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Prendre son temps...
19/07/2021 11:27
« Et vivre, cela signifie faire ce que l’on désire sans déranger autrui. Respirer un air pur, avoir du plaisir à sentir sur soi les rayons du soleil, profiter du monde pas de manière hédoniste mais en toute liberté ». Aharon Applefeld
Bonjour mes amies et amis.
Nous sommes lundi. Le début d’une semaine nouvelle avec rien de nouveau à l’horizon. Toujours le même battage médiatique sur la vaccination, les pour, les contre, les indécis, les résignés...
Rassurez-vous je ne vais pas en remettre une couche. Je ne suis pas du tout à la hauteur des débats. Disons que je préfèrerais m’abstenir n’ayant pas toutes les cartes en mains.
J’entends dire que cela fait plus d’un an que nous ne vivons pas normalement, que nous sommes moins gâtés qu’avant, qu’il y aura un après. Certes c’est vrai ! Je ne vous recommanderai pas de manger de la brioche, à défaut de pain… Nous n’en sommes plus là fort heureusement !
Nonobstant, cette période bizarre, troublante, agaçante, surprenante… Nous étions tranquille, préparions qui une croisière, qui des vacances dans les iles ou à la montagne, qui projetaient des plans sur la comète… Cette période donc nous est tombée dessus sans crier gare.
Comment occuper tout ce temps libre ? Quand on a tourné en rond dix fois les trois kilomètres autorisés autour de la maison, on fait quoi ? Justement il y a plein de choses à faire ! Plus aucune excuse de répéter à l’envi « pas le temps ».
Enfin le temps de mettre à jour la paperasse, c’est astreignant mais important !
Enfin le temps de cuisiner de bons petits plats délicieux, fastidieux à préparer ; un régal pour les papilles et ingurgités en un temps record !
Enfin reprendre en main mon jardin, confié dans l’urgence à un jardinier d’une médiocrité rare. Tout reprendre, sauver ce qui peut l’être encore, bouturer pour perpétuer une fleur vieillissante… Cela prend du temps, tant de temps mais procure tant de bonheur, les mains dans la terre chaude, humide, fumante, rassurante, munificente, sous un soleil bienheureux. Quel bonheur, le matin, à peine levée, de percevoir la gratitude de la nature. Je scrute la petite pousse verte qui pointe sa feuille au ras du sol. YES ! Ma bouture a pris. Il faut arroser, biner tout autour pour ne pas laisser les mauvaises herbes anéantir mon travail. « Travaillez, prenez de la peine… Le travail est un trésor » nous a enseigné Jean de La Fontaine. J’en ai pris de la graine ! J’ai horreur qu’on me dicte ma conduite, qu’on me donne des ordres, qu’on m’impose quoi que ce soit, mais pour mes arbres, mes fleurs, mon jardin je me discipline.
À juste titre, cette année, mes fruitiers ont été très généreux. Alors quelle joie de ressortir la bassine en cuivre, héritage familial, et d’y préparer des confitures.
Mon olivier, issu d'une petite pousse offerte par un voisin à notre arrivée en guise de bienvenue, ployait sous les petites olives de Nice. Heureusement Google m’a expliqué comment avoir des olives pour l’apéro toute l’année. Un moyen aussi de se créer des liens sociaux, en offrant des boutures, des bocaux… De laisser sa trace pour le meilleur.
Et quand vient le soir, fourbue, comblée, je reprends le livre, commencé la veille, m’attendant sagement sur ma table de nuit et je lis tant que mes yeux me le permettent. Tant que Nounours ne vient pas me siffloter « bonne nuit les petits, à demain » !
On ne perd jamais son temps quand on prend son temps. Moi, la petite fille pressée, je l’ai bien compris par ces temps complexes !
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Un petit message en passant...
