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"ELLE" Vous y croyez ?
01/03/2016 11:16
En cadeau des fêtes des mères, je me retrouve invariablement abonnée au magazine « ELLE ». « ELLE » que je lis depuis toujours. Que j’aime retrouver dans ma boite aux lettres toutes les semaines et que je feuillette tranquillement le soir après mes journées bien remplies. En un mot pour lâcher prise avant d’aller squatter le royaume des rêves.
Ne me demandez pas pourquoi je commence toujours par la fin, mais c’est ainsi. Je jette un œil distrait sur l’horoscope. Attention, avant il y avait juste l’horoscope, maintenant il y a : l’horoscope et le numéroscope. Bizarrement ils ne sont pas souvent d’accord. Il m’est même arrivé que l’un me prédise le grand chamboulement dans ma vie alors que l’autre l’attentisme…
Donc cette semaine l’horoscope préconise aux Taureaux (mon signe vous l’avez deviné)
« Le sympathique mélange du Soleil, de Jupiter et de Pluton… » oh la la, je n’aime pas ce mélange moi, le Soleil à lui tout seul je préfère.
« Allez les Taureaux sortez de votre étable… de vos habitudes… Le monde vous attend… participez-y sans complexe… vous êtes à la hauteur… Ça tombe mal, justement ce W.E. je voulais rester tranquille au bercail. Je suis à la hauteur ? Comment il a deviné ?
« Nés autour du 8 Mai signez la paix, l’armistice et … criez victoire. Oh la la, décidément il devine tout l’horoscope ? Ok je veux bien signer… J’aime la victoire !
Quant aux prédictions du numéroscope, c’est plus généraliste :
« Un chemin tout neuf s’ouvre à vous… il serait temps ! Regardez vers l’avant… je ne m’attarde jamais sur le rétroviseur ! Ne restez pas les bras croisés… ça ne risque pas de m’arriver ! Bon on arrête là parce que ça m’exaspère qu’on me dise « vous connaissez toutes les réponses à toutes vos questions, cherchez en vous pour trouver ». Chat alors ! Chat m’avait échappé complètement ! Chat me chatouille !
Rassurez-vous je n’en crois pas un traitre mot, je crois plutôt au vieil adage « aide-toi le ciel t’aidera »
Je continue à feuilleter et je lis l’histoire hebdomadaire de gens ordinaires qui nous racontent leur vécu extraordinaire, « c’est mon histoire » et cette semaine « J’ai quitté un banquier pour un viking ». Exotisme assuré à venir… J’aime la prise de risques, les virages à 360°, moi la sage trop raisonnable. Une histoire pour midinette ou pour romancière… Qui sait ? J’en ressors dubitative… Mouais…
Je continue encore à feuilleter, je n’ai pas sommeil. Le billet d’humeur concerne la « Glottophobie « . Comment vous ne connaissez pas ? Moi non plus ! C’est « juger quelqu’un sur sa façon de s’exprimer. Tiens donc ! Je lis, je lis et je m’attarde sur le parler québécois : « capote pô, je vais pas t’éclabousser les intérieurs », c’est chic non ? Puis celle-ci : « on décrisse, tu peux-tu pogner un char » que je ne comprends pas et que je vais chercher dans le dictionnaire des expressions québécoises. Donc décrisser c’est dégager, pogner c’est trouver, char c’est une voiture. Ce qui donne « On dégage, trouve-nous une voiture »… C’est bon je dégage du « parler Glotto… »
Pour finir des pages et des pages sur la mode absolument pas faite pour moi, des recettes de cuisine juste pour la beauté des images, des conseils et encore des conseils que je ne suivrai jamais.
Mes yeux commencent à fatiguer, je referme mon « ELLE » et elle me saute au visage, sublime en première de couverture, belle à outrance, photoshopée ? Un peu peut-être, mais Diane Kruger, un rien t’habille et quand c’est en Chanel, le résultat est garanti pour ta crise de la quarantaine.
Bonne nuit… la suite au prochain numéro.
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"La meilleure"...
27/02/2016 16:00
Ode à deux femmes qui méritent un grand coup de chapeau. Sont-elles les meilleures ? Les meilleures parmi d’autres certainement.
- Lu dans bibliobs.nouvelobs.com une chronique de Pia Duvigneau : « La face cachée » d’Hannah Arendt. J’y ai relevé une citation qui me touche : « Le penseur dit l’être, le poète dit le sacré » de Martin Heidegger
Hannah Arendt poète dés son plus jeune âge, philosophe, inclassifiable, non conformiste, forte tête, amoureuse, a laissé des poésies qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie et réécrit soigneusement à la fin de sa vie, dans l’espoir peut-être qu’on les publierait. Voilà qui est fait. Quelques extraits :
«Des pieds en suspens dans une splendeur pathétique/Moi aussi je danse, libérée de l’apesanteur/ J’entre dans les ténèbres, dans le vide/Espace refoulé des temps passés.»
