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Le rêve caché.
26/08/2021 15:44
« Il est où le bonheur, il est où » chante Christophe Maé. Mais il est là dans nos rêveries.
Ces jours-ci, les forums de discussion s’emballent avec l’unique sujet : les rêves. Tout le monde rêve après ces deux années folles du covid. Certains y ont trouvé leur compte. Ils ont eu tout le temps de rêver, d’autres les ont vécues comme un mauvais rêve et se dépêchent de rattraper le temps perdu. Il ne se rattrape guère, hélas !
C’est quoi au fond un rêve ? Parce qu’il y a UN rêve et des rêves !
Alors je me pose la question qu’est-ce qui motive les rêves ? La frustration de l’interdit ? Les fantasmes ? La hargne de la gagne ? Prouver qu’impossible est un gros mot ? Que tout est remédiable ou encore remédiable… écrit Aharon Appefeld.
Il y a les rêves qui n’en sont pas, car ils sont si simplement réalisables. On rêve d’une glace quand il fait chaud. On rêve d’un bon pan bagnat ou de moules frites quand la faim nous tenaille. On rêve d’aller au cinéma pour ajouter du rêve au rêve… pourquoi Pas ?
Il y a les rêves qui vous hantent la nuit et dont il ne reste rien au réveil. De simples visiteurs sans consistance.
Il y a LE rêve. LE rêve qui guide toute une vie car l’envie prégnante de le réaliser passe avant tout. On grille toutes ses cartouches, on brave les interdits, on tombe, on se relève, on rêve ! On construit son rêve de réussite ! Et après la réussite ? Un grand vide nous habite car on a oublié de vivre.
Et enfin, Il y a LE RÊVE… LE RËVE dont vous ignorez tout. Il a couvé en vous, il a mariné dans vos pensées les plus folles, et vous n’en aviez même pas conscience.
ET ALORS ? Un jour LE RËVE arrive à maturité. Il se réalise sans prévenir. Il vous tombe dessus comme une nuée d’étoiles en plein jour. Vous clignez des yeux tant la luminosité est forte, vous frissonnez dans la déraison, votre cœur a perdu son rythme cardiaque. Tout va très vite car tout disparaitra aussi vite. C’est la règle du RËVE, le vrai, pas celui qu’on fabrique, non ! Celui qui vous habite depuis votre tendre enfance. Et ce RËVE il nous poursuit longtemps, longtemps. On se dit qu’il va revenir, qu’on va le revivre, mais c’est fini ! La vie en a décidé ainsi et on n’en fera jamais son deuil.
Ne nous laissons pas gagner par la nostalgie. Cette flambée de bonheur vaut tous les bonheurs du monde. Ainsi va LE RÊVE.
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Mon ange...
24/08/2021 10:12
« Avoir toujours été celle que je suis et être si différente de celle que j’étais » Samuel Beckett
Onze ans exactement, presque jour pour jour, me séparent de celle que j’étais, à celle que je suis aujourd’hui.
Ma vie d’avant et ma vie d’après. Ai-je choisi délibérément ce virage à 360° ? Je ne crois pas ! Le hasard a toujours été la pièce maîtresse sur l’échiquier de ma vie.
Celles et ceux qui m’ont déjà lue n’ignorent pas que j’ai un ange, MON ange, qui toujours veille sur moi. Même dans les situations les plus difficiles, même lorsque tout semble irrémédiablement perdu, même lorsque l’envie pressante de tout lâcher est la plus forte…
Dans une période de ma vie où l’ennui a pris le dessus, mon ange m’a ouvert une porte dérobée, ancrée au plus profond de moi.
Mais il m’a mise en garde « Tu vas devoir surmonter bien des obstacles, surtout ne change pas, reste toujours la même et fonce ! ».
Onze ans de hauts et de bas, de rencontres et d’échanges, de sourires et de rires, de livre en livre, de confidence en confidence, je me suis construit mon petit univers d’auteure. Sans tambour ni trompette, juste avec mes mots, mes pudeurs, mes larmes et mes doutes, mes souvenirs et mes désirs, ma plume infatigable trace mon nouveau chemin. L’obstination et la persévérance paient toujours.
Samedi 21 Août 2021, onze ans après ma première séance dédicace à Montauroux, j’ai eu le bonheur incommensurable de retrouver des lectrices qui me suivent depuis le début. Je dirai même humblement qu’à un moment, devant ma table il y a eu un petit embouteillage. Moi qui suis bavarde, j’ai essayé de faire court. Mais le sourire était de mise, aucun signe d’impatience…
Merci à mon Épouvantail (qui se reconnaitra), tu m’as vraiment touchée. Je t’admire, femme courageuse.
