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19/10/2023 15:32
Bonjour mes amies et amis, petits et grands.
« Elle avait compris que les livres étaient une nécessité, le rocher sur lequel était fondée sa vie » Graham Swift
Samedi et dimanche prochains je serai en dédicace. Oui je sais, on m’a souvent reproché de ne parler que de mes livres. Ce n’est pas tout à fait exact, nonobstant il est certain que le virus (dédicace) du stylo sur la première page blanche de mes romans est fortement ancré en moi. Inoculé depuis mes plus jeunes années. Mes petites poésies griffonnées en cachette, mes petits billets d’humeur ou d’amour ou d’amitié, c’est selon… J’étais très timide et ce face à face avec mes petits brouillons me permettaient de m’exprimer pour mieux me connaître. Je ne gardais rien de peur que ma mère ne tombe dessus. Comprenne qui peut !
Remettons un peu les pendules à l’heure.
Qu’est-ce Écrire ? Pourquoi écrire ?
Un jour j’ai rencontré l’ami d’un ami, nous buvions un café tranquillement lorsque l’ami de l’ami me regarde et avec un petit sourire en coin me demande : « alors il paraît que vous écrivez ? ». Je lui ai répondu du tac au tac, sans réfléchir : « non, je raconte des histoires ». Cela a clos le débat. Eh oui ! N’en déplaise, je raconte des histoires, les miennes mêlées à celles des autres, le plus anonymement possible. Mes personnages prennent leur envol et l’histoire se construit au fils des lignes et des pages blanches noircies. Un auteur est seul quand il écrit, seul quand il se relit, n’en dort des fois pas de la nuit et se relève pour apporter une petite correction, remplacer un mot par un autre plus adéquat. L’auteur porte son roman, comme on porte le monde chante Florent Pagny.
Pourquoi j’écris ? Parce que dans une vie, on amasse des secrets, des souvenirs, des moments heureux, des tristesses, des rêves... Mais voilà ! Il faut oser. Et voilà ! Cela fait douze ans que j’ose.
Ce qui est paradoxal c’est que j’aime la création, j’aime créer des personnages, j’aime créer des espaces colorés dans mon jardin, j’aime cuisiner, j’aime peindre. Mes mains et ma tête toujours en activité. Je suis curieuse de tout ! Et par-dessus tout, de lecture et de littérature.
La peinture, je l’ai pratiquée en atelier, en associatif, avec des amies et amis. Là est toute la différence avec l’écriture en loup solitaire. J’ai exposé par esprit de camaraderie. Attendre toute la journée quelques promeneurs qui dissèquent vos tableaux puis le soir boire un petit coup lors du vernissage. Bon, pourquoi pas ! Sauf qu’à chaque fois que quelqu’un s’arrêtait devant ma toile, je priais le ciel qu’il continue sa route. Je ne vends pas mes toiles. Je ne peux pas m’en séparer. Par exemple, un jour un adolescent a voulu acheter mon clown, il m’a suppliée aidé de sa grand-mère. Non, c’est non. Je lui ai offert la photo de mon clown. Parce que ce clown, c’est moi et moi je ne suis pas à vendre !
Aussi revenons aux dédicaces. Qu’est-ce qui me faire courir ainsi les fins de semaine ?
Tout simplement j’ai besoin de ces contacts. De ces échanges qui sont très enrichissants, certains se transforment en amitié pérenne... C’est vital, c’est ma respiration.
Ma raison d’être :
« Elle en a vu de toutes les douleurs
Elle est revenue de tant de combats
Elle a tellement tendu son cœur
Là où d'autres ont baissé les bras »… Pascal Obispo.
Quand j’arrive à persuader un enfant qui renâcle « non je ne veux pas lire » en enfant qui me lit, c’est la plus belle récompense que je puisse recevoir. Quand un adulte, après m’avoir lue, revient me voir, me raconte ce qu’il a ressenti en me lisant, qu’il l’a même offert à quelqu’un qui en a besoin… et là la fontaine aux confidences coule à flots… C’est un cadeau car ce n’est aucunement intéressé, c’est juste de l’empathie partagée. Le virtuel ne peut remplacer le réel, le contact humain, les dédicaces !
Ainsi chers lectrices et lecteurs, petits et grands, quand vous rencontrez un(e) auteur(e), souriez-lui, tendez l’oreille, partagez et passez votre chemin si vous n’êtes pas intéressés mais si affinités, demandez une dédicace, la cerise sur le gâteau que vous dégusterez tranquillement chez vous.