«En parfaite confiance au non-familier/Proche de l’étranger/Là de l’éloigné, je pose mes mains dans les tiennes.»
« Heureux celui qui n’a pas de patrie » son recueil de poésies « mis en vie » par Karin Biro. J’ai hâte de me le procurer et de m’en délecter.
César 2016
Souvenez-vous je vous avais raconté mon émotion après être allée voir au cinéma « Marguerite » avec Catherine Frot. L’actrice qui me touche le plus parce qu’elle est rayonnante, pas forcément jolie, mais belle dans l’âme et dans sa simplicité, a obtenu le César de la Meilleure actrice dans « Marguerite ». C’est une récompense qu’elle méritait sans aucune ambiguïté car sa prestation était sublimissime, mémorable pour moi.
Juste un bémol concernant la prestation de la Maîtresse de Cérémonie « Florence Foresti ». Un peu trop présente, un peu trop déjantée, quelques lourdeurs, elle a « sur-joué » et « sur-animé ». Jusque-là rien de bien grave, on adhère ou pas. Mais lorsqu’elle nous explique que « le meilleur… » ou « la meilleure… » n’est pas le terme approprié à son sens et qu’il faut dire « le préféré » ou « la préférée », là je dis non. Pourquoi a-t-on peur des gagnants, pourquoi cherche-ton à minimiser le mérite ? Lorsqu’il y a concours, il y a des participants et au moment du départ, au coup de sifflet on leur dit « que le meilleur gagne ». Oui Catherine Frot était la meilleure actrice des César 2016. C’est le choix du Jury et on n’y revient pas. Cela n’enlève rien aux autres nominées. Entre nous Florence, tu aimerais bien qu’on dise que tu es la meilleure, non ?
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Quand...
21/02/2016 21:38
"Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à coeur ouvert, sans être jugés, qu'on nous écoute d'une oreille intéressée, notre esprit s'ouvre" de Sue Patton Thoële
Plus de cinq ans déjà que je sillonne les routes pour partir à la rencontre de mes lecteurs. Chaque jour qui passe est une nouvelle évolution de mes rapports avec mes lecteurs, nouveaux et anciens confondus. J’apprends autant d’eux qu’eux de moi et c’est l’interrogation que je me fais bien longtemps après être rentrée à la maison. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à poser ma valise, à penser à autre chose qu’à la musique de leurs mots et de leurs témoignages, à la brillance des regards ? Les sourires émus et les murmures bruissent encore dans ma tête comme un film qu’on déroule au ralenti. L’ai-je vécu ? L’ai-je rêvé ?
Hier j’ai dédicacé à l’espace Culturel de l’Hyper U à St Maximin la Ste Baume, cela vous le saviez déjà, vous qui me lisez très régulièrement. Je ne saurais pas vous dire si c’était aussi bien ou moins bien que les précédentes dédicaces. Elles sont toutes tellement riches en surprise. Certaines se résument à un choix de livre, une signature dans un échange fugace, d’autres oscillent entre flash magique, rapprochement instantané, une parenthèse lumineuse « à livre ouvert »... Quand…
Quand ma première dédicace déclenchée par Muriel, la matinée bien avancée et le regard doux posé sur mes livres, j’avais l’impression que l’Ange Muriel m’apportait sa bénédiction.
Quand un jeune papa, accompagné de sa jolie fillette, s’arrête devant ma table, qu’il me questionne et m’écoute avec une attention non feinte, alors qu’il est pressé, qu’il est passé en coup de vent pour un cadeau d’anniversaire, qu’il parle à mi mots avec sa fille, que tous deux choisissent deux livres et me les font dédicacer, j’ose espérer que ce n’est pas juste pour me faire plaisir… Et là-dessus il m’explique qu’il est artiste peintre/sculpteur, m’a montré avec un sourire penaud ses doigts tachés, qu’il prépare une exposition, et que c’est mon clown qui l’a tout de suite attiré. Son accent québécois chante encore en moi au lendemain de notre rencontre.
Quand Anthony s’est approché de ma table, j’ai reçu une bouffée de bonheur et de joie de vivre. Ce gamin de 10 ans, costaud, éveillé, souriant, remuant, tout écoute m’a dit : « je prends Gustave, non je prends la trilogie » Il était accompagné de sa maman, sa tante et sa grand-mère. Celles-ci, d’un même élan ont proposé de la lui offrir à trois. Vous aimez Maître Gimms m’a-t-il demandé à brûle pourpoint ? Bien sûr que je l’aime ! Et Barman Soprano ? Ah non je ne le connais pas. Mais si ! Attendez, et me voilà en train de découvrir sur son Iphone ce qui le met en joie, il se trémousse et pourtant les paroles sont assez difficiles pour un enfant de 10 ans mais il apprécie surtout le rythme. Comme il aime la lecture, la musique, l’école, ses 3 femmes qui le couvent de leurs regards à cœur ouvert… Un jeune garçon, heureux tout simplement, et qui abolit d’un large sourire la barrière de l’âge.
