|
|
[ cinéma ] [ peinture ] [ littérature ] [ polar ] [ poésie ] [ roman jeunesse ] [ critiques ] [ mes humeurs ] [ Zinzolin ]
|
|
|
|
"Où bat le coeur du monde"
13/09/2020 19:47
« Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d’un rien et de partout ». Philippe Hayat
Je n’ai pas pour habitude, ni de chroniquer des livres ni de relire deux fois le même livre.
Alors que se passe-t-il ? Et pourquoi ?
Étant auteure moi-même, je ne pense pas être la mieux placée pour vanter ou décrier un ouvrage littéraire. Je ne sais que trop le temps, l’angoisse, la solitude pour écrire un roman. L’ego aussi… Et je ne m’autorise pas la critique bonne ou mauvaise.
Mais voilà de toute cette saison « maudite » de la Covid, je n’ai pas beaucoup pris l’air, pas envie et écrire ? Pas envie ! Alors que me restait-il ? La lecture ! L’évasion dans la lecture est mon arme avérée pour mettre de l’ordre dans mes idées. Rêver, respirer, vibrer dans les pas d’un auteur m’aide à avancer. À voir clair dans ce que l’humanité peut m’apporter. Et ce roman est humain avant tout !
J’ai donc beaucoup lu. De bons et de moins bons livres. Et puis, je ne sais plus par quel hasard j’ai eu entre les mains LE livre qui m’a donné envie de le relire une deuxième fois, pas tout de suite mais quelques mois plus tard. Je devine, vous vous impatientez. De quel livre parle-t-elle ? J’y arrive : Philippe Hayat « Où bat le cœur du monde ».
En 1935 à Tunis, un petit garçon, Darius, est frappé de mutisme suite à un événement tragique ; un pogrom où son père, parce que juif, est battu à mort et sa librairie saccagée et brûlée ! Le père disparu, cet enfant muet et boiteux, blessé lors du pogrom, doit survivre avec sa mère Stella. Il n’aime pas l’école. On se moque de lui, mais il aura toujours la chance (dans son grand malheur) de rencontrer la bonne personne au bon moment. Un jour, Stella lui demande de l’accompagner pour l’aider à tenir le vestiaire d’un théâtre. Pendant l’entracte, il entend de la musique, s’échappe guidé par les sons et là son destin bascule : « Qui parle ? se demandait-il (Darius). Plus fortes que les mots, ces notes avaient le pouvoir de lui tirer des larmes. Le musicien, l’instrument, qui parle ? Nulle tristesse pourtant mais Darius pleurait ».
La musique se révèle à lui, plus forte que son amour pour sa mère, plus forte que sa mutité. Des notes plus fortes que les mots. Au petit matin il part, abandonnant ses études pour le jazz. Il va tout connaître, la faim, le froid, la drogue, des musiciens qui l’initieront et Lou et Dinah... Pendant toutes ces années, Stella sa mère l’attendra avec tout le désespoir d’une mère qui n’a vécu que pour son fils. Je ne peux vous en dévoiler plus, je vous laisse découvrir la fin, très poignante.
La plume est alerte, concise, aussi légère qu’un air de musique faisant « battre le cœur du monde ».
Avec Darius, on visitera Tunis et ses faubourgs, les pogroms ; l’Amérique et ses générosités envers les jeunes artistes mais aussi ses débordements et le racisme.
Si vous aimez la musique des années 50/60, le jazz, le saxophone, Gershwin, Duke Ellington, Billie Holiday… alors laissez-vous porter.
Avec Darius, Max et Stella, Lou et Dinah, ces amoureux de la Vie, ces personnages haut en couleur, on est transporté au cœur du monde avec la musique qui rythme son tempo. Toutes les émotions sont réunies et pas de mièvreries. Aucune fausse note !
| |
|
|
|
|
|
|
|
Pour ne pas dire "je ne savais pas"
10/09/2020 15:04
« Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, minuit et midi. Je suis tout cela à la fois. Je suis sûr qu’il est des moments où vous ne me reconnaîtriez pas. Extrême dans la douleur, démesuré dans le bonheur, je ne sais pas dire » A.Camus
On nous répète à longueur de journées, de médias, d’ordres et de contre ordres, ce qu’il faut faire ou pas faire en cette période de Covid.
