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Les Toulonnais
19/11/2012 10:06
Ce matin j'ai envie tout particulièrement de saluer tous les Toulonnais qui sont venus si nombreux à la rencontre des trois cents auteurs venus des quatre coins de France à la Fête Départementale du Livre . Qui a dit que le livre est à l'agonie, que le numérique allait lui voler la vedette, que les enfants ne lisent pas et je ne sais encore toutes les "bêtises" que les "gens bien intentionnés" ont envie de nous faire gober ?
Non ! À en juger de l'écoute, des sourires gourmands devant nos livres, des réflexions amusées parfois, intéressées souvent. À en juger des sacs remplis de livres que tous ou presque remportaient avec bonheur en promettant de commencer la lecture de nos livres le soir même. Une lectrice m'a dit "votre livre me rappelle l'histoire de mes parents italiens, qui dans la région n'étaient pas les bienvenus à une certaine époque, je vais le lire ce soir même et je le passerai à ma famille". Il s'agissait bien sûr de mon roman autobiographique "Retourne de là où tu viens". À en juger de tous ces livres qui s'amoncellent et croulent sur les tables, à l'arrivée, et aux tas des livres qui fondent au fur et à mesure que s'égrènent les heures qui nous rapprochent de la fin du W.E., tant que le monde sera monde les auteurs écriront pour le plus grand bonheur des petits et grands.
J'ai rencontré beaucoup d'auteurs corses. Sympathiques, chaleureux, souriants et de l'humour, beaucoup d'humour. Quand on leur demande "alors ça va mal chez vous" ? Fatalistes, ils haussent les épaules sans répondre ! Leur souffrance est palpable !
J'ai déjeuné à la table de Monsieur Jean-Claude Rogliano. Un auteur Corse, biographe, réalisateur, conteur entre autres. On ne se lasse pas de l'écouter raconter. Il m'a invitée élégamment à le rejoindre à sa table, il était seul, moi aussi. Nous avons fait connaissance. Un moment étincelle de bonheur. Nous nous sommes promis de nous revoir au salon de Saint Raphaël.
J'ai également rencontré une journaliste de Nice Matin. Solidarité féminine oblige, nous allons peut-être échanger de belles chroniques. La fatigue de l'instant est gommée par nos passions conjuguées.
Ce week-end, toutefois, j'ai vu un autre visage de la France. Celui des grandes villes. Les grandes enseignes bourrées de monde, les embouteillages avec des excités au volant, les marchés de Noël déjà installés. Les gens ont envie de consommer ... en attendant la fin du monde ... Une autre lubie, de je ne sais quel hurluberlu, fondée sur quoi ? Peu importe ! Et si c'était la fin du monde ancien pour un monde nouveau où chacun prendrait ses responsabilités ? Vaste débat !
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TOULON
15/11/2012 20:47
Les jours se suivent ... et se ressemblent ! Il fait beau toute la semaine et le week-end il pleut. Et moi ce week-end je dédicace ! Pas de chance ! Place d'Armes à Toulon sous chapiteau nous allons voir tomber la pluie ! Tant pis rien ne décourage un auteur, pas même la pluie. Je serai fidèle au poste vendredi et dimanche de 10h à 19h et je vous espère nombreux. Pour ceux qui ne pourront pas venir, je vous raconterai comme d'habitude.
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La gentillesse
13/11/2012 21:42
Aujourd'hui c'est la journée de la gentillesse. Par principe, je déteste qu'on me dicte ce que je dois fêter, à quel moment, au nom de je ne sais quelle lubie ! Pour une fois, je vais faire une exception et vous saluer, vous tous qui avez la gentillesse de venir me rendre visite sur mon blog régulièrement, qui me postez des commentaires gentils. MERCI de votre gentillesse amicale.
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MERCI !
