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Le hasard a du bon !
10/12/2023 10:34
« Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard » Honoré de Balzac
Ce matin, levée tôt, déjeuné tout aussitôt et me voilà devant mon ordinateur, prenant la température des discussions sur les réseaux.
J’espérais secrètement quelques commandes de livres. Que nenni ! L’ambiance est un peu morose et le Père Noël prend du retard cette année. Mais rien n’est perdu, j’ai encore deux séances de dédicaces à venir. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et mes dédicaces n’en seront que plus belles. Optimisme quand tu me tiens, comme cet air qui tintinnabule dans ma tête « petit papa Noël… » Tino Rossi est rangé aux oubliettes, pas pour moi.
Je commence donc par commenter les « souvenirs » que m’envoie FB. De bons souvenirs, mes madeleines de Proust ! Certains me touchent, d’autres me font sourire, d’autres encore me réconfortent et m’éclaboussent d’un peu de fierté. Nonobstant je reste humble. Quel chemin parcouru me dis-je !
Un heureux hasard m’a fait un jour croiser la route d’une voisine, qui me présente un écrivain-poète qui déchire le voile qui m’empêchait d’OSER pour me transformer en auteure.
J’ai OSÉ relater de ma plume jusque-là ignorée ce qui était latent en moi depuis mon enfance. Plus rien ne pouvait m’arrêter.
Grande est mon émotion sans cesse renouvelée lorsque je vois mon nom sur mes couvertures de livres.
Mention spéciale à l’émotion qui m’étreint lorsque les petits s’extasient sur mon portrait en quatrième de couverture : « c’est toi Madame » ? ou souvent « c’est toi, tu es belle… ».
Je suis belle sur la photo mais en vrai ? Je ne leur pose pas la question qui risque d’ôter la magie de l’innocence des enfants dans leurs yeux brillants qui ne trichent pas.
Je continue donc à flâner sur les grands boulevards du Net et de-ci, de-là je mets un commentaire, un j’aime le pouce levé, un j’adore un cœur rouge, j’écoute un morceau de musique offert par un copain, et soudain je réalise que mes ami(e)s sont tout comme moi, face à leur ordinateur et que nos réactivités ont quelque chose de magique. On se découvre. ON OSE ! ÉCRIRE C’EST OSER. Merci Michel S., si tu passes par là, tu te reconnaitras.
Bon dimanche à toutes amies et à tous mes amis, les grands mais aussi les petits qui me font avancer. Un grand merci pour tous ces partages.
Grâce au hasard ma vie a pris une nouvelle teinte doublée d’un virage à 360°.
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Une petite flamme de folie.
23/11/2023 10:05
« Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! »
de Henry de Montherlant
Arrivée à la retraite après une vie entière dédiée au labeur, rien ne présageait ma seconde vie.
La merveilleuse vie d’auteure, de conteuse, d’illustratrice, de porteuse d’espoir et de rêves ! Ne rien laisser au hasard mais suivre la route choisie. Une route aventureuse, sinueuse, parsemée de doutes et de folies. Guidée par le Fil d’Ariane pour ne point m’égarer.
La folie des mots qui mis bout à bout forment un bouquet d’Amour et d’Amitié, ne laissant aucune place aux regrets.
Nul regret quand la route se définit en dédales d’images, de sentiments, de passions… soulignés par la magie des mots.
Noël est bientôt là. J’imagine tous ces petits enfants qui au petit matin, les pieds nus sur le carrelage froid, chercheront les cadeaux apportés par le Père Noël. J’aime tant Noël et sa magie.
Je repense non sans émotion à mon premier Noël à l’âge de 4 ans 1/2 où une demie banane et un petit paquet de pois chiches grillés étaient dissimulés dans nos chaussures. Un dur sacrifice qu’avait concédé notre mère pour que mon frère et moi ne soyons pas déçus.
Et si vous mettiez au pied du sapin les jolis contes d’amitié de Gracieuse et Panache ? Des contes d’amitié où j’ai laissé sans y prendre garde des pans de ma jeunesse.
Écrire c’est s’isoler pour laisser courir sa plume. La relecture nous renvoie soudain cette petite flamme de folie qui a éclairé la vie de l’auteure.
http://a5editions.fr
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La petite fille aux pieds nus.
08/11/2023 14:11
« Le roman est l’histoire éternelle du cœur humain. L’histoire vous parle des autres, le roman vous parle de vous » Alphonse Karr
Depuis le 7 octobre 2023, je ne dors plus de la même façon, ne ris plus autant qu’avant cette date fatidique, mes larmes perlent sur le bord de mes cils mais personne ne les voit. Les souvenirs oubliés dans le tréfonds de mon cœur somnolent, attendant le moment pour réapparaitre sournoisement. Ils se bousculent me disant « tu te souviens » ? Non je ne veux pas me souvenir ! Nonbstant je me souviens ! Un gros soupir s’exhale de ma poitrine comprimée. L’histoire vous parlera de moi mais n’est-ce pas de vous qu’il va s’agir ?
Tous les jours apportent son lot d’horreurs, de bêtises humaines, de haine. Le danger est qu’on s’y habitue. Ah bon ? Encore ? Décidément ! Ça va durer longtemps, mais encore ???
Les médias nous abreuvent de propos parfois insipides juste pour faire monter une mayonnaise sans œufs… Eh oui le paradoxe aujourd’hui c’est que tout le monde a son avis sur tout ! Mais la réalité est là avec des preuves intangibles. Chaque jour plus difficiles à entendre, à comprendre… Peut-être plus tard, mais il sera trop tard…
Pendant ce temps des vies sont sacrifiées. Des vies sont déshumanisées. Des vies sont utilisées comme des cibles dans un champ de tir.