Merci.
« L’impénitente dédicaceuse ».
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11/10/2023 10:38
Bonjour mes amies et amis.
C’est quoi être vieux ?
Je n’arrive pas à le savoir.
Je continue à courir, à écrire, à rire, à découvrir, à lire, à me faire plaisir.
Je continue à m’extasier devant une jolie fleur, une belle peinture, un beau ciel bleu et un soleil venant rosir le soir au moment de se coucher.
Je continue à rêver. Ma vie a été parsemée de belles histoires.
Je continue à boire et manger tout ce qui me plait. Sans état d’âme !
Comme hier, comme avant hier, et aujourd’hui sans doute comme demain.
Je n’arrive pas à me dire que les années ont passé sans m’impacter. Ce n’est guère possible !
Quoi déjà ? Quoi ? Non ce n’est pas possible ? Eh oui ma calculette ne me trahit pas.
Ce matin, au supermarché, je faisais mes courses et une dame arrivée à ma hauteur s’écrie :
- Ah mais c’est bien toi ! Je t’ai tout de suite reconnue, même de dos. Au fait c’est comment déjà ton prénom ? Je perds un peu la mémoire ajoute-t-elle un peu confuse.
J’avoue humblement que je l’ai également tout de suite reconnue mais que j’avais aussi oublié son prénom. Je ne le lui ai pas demandé, peut-être par fierté.
Nous avions fréquenté le même atelier de peinture durant quelques années. Avions ri, échangé, colorié, peinturluré en toute amitié… On ne s’est plus revu depuis une dizaine d’années.
À mon « alors comment tu vas ? » j’ai ouvert le bal des « Tamaloù ».
Moi je me suis bien gardée de lui raconter mes petits bobos. N’a-t-on pas des bobos à tout âge ? Ne suis-je pas une Miraculée à plus d’un titre ?
Du reste elle ne me questionne pas sur ma santé :
- Et toi, tu continues toujours tes livres ?
- Oui bien sûr !
- Non, c’est vrai ? J’aimais bien te lire, maintenant je ne peux plus…
Et c’est là que j’ai su ce que c’est qu’être vieux. Dans ses yeux j’ai vu son regard survoler mon visage vieilli, mes pattes d’oie et mes rides. Sûrement l’effet miroir, comme le mien sur son visage.
Je ne sais plus qui a dit : un visage ridé c’est un visage qui a beaucoup ri.
Alors oui j’ai beaucoup ri et toujours caché mes larmes. Ma mère m’avait surnommé « la fière ».
Alors oui, je continue à écrire, mes rides n’y pourront rien.
Seule ma tête guide mes doigts sur le clavier. Seule mon envie d’avoir envie me pousse à reprendre mes crayons et ma gomme pour illustrer mes petits contes pour enfants.
Qui m’aime me suive !
Il sera encore temps de se poser la question « qu’est-ce qu’être vieux » ?
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12/09/2023 14:55
Bonjour mes amies et amis,
Non, non, pas de nouvelle de mon mystérieux expéditeur, ni d'ailleurs de la Poste qui cherche ??? Une aiguille dans un botte de foins !!!
Mais pour celles et ceux qui l'ignorent encore, hier j'ai reçu une enveloppe en "lettre suivie" vide. Aucune adresse de l'expéditeur au dos, pas de date d'envoi sur l'enveloppe. Une blague ? À 6,50 euros c'est cher payé pour rien !!!!
J'ai donc lancé, tout aussitôt, un appel surles réseaux en espérant que la personne reconnaitra son écriture sur l'enveloppe et se manifestera.
Bizarre ? Eh oui dans la vie il y a de ces bizarreries ou simplement des hasards de circonstance ??? Ce matin je reçois un mail de FB me disant :
"Bonjour Annette, Nous avons reçu une demande de réinitialisation de votre mot de passe Facebook. Entrez le code de réinitialisation du mot de passe suivant : XXXXXXXX
Qu'en penser ??? Bizarre... Bizarre !
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Parfum de bonheur.
24/08/2023 18:44
« La Littérature est un espace de sincérité. La relation avec le lecteur doit être sincère… » Gilles Legardinier
Ces temps derniers, je n’ai pas posté d’articles, je me suis contentée de partager les souvenirs que m’envoyait Facebook, en y ajoutant mon petit commentaire de satisfaction. Du plaisir, parfois même baigné d’émotion. Je suis une sentimentale et les moindres signes d’amitié et de gentillesse me touchent au plus haut point.