Mais tous les jours, des gens meurent ou restent infirmes pour d’autres maladies dont on ne se soucie guère. Je l’ai appris à mes dépens, tout au long de cette année où suite à une chute dans mon escalier, j’ai cherché à comprendre pourquoi cela a été si grave. L’urgence était de laisser se ressouder toutes seules mes sept côtes cassées, car le simple effort de me soulever me faisait perdre connaissance, et de remettre mon coude en « état de marche » qui m’a valu un an d’hôpital de jour, de kinés....
Le chirurgien qui a fait un travail d’orfèvre, à notre dernier rendez-vous, m’a mise en garde : « Surtout ne tombez pas » ! Au-revoir et merci ! Ma répartie ne s’est pas fait attendre : « Hormis votre mise en garde, il y a bien des mesures à prendre ? Un traitement ? On ne fait pas exprès de tomber que je sache » ! Il me conseilla d’aller consulter un généraliste qui, lui, s’est contenté de me prescrire des vitamines D que l’on peut acheter sans ordonnance à n’importe quel coin de rue. Je me suis entêtée à savoir. Je n’acceptais pas cette fatalité. J’ai cherché, j’ai fouiné, j’ai interrogé. Merci Internet. Merci Google. J’ai trouvé pourquoi et comment y remédier. Alors j’ai pris ma plume et j’ai écrit mon aventure qui aurait pu mal tourner. Le titre s’est imposé de lui-même « La Miraculée » surnom que m’avait donné le chirurgien. De deux doigts d’abord, d’une main, puis des deux mains, en serrant les dents mais la fièvre de transmission chevillée au ventre.
Pour ne pas dire comme moi « je ne savais pas », lisez « La Miraculée », il est tout sauf angoissant. Il est drôle, généreux, instructif. Vous apprendrez ce qu’on ne vous dira jamais car cela n’intéresse pas les laboratoires, ça ne rapporte pas gros…
N’attendez pas le faux pas, la chute qui vous fera connaître l’enfer dans le meilleur des mondes et l'indifférence générale. Ça n'arrive pas qu'aux autres ! Ça n'arrive pas qu'aux femmes mais surtout aux femmes !
Vous avez envie de me faire confiance et de partager mes écrits : http://a5editions.fr vous y trouverez quelques retours de lecture sur « La Miraculée ».
Merci !
| |
|
|
|
|
|
|
|
La lecture chez l'enfant.
06/09/2020 15:29
« Un enfant qui lit, sera un adulte qui pense » proverbe
Encore un bel exemple de complicité mère/fils. Je reçois ce jour le ressenti ainsi que le coloriage d’une page du tome 4 « Gracieuse et Panache en Vacances » d’un petit garçon de 8 ans rencontré en dédicaces :
« Bonjour,
Voici le coloriage de Valentin qui veut concourir en espérant gagner le tome 5 de Gracieuse et Panache. Comme promis Valentin vous fait le retour de sa lecture.
Son passage préféré est la course entre Gracieuse et Panache quand Gracieuse propose une course et qu'elle sait d'avance qu'elle va gagner, la coquine !
C'est gentil quand ils accompagnent le chat dans l'arbre.
C'est rigolo quand Panache fait peur à Gracieuse pour lui faire une blague et quand Gracieuse joue avec le bébé et qu'elle le fait pleurer sans le vouloir.
Ce que Valentin retient c'est que Gracieuse et Panache font tout ce qu'ils peuvent pour que les autres soient heureux.
Voilà le regard d'un enfant sur votre œuvre.
À bientôt. Valentin et Elodie »
Je vous laisse deviner mon émotion. Valentin a bien analysé et apprécié le triptyque de mes valeurs, celles de l’humour, de la générosité et de l’amitié. La petite cerise sur le gâteau : son application pour gagner le concours. Il l’avait déjà gagné avec le tome 3 « Gracieuse et Panache au Haras ». Voici ce que m’avait écrit sa maman :
"Bonjour,
Voici le coloriage choisi par mon fils, Valentin 7 ans. Bravo pour cette jolie histoire de « Gracieuse et Panache au Haras » qui a su garder Valentin en haleine, plein de questionnements, de rêves et essayant de résoudre les intrigues ». Merci.
Écrire et illustrer pour les enfants, c’est à chaque fois une remise en question. Et si les enfants allaient se détourner de Gracieuse et Panache ? Le doute, toujours le doute du rejet, de l’incompréhension de l’enfant. Valentin attend déjà le tome 5. Il faut que je m'y mette. Noël approche vite !
http://a5editions.fr
| |
|
|
|
|
|
|
|
L'amour masqué
11/08/2020 22:18
Suite à la lecture d’un article sur l’amour masqué, j’ai eu envie de rebondir.
