai oublié les recommandations que je m’étais faites toute la matinée : « il faut que tu laisses Éric s’exprimer». J’en oubliais de manger, de me taire. Pardon Éric, je n’ai pas su !
Promis, juré, la prochaine rencontre, qui je l’espère aura lieu sans trop tarder, nos conjoints seront là pour ME rappeler à l’ordre.
J’ai oublié la plus élémentaire des politesses, vous présenter Éric. Éric est l’un des chroniqueurs du blog culture « les 8 plumes » de l’Express.fr. Courez vite lire ses fines critiques littéraires, elles valent le détour. En tout cas moi je ne m’en lasse pas. Il faut saluer également les 7 autres plumes. C’est vraiment une belle équipe d’amis.
Amitié quand tu nous tiens !
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Dédicaces en novembre
29/10/2012 21:49
Je dédicacerai mes romans tous les week-ends du mois de novembre :
- samedi 3/11 de 10h à 18h au Cultura, Cre Ccial La Valentine, Traverse de la montre, Ld La briqueterie , 13011 MARSEILLE
- dimanche 4/11 de 10h à 18h - quatrième salon du livre de PIERREFEU-DU-VAR 83390 – Espace Bouchonnerie –
- samedi 10/11 de 10h à 18h au Cultura Avignon – Cre Ccial Avignon nord – ZAC Portes du Vaucluse - 84700 Sorgues
- vendredi 16 et dimanche 18 à la Fête du Livre de Toulon dans le carré des Auteurs Varois de 10h à 19h
- samedi 24/11 de 14h à 18h au Cultura - Avenue du Maréchal Lyautey – 06210 MANDELIEU-la-Napoule
Noël est bientôt là. Offrir un livre dédicacé personnalisera vos cadeaux et restera dans les mémoires.
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Gratuit !
29/10/2012 10:37
Je continue mon break et donc je retourne sur mon carré de sable. Aujourd'hui quelques gamines s'interpellent devant le lycée. Alors et ton Week-end ? T'as vu Jeremy ? Raconte, raconte. Rien de spécial, comme d'hab ! Ouais mais vous avez fait attention quand même ? Mais arrête je te dis rien de spécial ! L'autre fait la moue, elle restera sur sa faim. Elle n'en saura pas plus. Mais si c’est comme d’hab ! Deux jeunots un peu plus loin sourient en voyant les gamines s'agiter. Alors dit l'un, tu l'as eue. Fastoche répond l'autre. T'as mis la chemise au moins ? Bien sûr ! Bon parce qu'on n’sait jamais, faut pas faire confiance, serine le premier ! T’inquiète j’en ai un plein stock, c’est gratuit répond l’autre, hilare !
Voilà où nous en sommes ! À l'âge où moi je ne savais pas encore comment on faisait les enfants eux sont déjà blasés !
Juste en face du lycée, une belle façade de bistrot. Il est plein. Rempli de jeunes qui consomment allègrement cafés, croissants. Pas le temps à la maison et puis on est pressé de revoir les potes ! La conversation s’engage : t’as entendu, à la télé ils annoncent qu’on va avoir la pilule gratuitement. Ouf ! Tant mieux parce que moi j’peux pas me la payer ! Oh moi je vais à l’infirmerie et je réclame la pilule du lendemain, c’est gratuit. Ouais mais c’est chiant, on nous fait à chaque fois la morale. Il faut faire ceci pas cela. Mes parents me foutent la paix, c’est bon ! Remarque c’est bien, déjà qu’on doit payer hyper cher les cigarettes, le bar aussi c’est cher ! Alors oui la pilule gratuite c’est bien ! Vous pouvez y aller les nanas, on rase gratis ! Voilà où nous en sommes !
Un peu en retrait, deux hommes aux tempes grisonnantes observent en silence cette jeunesse dite « libérée ». Tu te rends compte Jeannot si à notre époque on nous avait facilité la vie comme ça ? Ils ont de la chance ces jeunes ! Jeannot de répondre en plissant des yeux, Moi je ne dis pas comme toi. Je les plains, ils ont le sida, la drogue, le chômage, les parents divorcés alors ils fument, ils boivent et ils baisent ! Les sentiments connaissent pas !
Match nul, une pilule partout !
Je m’interroge, scotchée sur mon carré de sable. À qui profite le crime ?