Je cherche du regard mon radio-réveil silencieux sur ma table de nuit et je m’aperçois que je n’ai dormi qu’une heure. J’ai le cœur serré sans trop savoir pourquoi, puis brusquement resurgissent les informations de la veille. Les ai-je vécues ou rêvées ? Comment faire le tri dans ma déchetterie. La vie est un éternel recommencement. Oui j’ai grandi dans la peur du méchant. Oui il ne fallait pas accepter un bonbon et suivre un inconnu… Oui j’ai entendu les grands chuchoter les mots tels que tuer, poing américain, couteau, voler, sadisme, enterrement… Je n’y comprenais rien seul mon instinct murmurait « l’heure était grave ».
Les portes de mes souvenirs qui claquent les unes après les autres, ne se referment plus. Elles grincent dans un petit oscillement pour me forcer à témoigner…
Ma plume abandonnée ces temps derniers va reprendre du service. Je me le promets.
Soyez vigilants, prudents mais attentifs. Je vous laisse mon roman n’attendra plus.
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03/11/2023 15:04
« La sensibilité ne s’acquiert pas, elle est une richesse que seule l’âme authentique possède » A.Schlaumich
Bonjour mes amies et amis, petits et grands,
Depuis hier, une image vue à la télévision, nous montrant Éric Naulleau en larmes après un témoignage poignant d’un vieux monsieur à propos de deux parents tués dans les pires conditions et de leur bébé brûlé vif dans un four, tourne en boucle dans ma tête. Cela se passe de nos jours dans un kibboutz. La barbarie ne connaît pas de limites. Honte à elle et à ceux qui la pratiquent.
Je connais Éric Naulleau pour l’avoir côtoyé au Salon du livre à Monaco. On s’ennuyait un peu tous les deux en fin d'après-midi et nos échanges étaient simples et chaleureux. Nous nous sommes quittés sur une belle accolade et une photo de nous deux.
J’ai également appris que Elie Chouraqui a publié une tribune et lancé un appel à tous ses amis artistes, enfin que Philippe Torreton a à son tour lancé un cri « Je suis juif ».
Pourquoi faut-il toujours s’identifier au mal passé (je suis Charlie) pour expliquer le mal présent (je suis juif) ?
Il y a quelque temps je vous avais raconté l’histoire de mon grand-père qui avait adopté un petit gamin affamé, l’avait surnommé « Shalom » parce qu’il était épris de paix. Mon papa Henri, l’exilé, qui avait trouvé une terre pour y être enterré après l’avoir cultivée et qui voulait y vivre sans problèmes. Mon grand-père mon héros.
J’ai une autre histoire tout aussi jolie à vous raconter. Elle est authentique au mot près.
Mes parents, à Tunis, travaillaient très dur sur leurs machines à coudre. Ma mère le soir ne pouvait plus bouger son bras tant l’épaule lui faisait mal à force d’activer le volant d’une machine à coudre mécanique, j’entends encore ses grognements quand l'aiguille se cassait parce qu'elle se dépêchait pour terminer la confection de sa pile de caleçons en popeline blanche (ça ne s'oublie pas) avant de nous préparer le diner. Tous les jours après l'école je l'aidais, en apprenant mes leçons, un livre sur mes genoux. Je sais ça fait un peu Cosette... mais j'ai été très heureuse à cette époque, pauvre mais si proche de ma mère.
Le dimanche c’était jour de grande lessive. Une femme musulmane, plus toute jeune, venait régulièrement lui prêter main forte. Elle avait 5 enfants et peinait à les nourrir, son mari était parti elle ne savait où. C’était coutumier à l’époque là-bas. Chaque fois qu’elle arrivait, elle commençait par embrasser la main de ma mère. Et la bénissait pour son grand cœur. Il faut savoir que nous avions à peine de quoi manger… Et ces deux femmes qui abattaient un travail colossal en chantant en choeur « Habak Naar, ya habibi" , de Abdel Halim El Hafez) faisaient plaisir à voir. J’écoute cette chanson toujours et encore. Une belle chanson d’amour qui disait « je t’aime le feu, mon amour le feu ». De là vient peut-être mon esprit romanesque, j’étais gamine.
Puis cette femme repartait avec tout ce que ma mère pouvait lui donner, nos vêtements usés mais rapiécés par ma mère, un quignon de pain, un morceau de viande ou une piécette quand c’était possible.
Quand je m’en étonnais, ma mère me disait « Donne, le Bon Dieu te le rendra au centuple ». Cette maxime a toujours été suivie d’effet. La générosité paye toujours.
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Les deux amis
03/11/2023 11:35
Bonjour mes amies et amis, petits et grands.
« La plus haute forme d’espérance est le désespoir surmonté » Bernanos
Pour une fois je serai brève. Par les temps qui courent et tous les drames que la vie nous annonce tous les jours sans ménagement, la tristesse m’estourbit.
J’ai une pensée chaleureuse pour mes amis qui sont dans la détresse à cause de la tempête Cioran. Elle a sévi toute cette nuit en provoquant bien des dégâts.
Le temps qui passe vous aidera à surmonter ces mauvais moments. Les beaux jours reviendront. Juste un peu de patience.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et l’espoir fait vivre dirait ma mère.
Mes deux amis volettent et viennent s’abriter dans mon jardin. Ils se joignent à moi pour vous souhaitent le meilleur.
Je vous embrasse de toute mon empathie et de mes encouragements. Annette.
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