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Merci la VIE !
23/08/2016 16:47
« Je ne trempe pas ma plume dans l’encrier mais dans la vie » de Blaise Cendrars
Écrire est un acte isolé, dédicacer en est la suprême récompense, en quelque sorte une reconnaissance. Un satisfecit qui nous va droit au cœur et qui donne des ailes à notre plume pour continuer notre route littéraire aussi difficile qu’enthousiasmante.
La dédicace au Couvent Royal de St Maximin la Ste Baume s’est, pour ma part, très bien passée. Je pense qu’il y a eu un peu moins de visiteurs cette année, mais ceux qui se sont déplacés, sont des lecteurs assidus de ce salon (venus en famille), désirant connaître les nouveautés de leurs auteurs qui les ont séduits les années précédentes, et qui n’ont pas hésité un seul instant à nous GÂTER.
Parce que gâtée, je l’ai été par des nouveaux lecteurs qui ont eu une capacité d’écoute très appréciable. Un livre pour qu’il change de mains (de l’auteur au lecteur) il faut le présenter, le faire vivre, mais également il faut la force de conviction de l’auteur pour susciter l’envie de la lecture. J’ai beaucoup de chance car même si je n’ai pas tout de suite pu décider la personne face à moi, je sais, d'instinct, qu’elle reviendra parce que j’ai su faire passer le message : « Lisez-moi » et c’est à chaque fois une belle émotion.
J’ai vraiment apprécié une mamie qui a fait le tour du salon le matin tranquillement, qui m’a dit « vos livres m’intéressent, je repasse cet après-midi ». Promesse tenue, elle est arrivée avec sa fille et sa petite-fille. Nouvelle présentation de mes livres et là j’ai appris dans la discussion que la mamie va conter dans les crèches et les petites classes, accompagnée de sa petite-fille de 11 ans qui a parait-il beaucoup de succès. Quel beau tableau d’amour et de complicité intergénérationnels. Je suis très fière car je sais que « Gracieuse et Panache sont amis » ainsi que ma trilogie « Gustave » sont en de très bonnes mains. La petite-fille semblait enchantée et sa maman s’est exclamée « à moi maintenant » et elle a choisi le policier « la clé de l’embrouille ».
Anne-Marie une lectrice du salon de Garéoult d'il y a deux ans, que je n’avais pas reconnue à mon grand regret mais elle oui, est arrivée à l’heure où j’aurais dû aller déjeuner. Elle avait vraiment envie de parler de mes livres déjà lus, et en savoir un peu plus sur des passages de lecture qui l’ont touchée. Il a fallu l’intervention du secrétaire du salon pour nous interrompre et que j’aille déjeuner, le restaurant allait fermer… Il était plus de13h et je n’avais pas vu passer la matinée. Même pas faim ! Mes dédicaces m’avaient amplement nourrie.
Ma plus belle surprise est arrivée de Laëtitia de Bousbecque (dans le Nord) accompagnée de sa fille. Une lectrice (aujourd’hui auteure, j’ai eu l’immense plaisir de lui corriger son manuscrit) rencontrée « virtuellement » sur les réseaux, qui m’avait déjà commandé « retourne de là où tu viens » il y a quelques mois, la semaine dernière « La clé de l’embrouille » et qui arrivant à ma hauteur, m’a souri. Je lui dis « il me semble vous avoir déjà vue ». Elle a souri à nouveau et me dit « non, mais on se connaît, je suis Laëtita et je voulais venir vous voir en surprise ». Elle est en vacances dans la région et a fait tout de même pas mal de Kms pour faire ma connaissance et repartir avec les livres qu’elle n’avait pas encore commandés. Nous avons bavardé longtemps, nous étions en parfaite osmose.
Chris (laloracorse) de Vip Blog, la générosité même. Elle achète des livres et quand elle les aime, les chronique sur son blog puis les rachète pour les offrir. Dimanche c’était l’anniversaire de son papa il a eu « un soir d’été en Sardaigne », à Noël il avait eu la trilogie et pour son amie elle a pris le policier et pareil à Noël c’était la trilogie. Ses deux petites-filles ont eu « Gracieuse et Panache… ». Elle habite la région parisienne, est en vacances à une vingtaine de Kms de là et a voulu également faire connaissance. Accompagnée de sa fille Laura, son fils et son époux. Son époux se moquait gentiment de nous, tant nous étions contentes de nous voir. Nous échangeons sur nos blogs respectifs toute l’année et là nous pourrons mettre un visage sur nos mots.