10/11/2012 21:44
Aujourd'hui journée pluvieuse. Météo en vigilance orange. Journée dédicaces au Cultura d'Avignon. J'y allais à reculons. Pas de chance me disais-je. Il a fait beau hier, il fera beau demain et aujourd'hui il pleut ! J'étais certaine que les gens allaient rester calfeutrés chez eux. Que nenni ! Aussi, tôt ce matin, bon gré malgré, nous avons pris la route d'Avignon (200 kilomètres sous une pluie fine). Je précise "nous" car mon fan - amoureux - époux me conduisait en me rassurant. "t'inquiète pas, comme d'habitude tout ira bien" Et il a eu raison ! Comme d'habitude ! il me connait si bien ! Quel accueil ! Quelle gentillesse et quel professionnalisme ! L'équipe de Cultura, sourire aux lèvres comme unique arme, venait me voir constamment pour s'assurer que je ne manquais de rien. Non ! puisque Amis Lecteurs, vous vous êtes déplacés nombreux pour acheter des livres. Quel enthousiasme ! Mieux je dirais quel engouement pour les livres ! Dans l'antre de Cultura ils cohabitent par milliers. Le livre vit et vivra encore longtemps car il fait vibrer les inconditionnels et c'est heureux ! Toutes ces petites filles qui m'écoutaient les yeux grand ouverts d'admiration.Un jeune garçon, Romain, m'a "interviewée". Il voulait savoir si c'était bien moi sur la couverture de "Gustave", si c'était bien moi qui avais écrit mes trois livres, comment je trouvais mes idées et alors lorsqu'il a découvert les quelques peintures intérieures, j'ai vraiment su que j'avais réussi mon examen de passage ! Sa maman qui observait sans rien dire était encore plus émue que moi, de voir son "petit" garçon se comporter en petit homme. Un futur écrivain à n'en pas douter ! Un moment magique pour lui et moi à n'en pas douter. Lors de la dédicace, il m'a donné son prénom a regardé sa maman et Corentin ? Corentin c'est son jumeau et il a tenu à ce que "Gustave" soit dédicacé à tous les deux. Maman Karine m'a demandé d'emprunter "Retourne de là où tu viens" pour en lire quelques pages un peu en retrait. Son verdict fut sans appel puisqu'elle est revenue les yeux emplis d'émotion, "allez faites-moi une belle dédicace". Karine et Romain vous avez illuminé ma journée. Je ne pourrais plus jamais écrire sans avoir une pensée pour vous deux. Tant qu'il y aura des "Cultura" pour permettre cette étincelle de bonheur, tant que les lecteurs seront au rendez-vous, alors il faut s'atteler à la tâche et ne pas faillir. Pour la première fois "Retourne de là où tu viens" a explosé le compteur des ventes. Je n'ai pas pu finir ma journée de dédicaces avec ce livre. "Gustave" a pris le relais ! Ce qui m'a touchée le plus, c'est l'au revoir chaleureux de l'équipe de Cultura. J'avais l'impression de faire partie de la famille. La fatigue des huit heures de dédicaces s'est évaporée devant ce déploiement de "respect pour l'auteure". Ce qui nous fait parfois défaut quand on n'est pas "connu". MERCI ! MERCI ! MERCI ! Sur le chemin du retour, les trombes d'eau qui déferlaient sur la voiture, les essuie glaces qui n'arrivaient pas à assurer le rythme par la violence du vent, l'angoisse qui montait quand la furie du temps obstruait toute visibilité n'ont pas réussi à dissiper l'euphorie qui m'habitait grâce à cette belle journée !
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07/11/2012 18:49
Une fois n'est pas coutume. Je vais laisser parler une lectrice qui m'a envoyé un joli commentaire sur "Gustave".
" Le lieu de cette rencontre entre enfance et vieillesse est un simple banc dans un village provençal ; le principal témoin est Gustave qui a suivi tout le chemin de vie du vieil homme. Grâce à sa mémoire infaillible, Gustave aide Pépé Charles à démêler la trace de ses souvenirs pour un petit garçon curieux. A travers des descriptions justes et précises, des émotions oscillant entre émerveillement et souffrance, l'auteure nous prouve que le coeur n'a pas d'âge. On pourrait attribuer à ce grand-père loquace ces quelques vers de Victor Hugo (L'art d'être grand-père): "Les arbres ont cela de profond qu'ils vous montrent Que l'Eden seul est vrai, que les coeurs s'y rencontrent ... Je n'ai point d'autre affaire ici-bas que d'aimer." Un grand merci, Annette, pour cette histoire émouvante."
Cette lectrice, Dominique Abel, est une auteure, dotée d'une grande sensibilité. C'est mon amie. Je sais surtout qu'elle est sincère, ce qui est très rare dans notre milieu.
Merci Dominique.
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