Quand un regard timide, doux, intelligent à n’en pas douter, longe ma table sans oser s’arrêter, qu’il repasse toujours silencieux, que je lui demande s’il voulait que je lui présente mes livres et qu’il me répond « pourquoi pas », soulagé que je l’aborde et qu’il finit pas me demander si j’accepterais de lui en dédicacer un, j’ai mesuré l’effort qu’il avait fait pour en arriver là. Un moment de douceur nous a emballés dans une parfait accord. Bastien…
Quand je commence à ranger mes affaires, et que Delphine attendait avec son époux de passer à la caisse, que je lève la tête me sentant observée, elle me dit qu’elle avait surpris mon échange avec Bastien et que cela avait résonné en elle. Trop tard lui dit son époux, c’est fait, j’ai payé. Je me suis excusée (pour la paix des ménages) et elle a répondu, mais non c’est de ma faute, ce livre me parle et je ne veux pas lui résister. En riant à grandes goulées, libre et dégagée, elle a rejoint la file de gens qui attendaient à la caisse, l’ombre de Bastien entre nous deux.
Quand… Quand… Quand… Vous reverrais-je ? Sûrement jamais. C’est la loi implacable de ces pépites de bonheur. Le temps d’une respiration, d’une émotion et toute une vie pour les revivre, les yeux fermés et l’esprit en vadrouille.
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Jamais deux sans trois
19/02/2016 21:51
"L'homme a besoin de sa passion pour exister" de Éric Tabarly,
Après samedi dernier à Montauroux, ce mercredi à Cultura de Puget-sur-Argens, superbe belle journée, soleil, du monde, beaucoup d'enfants et mes livres qui m'abandonnent pour aller dans d'autres maisons que la mienne. Mais ils sont comme les enfants qu'on laisse partir vers leur destin et je suis si heureuse de savoir que des petits yeux innocents d'adorables bambins vont découvrir mes contes et peintures. Les adultes ne sont pas en reste pour autant...
Depuis la reprise, deux sans faute... Demain samedi 20/2 je dédicace à l'Hyper U de St maximin de 9h30 à 18h. Jamais deux sans trois... Ne faisons pas mentir ce vieil adage. Venez toujours aussi nombreux.
Ma passion est toujours intacte et mon sourire toujours présent !
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La marque d'Amitié
16/02/2016 15:10
"Il n'y a pas d'amour ni d'amitié qui croisent le chemin de notre destinée sans laisser de marque pour toujours" de François Mauriac
Ces larmes qui ont perlé à l’évocation d’un deuil récent, cette confidence sur une maladie qui va enfin céder sa place à la guérison, ce doigt pointé sur « Gustave » par Dziga qui l’a lu et qui lira le tome 2 grâce à son papa adorable, cette petite-fille en pleurs pour un caprice et qui repart tout sourire en serrant « Gracieuse et Panache sont amis… », Laëtitia rencontrée plusieurs fois, qui m’avait gâtée de ses bons vœux poétiques et que j’aiderai à réaliser son rêve d’écriture, emportant « retourne de là où tu viens », dans ses yeux se dessinait une jolie brillance, cette Moumoune qui m’a fait dédicacé « Gracieuse… » pour ses 3 petits loups, Bernard pour qui la vie n'est qu'embrouille est reparti avec "La clé de l'embrouille", d’autres secrets d’amoureux qu’il me faut garder pour moi toute seule, enfermés dans mon cœur de romantique, Saint Valentin oblige, d’autres témoignages empreints d’Empathie, d’Amitié et de Respect.
Ma madeleine de Proust, cette séance de dédicace à Montauroux qui marquera de son sceau les belles promesses d’amitié indélébiles.
Demain mercredi 17/2, après la Saint Valentin, place à la fête des enfants, à Cultura de Puget-sur-Argens de 10h à 18h, je serai là pour leur parler de mes romans jeunesse. Les échanges seront encore plus exaltants car un enfant ne triche pas. J’en vois qui disent « non je ne veux pas lire » et rien n’y fait, tandis que d’autres ne repartent qu’avec mes livres après avoir supplié les parents ou grands-parents, tellement heureux de se laisser faire. Là aussi l’Amitié se noue en éclats de bonheur.
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