Merci À Emmanuelle, une maman adorable, qui m’a raconté qu’Ezzio lit et relit mes deux premiers tomes des Gracieuse, les livres d‘Annette dit-il. Là il va être heureux de recevoir d’un seul coup 3 livres d’Annette pour son anniversaire.
Merci à la maman irlandaise de Cassie et Smyth, nouveaux heureux habitants varois.
Merci à Annette, accidentée aussi de la vie, qui relit « La Miraculée » et qui y découvre à chaque fois de nouvelles émotions. Elle a emporté « Voulez-vous danser ? » pour rêver me dit-elle.
Merci à mes nouvelles lectrices, Maureen, anglaise, qui s’est fait plaisir avec « Voulez-vous danser ? » et offre « Gustave » à Sasha. Delphine repartie avec « Lettre à pépé Charles », Jacqueline, Danielle, Michèle et d’autres dont je n’ai pas eu le temps de relever le prénom.
« Personne ne prendra mon sourire, c’est l’obligé de mon cœur pour continuer à aller à la rencontre de mes lecteurs, avec la bienveillance de MON ange ».
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Ma passion, mes livres...
15/08/2021 18:51
« Écrire c’est hurler en silence » Françoise Sagan
J’ajouterai que dédicacer c’est sortir de ce silence pour entrer en communion avec ses lecteurs.
Recevoir les réactions des lecteurs jamais rencontrés, c’est encore plus vivifiant.
Aujourd’hui à Cogolin, séance dédicace un peu surréaliste.
À notre arrivée à 8h25, les clients attendent, alignés, devant la porte, caddie brandi comme une arme (l’arme acheteuse). Je suis parmi eux ; mon chauffeur ayant voulu partir très tôt le matin pour éviter les embouteillages sur la route de St Tropez.
Une acclamation de satisfaction se fait entendre quand les portes coulissantes se sont écartées telle la gueule du crocodile pour absorber les caddies et les clients la tête dans le guidon. Toute la matinée j’ai eu le sentiment d’être transparente. Pourtant mes livres sont bien en vue, face à l’entrée. Une affiche énorme a annoncé ma dédicace depuis plusieurs jours. En face de moi j’aperçois une montagne de pots d’olives vertes et juste à côté le simulacre d’un bar avec de jolies bouteilles de vin et d’apéritif.
J’observe ce ballet incessant de visages masqués, salivant devant les olives. Des discussions s’enchainent « pour l’apéritif ! Non c’est trop salé et gras, mais si ça sera bien ». En général c’est la femme qui autoritairement soulève un pot voire deux et les place dans le chariot encore vide. « Pour l’apéritif, dis chérie on boit quoi » ? « Ce que tu veux, tu sais mieux que moi, dépêchons-nous il va y avoir beaucoup de monde ». Là toute discussion est superflue, une jolie hôtesse leur présente les bouteilles et hop on charge.
Un moment plus tard, la préposée à l’alcool m’explique que les locaux débarquent à l’ouverture, appréhendant la ruée des touristes. Elle ajoute « vous allez voir la différence après 11H, avec la deuxième vague » !
Ça ne faisait pas mes affaires mais que faire ? Rien ! Attendre que l’agitation des locaux cède la place aux touristes.
Trois heures durant j’ai souri à des ombres affolées, j’ai dit bonjour sans recevoir de retour.
Une dame tranquillement s’approche de ma table, me sourit. Ouf je saute sur l’occasion pour lui parler de mes livres. Devinez, c’est une Belge, courtoise, souriante, aimable. Son mari fait les cent pas. Pas un mot plus haut que l’autre, aucun signe d’impatience. Et pendant que je dédicace « La Miraculée » pour Arlette et Annie, son amie qui a eu aussi un accident dans un escalier… je me suis excusée auprès du mari pour mon bavardage. Il me répond avec son joli accent « oh j’ai l’habitude, ma femme est une intellectuelle et là en plus elle rencontre une auteure, elle est contente ». Je ne lui ai pas dit moi aussi… je n’ai pas encore ouvert la bouche de la matinée. Arlette m’a porté chance ou tout simplement, les touristes, essentiellement français, sont enfin arrivés et leur préoccupation n’est pas l’apéritif mais l’achat plaisir. Noémie, une très jolie petite fille intimidée, a regardé la série des « Gracieuse… » puis son papa. Celui-ci avec une extrême gentillesse, nous a présentées, puis m’a invitée à parler de mes contes. Nous avons bavardé à bâtons rompus. Il a été mon soleil du matin sorti de cette marée masquée. Gracieuse m’a quittée pour Noémie.