Et bien sûr mon amie Hélène, elle-même auteure, mais pas en dédicace ce dimanche. Nous nous sommes connues en dédicace au salon du livre à Toulon, puis revues dans d’autres salons. Nous avons mille points communs, aussi gaies, souriantes et communicatives l’une que l’autre. Heureusement que personne n’écoute nos confidences…
Je ne dois pas oublier de remercier les parents d’Alaméa, Léa, Chiara, Mathieu, Jérôme et quelques autres dont je n’ai pas eu le temps de noter les prénoms, qui ont accepté la pression de leurs enfants pour repartir avec « Gracieuse et Panache … ». Il leur a fallu parfois deux tours du salon pour céder. Mais les enfants savent ce qu’ils veulent ! Et moi j’attends vos coloriages pour les ajouter comme promis sur mon tome 2 de « Gracieuse et Panache ». Merci.
J’étais vraiment aux anges par tant de visites amicales, tant de générosité et de spontanéité. Et c’est ce qui a fait toute la différence pour mon score des ventes qui a explosé. Du simple au double par rapport à l'an dernier.
« Je ne trempe pas ma plume dans l’encrier mais dans la vie » Merci la VIE !
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St Maximin la Ste Baume
20/08/2016 08:55
J'aurai l'extrême plaisir de vous retrouver à la 6ème édition du Festival Littéraire au Couvent royal de St Maximin La Ste Baume. Je dédicacerai les samedi et dimanche 20 et 21/8. Un grand merci par avance pour toutes celles et tous ceux qui viendront à notre rencontre pour partager d'agréables moments littéraires.
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Un peu d'eau, de soleil et d'amour...
18/08/2016 16:45
Quelques plants offerts par mon voisin, plantés sans conviction, mais la nature est ainsi faite qu’elle répond parfaitement à nos aspirations. Il suffit d’y mettre ses convictions. Ça va marcher ! La preuve par l’image.
D’humeur légère ce matin,
S’impose une visite au jardin.
S’exhale des parfums de toutes parts,
S’offre à vos yeux ce doux faire-part :
Je vous ai bichonnés tout l’été
D’eau et d’amour je vous ai abreuvés
De jour en jour je vous ai observés,
Et admiré vos premières fleurs dorées.
Plusieurs matins, je me suis découragée
Impatiente, mes mains vous cherchaient
Rien, toujours rien, vous me narguiez
Tapis sous le feuillage, de moi vous jouiez.
Ce jour, un jour pas comme les autres, certes
Vous m’êtes apparus dans votre belle robe verte
Enfin vous êtes là et je vous ai cueillis, guillerette
Trésor inestimable pour ma première cueillette.
Sont-ce mes mots tout bas murmurés ?
Sont-ce mes vœux pieusement formulés,
Miraculeusement exaucés ? La Nature est bien faite
Un peu d’eau, de soleil et d’amour, simple recette !
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L'harmonie...
16/08/2016 21:44
"Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir" de Simone de Beauvoir
Cette année, j’ai décidé de ne pas me laisser aller à la facilité en participant toujours aux mêmes salons, à l’exception de certains que je ne raterai pour rien au monde, question de gratitude.
J’apprécie également d’inaugurer les premiers salons. Les organisateurs, les bénévoles se donnent un mal fou pour que l’événement soit une fête pour tous, autant pour les auteurs que pour les visiteurs, et je crois en la magie de la première fois.
J’avais depuis le début entendu parler du salon littéraire de Valdeblore mais je n’y attachais pas d’importance, trop loin, difficile d’accès. Puis lorsque j’ai reçu leur invitation à participer à leur 6ème édition de la fête du livre, je me suis dit « allez, on y va, ça sera une première, advienne que pourra ».
Première belle surprise, la route est belle. « Mon Dieu que la montagne est belle » chante Ferrat ! Ce petit ruisseau qui serpente à gauche de la route en même temps que nous, la clarté évolue à chaque angle de virage, un voile bleu enveloppe avec sensualité les sommets des montagnes à cette heure matinale. C’est magique ! Merci au GPS, il a été parfait ! Nous avons été attentifs à ses ordres. Aucune incartade.