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La passion des hommes
27/10/2012 22:00
Après la météo capricieuse d'hier, les violents orages, les inondations et la funeste disparition de deux jeunes étudiants, la région du Var revêt, ce matin, son plus beau costume d'été. Du ciel bleu sans un nuage à la mer scintillant de mille feux sous les assauts brûlants du soleil. À croire que l'on a rêvé. Mais non ! La Côte d'Azur me fait toujours penser à ces belles cantatrices qui vous ensorcellent avec leur chant durant tout le récital et qui vous laissent sans voix quand tombe le rideau. N'ayant pas de dédicaces, ni de rencontres prévues, je suis allée m'asseoir sur mon petit carré de sable. Quelques touristes d'arrière saison profitait du beau temps. L'ambiance était assez enjouée, après l'angoisse de la veille, ceci expliquant cela. "Attends que je te raconte dit une dame un rien bon chic, bon genre. Figure-toi que samedi dernier, pour la première fois, j'ai accompagné Marcel et quelques copains pour une virée comme ils disent. Nous étions assis sur des gradins. Il y avait un boucan de tous les diables. Un gosse derrière moi soufflait dans un tube qui envoyait des boulettes de papier. Il avait semble-t-il choisi comme terrain privilégié mes cheveux bouclés. Et ça l'amusait ! Les gens arrivaient de tous les côtés. Nous marchaient sur les pieds sans s'excuser pour rejoindre leur siège. Je me serais crue au carnaval. Certains avaient des visages maquillés, peinturlurés. Des cris, des chants, des slogans. Des fous passionnés et moi je me suis soudain demandée ce que je faisais là. D'un seul coup une vingtaine de personnes a envahi la piste verte, les uns habillés en rouge, les autres en jaune. Le cirque pouvait commençait. J'ai vu Marcel et tous ses copains se soulever d'un seul mouvement. Les autres en face faisaient pareil. La hola, fais comme nous m'a crié Marcel ! Puis brusquement un ballon fut lancé en l'air. Des hommes prenaient leurs jambes à leur cou pour récupérer la pauvre balle, ballotée d'un coup de pied à l'autre. Ils avaient les mains en l'air. Marcel m'a expliqué qu'il ne fallait surtout pas toucher le ballon avec les mains sinon il y a faute. Marcel commençait à s'énerver parce que je leur portais la poisse avec mes questions stupides. Son équipe perdait. Je n'ai jamais rien compris à ce jeu. Passer deux heures à courir après un ballon me dépasse. Il y en avait un au milieu de tous, en noir, un sifflet à la bouche qui gesticulait comme un fou. Des cinglés je te dis ! Au bout de deux heures, l'homme en noir, l'arbitre parait-il, a sifflé la fin du match. Des gens exultaient, leur équipe avait gagné, d'autres pleuraient. Et Marcel de m'expliquer avec véhémence l'importance de l'enjeu. Je m'en fous, je n'écoutais pas. Je déteste le foot et durant tout le match, par moments j'avais l'impression de voir des danseurs qui sautaient, qui faisaient des petits pas de deux, le grand écart quand ils glissaient. Une fois un joueur a ramassé un autre tombé au sol et cela m'a rappelé le Lac des Cygnes". Marcel qui écoutait le récit avec dédain, s'écria "ma pauvre Chantale, vous les femmes vous tricotez de la langue, tandis que nous les hommes on mouille le maillot. Tu ne connais rien à la passion des hommes, les vrais, les supporters".
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Mirabelle
20/10/2012 09:08
Le jour à peine levé, Quentin, un arrosoir à la main, parcourt son jardinet pour le plus grand plaisir de son nez, humant toutes ses liliacées, en une mosaïque multicolore déversées.
Le retour inespéré des fleurs de son pommier est annonciateur de guérison. Ses branches moignons ne présageaient en aucun cas cette éventualité. Les soins prodigués avec tant d’amour ont porté leurs fleurs rosées.
Toujours, fait partie de son vocabulaire pourtant bien restreint. Toujours croire, quitte à boire jusqu’à plus soif les bévues et déconvenues. L’arbre hier condamné, aujourd’hui ressuscité. Là le miracle confirme l’oracle « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » et l’espoir fait revivre Quentin ravi. Il lui faut aller arroser son arbuste à mirabelles, saveur future d’une croque en bouche, explosant comme l’éclat de la turquoise polie par le vent et les sables mouvants.
Quentin salue le retour de la sève en ce jour de printemps où toujours le miracle de la renaissance, résurgence avérée, refleurit son pommier primesautier qui laissera sa place à la mirabelle, jaune la belle ou peut-être turquoise si la nature capricieuse la toise pour la statufier un matin de gel.
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