07/06/2021 18:17
« On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant ». Cesare Pavese
Juin, tu files bon train… On t’attendait avec impatience… (comme le messie dirait ma mère) et te voilà déjà au début de ta seconde semaine. Tu vieillis juin. Prends garde ! Tu n’es même pas souriant. Au lever tous les matins, le ciel est gris, lourd et menaçant. Puis ça se lève, un pâle soleil pas digne d’un mois de juin dans le Sud. Puis les nuages reviennent avec quelques gouttes de pipi d’oiseau. Pauvre mois de juin déséquilibré, déstabilisé, désorienté. La faute à qui ? Oh des fautifs on en trouvera toujours. En attendant, pas de baignades, pas de séances de bronzage. On nous avait pourtant promis qu’avec l’ouverture des bars, des restaurants, on allait retrouver la joie de vivre… Que nenni ! Je sens la morosité ambiante toujours aussi prégnante ! Pire ! La semaine dernière je suis allée boire un café avec un ami auteur sur la si jolie Place Victor Hugo. Un petit marché provençal, de bonnes odeurs, de belles couleurs. Hélas la terrasse de café était encerclée de forains. Je passe sur la provenance de ces vilaines marchandises exposées… Quelle horreur !
Mon cher juin, tu dois te demander « mais où veut-elle en venir » ? Tu ne devines pas ? Alors je vais te le dire avec perte et fracas : je m’ennuie et comme je ne sais pas à qui le dire, alors pourquoi pas à toi ? Je m’ennuie de voir comment tournent les événements.
Moi la pacifique, l’optimiste, la joyeuse, la rigolote… eh bien je ne sais pas où va ce Monde. Tu le sais toi ? À force de m’interroger, de réfléchir, de relativiser, de fermer les yeux et de faire la sourde oreille, j’ai laissé l’ennui s’installer en moi. L’ennui nostalgique ?
Est-ce contagieux ? Ce matin sur les réseaux, que de nostalgie, de tristesse, de joutes verbales agressives et cela va sûrement durer jusqu’aux prochaines élections. Je suis fatiguée. L’ennui me gagne. Je sursaute. Quoi ? Moi ? Mais oui ! Moi aussi ! Non pas moi !!! Je veux rebondir, retrouver ma plume qui ces derniers mois grattait un peu dans le vide, l’âme en peine. Je vais prendre le large, ma plume va ramer dur, je vous le jure… En attendant prenez bien soin de vous. L’ennui rôde, fermez-lui la porte au nez !
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En juin soyons fous !
31/05/2021 16:20
« Juin ne te refuse rien » ! Mon dicton du jour.
Bonjour mes amies et amis. La liberté retrouvée en ce dernier week-end du mois de mai a réuni les familles. Les jardins ont résonné d’éclats de rire, de bruits de ballon, de chaises trainées sans ménagement, de bouchons de champagne qui ont rejoint les cimes des arbres et bien sûr l’alléchante odeur des viandes qui ont grillé sur des braises rougeoyantes. L’espace de quelques heures, on a oublié les mauvaises nouvelles fusant de toutes parts, télévisions et médias confondus. Certaines familles se sont disputées, ont régurgité de vieilles aigreurs, mais vite le nuage est passé et la bonne ambiance a repris sa place.
Il y a aussi la morsure de la solitude appréhendée par les personnes isolées. Le silence qui les prend aux tripes, les oreilles qui claquent de ne rien entendre, le cœur qui semble s’arrêter de battre, juste mis en pause par les questionnements qui viendront hanter leurs jours et leurs nuits, sans relâche. Les pourquoi, les comment. Les si et si… Mais le temps implacablement a fermé la porte de la résilience. Est tellement présente « l’absence » ! Les cœurs trahis, les cœurs oubliés, les cœurs abandonnés. Les raisons sont multiples. Les excuses aussi !
Nonobstant, il y a la furieuse envie de taper du pied. De rebondir. De se dire que tout n’est pas perdu, qu’il nous reste peut-être le meilleur de tous les futurs parce que le présent a retenu les leçons du passé. Alors, on ouvre en grand les fenêtres, on guette le moindre rayon de soleil, la constellation d’étoiles la nuit qui délivre des messages d’espoir. Au gré des promenades, l’on humera les fragrances du printemps qui explose, des oiseaux qui pépient par deux sur une branche de pommiers en fleurs. Le papillon qui d’un furtif battement d’ailes pose un léger baiser sur la rose épanouie. La nuit, le regard vers le ciel à la recherche d’une étoile lumineuse, on rêve à un futur constructeur, oubliant le passé réducteur. Happer l’étoile filante et vite faire un vœu. Parfois on se rend compte que ce vœu vient du plus profond de son « Moi » semblant éteint, mais prodigieusement régénéré.