Depuis le début de cette si folle et consternante aventure de la Covid (à quand les thrillers sur la chose…) on a tout vu, tout lu, tout entendu et encore nous n’en sommes qu’au début. Si, si au début puisqu’à présent les scientifiques qui nous ont dit que le port du masque était inutile (notre cher président s’étant paraît-il toujours référé à eux avant de prendre une décision, le pauvre…), qu’après il était indispensable d’en porter pour protéger les autres… Quel altruisme, vraiment… Un début de roman me vient à l’esprit, mais il est si terrible que je n’ose développer… Je ne suis qu’une romancière qui ne vit que d’amour et d’eau fraiche ! Qui ne sait écrire que sur les belles relations humaines. Je ne désespère pas de continuer.
Et c’est là que je réalise la chance que nous avons eue, nous les natifs d’après guerre, celle de 45. Je suis née à la Libération et quelles Libertés ! Au pluriel s’il vous plait. Ah la liberté de danser collé/serré, les slows (put your head on my schoulder ou les filles de Paris sont les plus jolies du monde ou encore you are my destiny… ) de mon chanteur préféré de tous temps Paul Anka. Je l’ai vu au Bon Marché, la cohue, impossible pour lui de rejoindre le podium, il a fallu passer de main en main son 1,50m au-dessus des têtes… Quel joli et tendre souvenir de mes 16 ans… Les tangos (Besamo muchos Cesaria Evora), les passodobles (prends ma main, Étrangère au paradis de Gloria Lasso), le sirtaki (Zorba le Grec) toutes ces danses qui nous faisaient tout oublier l’instant d’un après-midi en surboum ou en soirée dans quelques bals publics, surtout j’adorais ceux du 14 juillet. Il pleuvait très souvent à Paris mais rien ne nous arrêtait.
Je n’avais qu’une richesse celle de ma jeunesse et pourtant je n’étais pas aux 35h mais plutôt aux 60h heures supplémentaires comprises. Que diable on gagnait notre vie, on se maquillait… je me souviens de ces plâtrées de fond de teint qu’on se mettait sur le visage, de ce khol autour des yeux qui offrait à notre regard toutes les promesses du monde… Ah nostalgie quand tu nous tiens ! Ces talons aiguilles qui m’octroyaient quelques centimètres supplémentaires et qui sans prévenir parfois cassaient et qui me faisaient boiter le reste de la soirée ou de la surprise partie… De belles surprises parties. Souvenez-vous du sketch de Sophie Daumier et Guy Bedos (il m’a mordue… Il m’a fait mal ce con…) qui nous a tant fait rire. De tout là-haut, indubitablement, ils doivent se marrer. Ils doivent se dire « on a bien fait de partir, ils sont tous devenus fous… ».
Et aujourd’hui nos chers scientifiques, en mal d’amour sûrement, le nez plongé dans leurs éprouvettes, sont-ils masqués pendant leurs expériences, je me demande ! Sait-on jamais qu’une bulle d’amour « Covidesque » leur saute au visage… Là je délire mais avec quel plaisir ! Donc ils nous disent quoi ? Qu’il ne faut pas s’embrasser à lèvres nues ? Qu’il faut porter le masque pendant l’acte si merveilleux de l’AMOUR ? Mais je rêve, je sais que je rêve et qu’on va tous se réveiller de ce cauchemar, soulagés et surtout confiants de retrouver notre joie de vivre. Faire l’amour, faire des enfants, les éduquer… à deux… Un papa plus une maman et l’enfant, ça fera trois heureux… C’est un autre débat.
Voilà je me suis défoulée et j’espère que je ne vous ai pas agacés.
Bon dimanche à tous.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Carpentras suite...
10/08/2020 19:05
Carpentras suite…
Voici l’article paru dans « La Provence » après ma séance de dédicace à l’Espace Culturel de Carpentras. Encore mille mercis aux journalistes carpentrassiennes et à mes lectrices et lecteurs, petits et grands rencontrés en cette belle journée où ni la Covid, ni la chaleur, ni le chassé croisé des vacanciers, n’a porté d’ombre à l’événement.
| |
|
|
|
|