Il y a quelques semaines, j’ai reçu un joli dessin d’un adolescent, Ezzio. Je l’ai sorti et mis bien en vue sur le bureau de l’ordi. Tous les matins mon regard se pose dessus et ça me fait du bien.
Ce matin, FB m’envoie un souvenir d’il y a deux ans. Curieux hasard, il y est question d’Ezzio.
J’ai rencontré Ezzio il y a quelques années à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux. Il commençait tout juste à lire.
À ma dernière dédicace en juillet, il n’a pas pu venir à ma rencontre et pour me dire qu’il regrettait ce rendez-vous manqué, il m’a envoyé un dessin par boite mail.
J’étais habituée à recevoir ses dessins. Il a même gagné le concours de coloriage du tome 4 des contes « Gracieuse et Panache… ».
Sauf que ce dessin, ce n’est pas n’importe quel dessin. Je ne suis pas psy, mais ce dessin parle de lui-même. Je n’ai pas pu m’empêcher de le regarder à plusieurs reprises. J’imaginais Ezzio en train de le dessiner, laissant libre cours à son imagination. Incontestablement, Ezzio a du talent. J’en suis très heureuse pour lui.
Il me tarde de retrouver mes petits lecteurs et les grands. J’ai un peu raté ma saison estivale de dédicaces. À l’impossible nul n’est tenu. Mais c’est promis je reviens très bientôt !
Un grand merci Ezzio et à ta maman Emmanuelle.
Merci à Facebook qui m’offre ces jolis bouquets de souvenirs. Un parfum de bonheur.
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22/08/2023 17:05
La vie d’auteur n’est pas de tout repos.
En discutant hier avec une amie, je me suis souvenue d’un entretien que j’avais eu avec un éditeur, m’invitant à aller à sa rencontre pour lui présenter mon tapuscrit : « retourne de là où tu viens ». Après m’avoir fait attendre plus d’une heure dans une salle, sorte de pool de dactylos qui me regardaient à la sauvette, il sortit de son bureau, accompagné d’un jeune homme, s’écriant à la volée « Mesdemoiselles, je vous présente notre nouvel auteur, ce qu’il a écrit est une merveille ». Une mise en scène imparable pour affrioler mon cœur !
C’était mon premier contact avec un éditeur, ma première fois où je présentais mon tapuscrit. Je n’étais pas du sérail. Je ne connaissais rien à ce monde. J’étais naïve. Je le suis encore.
Donc revenons au loup. Ce loup qui n’aspirait qu’à faire une bouchée du petit agneau que j’étais. Je lui tendis mon tapuscrit. Il l’ouvrit au hasard : « ah vous parlez de drogue ! ». J’ouvris de grands yeux, lui corrigeai vivement son erreur !
Le loup se transforma en coq et me dit : « pour un premier roman, c’est 3000 euros et le prochain sera gratuit ». Sans même avoir pris connaissance de mon « chef d’œuvre » ! Il n’eut pas le temps de chanter « cocorico » parce que j’avais repris mon tapuscrit et filé sans demander mon reste ! Une idée avait germé dans ma tête : je serai éditrice.
En rentrant chez moi, je me suis demandé pourquoi il m’avait parlé de drogue. J’ai relu mon tapuscrit et je suis partie d’un fou rire, mais un fou rire et j’ai hurlé « mais quel con » !
Là je sens que vous ne suivez plus. Attendez ! Ne partez pas ! Je vous explique.
En fait j’avais écrit « l’écriture est ma drogue » et il s’était juste arrêté sur un mot ! Mais le bon ! Oui je parlais de drogue dans mon livre. Cette drogue douce qu’est l’écriture. Celle qui m’a fait connaître tant d’émotions, rencontrer tant de belles personnes… Treize ans déjà avec à la clé douze romans adultes et jeunesse confondus !
Quelques années plus tard, j’étais en dédicace dans un salon du livre, le loup/coq transformé en petite souris grise est passé voir ses auteurs ; il a regardé mes cinq livres étalés sur la table, a hoché la tête et m’a dit « avec vous j’ai raté le coche ». Je me suis bien gardé de lui rétorquer « c’est ça qui est moche » !
Il ne se reconnaitra pas car il n’est plus de ce monde. Moi d’ici-bas, je ne le remercierai jamais assez d’avoir titillé ma fierté !
La morale de cette histoire « jugement hâtif, jugement fautif » !
http://a5editions.fr
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