Brusquement j’entends, « tiens regarde Éléana » : « À l’assaut du bonheur ». Elle répète pour son mari qui arrive juste. Je ne la reconnais pas alors que je suis physionomiste. « Non, non je ne vous l’ai pas acheté. Vous l’avez dédicacé à une amie de ma grande fille, venue ici en vacances, nous sommes de la région parisienne, elle l’a adoré, l’a passé à ma fille qui me l’a passé et moi je l’ai passé à ma sœur. Même mon mari l’a lu !!!! Un large sourire s'est affichée sur mes lèvres quand elle m’a demandé un livre pour sa fille qui l'accompagnait, Éléana 8 ans, repartie avec « Gustave ». Les autres livres elle me les commandera pour ne pas charger la valise du retour et les lire cet hiver.
Merci à Anna-Mylène rencontrée lors de ma précédente dédicace et qui venue me voir pour discuter de mes livres, dont « La Miraculée », étant handicapée accidentellement ; mon livre lui a donné beaucoup d’espoir.
Un grand merci à Michèle, César et Charles, Nyla, Julie, Christine, Sofia, Pierre, Hafida… La fin de la journée s’est vite achevée. La route du retour toujours aussi encombrée… Dur, dur la vie de chauffeur et d’artiste. Mais quand on vit de sa passion, peut-on se plaindre ?
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Un livre. Un passe pour l'évasion.
13/08/2021 22:18
« Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois » Pierre Dumayet
Rêver, voyager, sourire, rire… à travers mes livres pour tous, adultes et jeunesse.
Des récits qui ne vous laisseront pas insensibles et que vous n’oublierez pas de si tôt.
Je me ferai un grand plaisir de vous les présenter samedi 14 août, à l’Espace Culturel du Centre Leclerc à Cogolin (Var).
Pas de passe sanitaire, en toute liberté, juste l’envie de s’offrir le livre de l’été, un passe pour l’évasion.
Merci à vous.
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Des pépites de Bonheur.
08/08/2021 22:15
« Réveille-moi donc ton sourire ; il suffit d’une minuscule graine d’espoir pour planter tout un champ de bonheur, et d’un peu plus de patience pour lui laisser le temps de pousser ». Marc Lévy
Mon sourire ne s’est jamais endormi, ni l’espoir, ni la patience.
Ma mère me disait « Laisse-moi vivre aujourd’hui, tues-moi demain ». Ma mère qui m’a enseigné la Hargne pour la gagne !
Aussi, le cœur vaillant, après 3h de route pour parcourir les 63 kms qui me séparent de Bormes les Mimosas, après un très sympathique déjeuner chez Annie et Philippe, un couple d’amis borméens (initialement couple de lecteurs rencontrés à ma première séance de dédicace à Bormes il y a 5 ans), après quelques péripéties pour mon installation, me voici en place. Je savais d’instinct que ce serait ou tout bon ou tout mauvais, avec cette Covid… La main qui me serre la gorge est omniprésente mais se desserre tout aussitôt.
Je ne vais pas comme à l’accoutumée, vous narrer en long et en large toutes mes rencontres, mes dédicaces, tous nos échanges en coup de cœur…
Je voudrais juste tout d’abord remercier Dominique, l’organisateur de ce salon. Un sans faute ! Très belle communication au sein de l’association et en externe. Un plateau repas nous a été distribué ainsi qu’une bouteille d’eau.
Merci à la journaliste qui s’est déplacée pour nous.
Merci à Monsieur le Maire François Arizzi sans qui ce salon n’aurait pas eu lieu et qui est venu à notre rencontre avec quelques élus. J’ai eu l’immense honneur de l’avoir à mes côtés lors de la prise de la photo traditionnelle de l’ouverture du salon.
Et enfin et surtout, merci aux Borméens, venus en nombre nous « déplumer » allègrement de nos livres, le sourire aux lèvres et la curiosité de découvrir nos plumes...
Merci à Jacqueline et son époux, amis de mes amis borméens, fidèles lecteurs.
Beaucoup de touristes également :Manon de Lille, Claude de Montreuil-sous-Bois, un Américain du Michigan où mon petit-fils termine ses hautes études (hasard des rencontres).
Merci à Julie, Ugo, Éloïse, Ezio, Céline, Maël, Françou, Filipa, Justine, Caroline et d’autres dont hélas je n’ai pas eu le temps de noter le prénom, aux parents dont les enfants sans hésiter choisissaient « Gracieuse et Panache » après avoir fait le tour du salon ; mon plus beau cadeau est de les voir revenir, le sourire aux lèvres pointant du doigt « Gracieuse… »
Dans un article précédent je vous écrivais que je ne pourrais plus vivre sans ces étincelles de bonheur… Ma vérité, mes livres. Alors je continue, quoiqu’il m’en coûte, retour à la maison à 00h45.
Merci à mon chauffeur, mon fidèle amoureux, mon fan de la première heure ; Knock out il n’a pas demandé son reste.
Hasta Luego. À l’année prochaine si Dieu le veut… Si vous le voulez bien. MERCI.
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