Ainsi va le monde
De soupirs en sourires,
De désirs en plaisirs
De pensées vagabondes…
Temps du bonheur compté
Au retour déjà programmé
Aux rires, aux larmes en hoquet
Au passage d’une étoile bleutée.
Du mois de mai que subsistera-t-il ?
Juste un parfum de renouveau subtil.
L’été revêtira ses plus beaux atours
Pour offrir des brassées de beaux jours.
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La fête des mamans 2021
30/05/2021 20:53
« Dieu ne peut être partout, c’est pour ça qu’il a créé les mères ». Proverbe hindou
Le ciel n’est pas à la fête, encombré de nuages qu’un léger vent chahute lascivement.
Le temps n’est pas au diapason de la journée qui s’annonce heureuse puisque toutes les mamans vont être mises à l’honneur. Une journée par an c’est peu mais mettons les bouchées doubles.
Hier ma séance de dédicaces à Montauroux était joyeuse, euphorique. Les mamies, mamans et enfants étaient là, m’écoutaient, me souriaient et repartaient avec un plaisir évident un de mes romans sous le bras.
Pour en tirer la morale : très peu d’hommes achetaient des livres pour les mamans. Alors qu’il y a quelques années ce n’était pas le cas. Ils se laissaient séduire qui par un titre alléchant, qui par une quatrième de couverture révélatrice d’une histoire qui plairait à Madame… Je me souviens d’une année où un mari a téléphoné à sa femme « Allo ma chérie, il y a une auteure dans le magasin, tu veux que je t’offre un livre dédicacé ? »… Hélas pas en 2021… Année de tous les dangers !!!
À contrario, ces toutes jeunes femmes, ces femmes à la cinquantaine annoncée, ces femmes mamans et mamies étaient ravies d’être là, de bavarder. Certaines m’ont même fait dédicacer par anticipation pour la fête des papas. Pourquoi gâter son plaisir ?
J’ai une pensée toute particulière pour les mamans qui ne sont plus là et leurs enfants orphelins, pour les mamans qui sont dans la tourmente ou esseulées, pour les femmes qui n’ont pas eu d’enfants par choix ou pour des raisons de santé. Je partage vos chagrins.
Bonne journée à toutes et tous, n’oublions jamais que chaque jour compte.
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À offrir à toutes les mamans
19/05/2021 21:59
Bonsoir. Aujourd’hui 19 Mai, belle journée pour retrouver sa liberté "surveillée". La vie a repris sa respiration, ses odeurs, ses couleurs... Un bonheur ne venant pas tout seul, voici la chronique reçue de Alain Trémiseau, Éditeur/biographe à propos de mon recueil de Nouvelles et Poésies :
« Voulez-vous danser ? »
C’est un livre qu’on lit, de préférence à petites doses.
Comme une valse tendre dont on prend le temps d’écouter chaque note, de savourer chaque pas.
C’est une galerie de personnages à travers lesquels beaucoup sans doute se reconnaitront ou reconnaitront une connaissance, un souvenir.
Des personnages sans importance vivant un instant où tout se transforme.
Des femmes un peu étrange comme « cette pianiste russe » (j’ai beaucoup aimé) qui n’est pas plus pianiste que moi. Mais je n’en dirai pas davantage.
Ce sont des femmes se risquant sur une piste de danse comme on se risque dans la vie. Sans trop savoir où elle vous mènera.
Mais quelle importance puisqu’avec une jambe raide, un désir d’impossible chevillé au corps , ou en suivant une voix aigüe surgie de nulle part, nous avançons quand même au fil du destin qui nous appartient.
http://a5editions.fr. pour toute commande. Dédicace, marque page et envoi en port gratuit sous 48H. Paiement par virement ou chèque. La fête des mamans c'est dans une semaine. Merci pour toutes les mamans.
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