À l’arrivée, joie des retrouvailles avec des auteurs que je n’avais pas vus depuis un moment. Accueil très chaleureux de l’organisatrice et des bénévoles ; jus d’orange, café, biscuits pour nous mettre en forme, puis une longue table pour pouvoir étaler mes sept titres ainsi que ma mascotte mon clown (en peinture). À midi, pain bagnat délicieux et tarte aux myrtilles, vin, eau et café. Là aussi parfait !
Il y a eu moins de visiteurs que les années précédentes, la raison évoquée serait que les Niçois partent en W.E. pour le grand pont du 15 Août. Je l’ai déjà écrit lors d’une autre chronique, MOINS ne veut pas dire MAL. Bien au contraire, on a le temps de discuter, d’expliquer nos romans, de partager notre amour de la littérature, de se passionner, de sourire, en un mot conquérir l’harmonie entre le lecteur et l’auteur. Et ça marche ! Ma première à Valdeblore fut réussie.
Je ne manque jamais de raconter l’anecdote qui met mon cœur en émoi à chaque dédicace. Cette fois c’est venu de Samuel. Un jeune adolescent de 11 ans. Ses parents avaient avancé sans même me voir et il était un peu à la traîne. Il m’a regardée avec un vague sourire, je lui ai demandé s’il lisait. Il a répondu « Oh non » ! « Non » ? Il s’est vite repris « Très peu » en haussant les épaules (sous entendu juste les livres imposés par l’école). Je lui ai présenté « Lettre à pépé Charles » c’est une lecture confortable pour son âge. Il a secoué la tête négativement. Entre temps ses parents sont revenus sur leurs pas, nous avons discuté un bon moment, J’ai raconté à Samuel mon aventure littéraire, je lui ai présenté « retourne de là où tu viens » en lui précisant bien que ce serait un peu plus difficile pour lui mais que d’autres jeunes de son âge l’avait beaucoup aimé. Je lui ai montré le mail reçu la veille de Théophile, comme lui 11 ans, content d’avoir commencé « retourne… ». J’avais touché son amour propre. Une heure après il est revenu un chèque à la main, m’a fait dédicacer « Retourne… ». Il m’a promis de m’écrire aussi lorsqu’il aura terminé le roman. Sa maman m’a assurée qu’elle ne l’avait pas influencé, il avait vraiment envie de me lire.
Sur le chemin du retour, je fredonnais « mon Dieu que la montagne est belle »…
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Une première à Bormes les Mimosas
14/08/2016 21:21
« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre » de Nelson Mandela
On nous dit que la France est en guerre. On supprime des festivités faisant partie du patrimoine français. À côté de ça des maires sont courageux et maintiennent les rencontres estivales. Un grand merci à eux.
La première nocturne de la Fête du Livre à Bormes les Mimosas en ce jeudi 11 Août a été une totale réussite. Le maire et toute son équipe ont pris les choses en main pour que la fête soit réussie. La magie de la première fois ! Une très bonne communication, des vacanciers heureux de flâner dans les petites ruelles où étaient installées les tables des auteurs face aux commerçants vendant des produits régionaux, des auteurs mis à l’honneur. Que demander de plus ?
Qui avait peur ? Qui pensait à mal ? Ils sont venus par centaines, de toute part avec des étoiles plein les yeux. N’est-ce pas la meilleure réponse à apporter aux coups lâches de tous ces barbares sans foi ni loi ? Nous étions en fête !
Je ne participe jamais aux nocturnes car le soir je ne suis pas au mieux de ma forme pour affronter la foule. Mais jamais n’est pas français, dit-on. Le hasard s’en est mêlé, un mail, une invitation de dernière minute et me voilà partie. Deux heures trente pour faire 68 Kms sur la célèbre route de St Tropez, dur dur. Une fois sur place, un bon café et hop au boulot. Je n’ai jamais mis autant de temps pour aligner méthodiquement mes livres car j’étais interrompue sans arrêt par des férus de littérature. Qu’importe ! Un monsieur attendait sa femme près de mon stand. Il a commencé à me questionner, puis tout naturellement s’est proposé de m’aider à vider ma valise. Nous discutions comme deux vieilles connaissances et pour finir il est reparti avec « La clé de l’embrouille » pour sa femme qui adore lire et c’est son anniversaire demain. Une dame semblait s’excuser de « me déranger » un peu avant l’heure de l’ouverture du salon. « Me déranger » ??? Mais non voyons. Léa, Sarah, Agathe, Anita vont aussi avoir la surprise de recevoir « Gracieuse et Panache sont amis » en cadeau d’anniversaire… Et c’est ainsi que mes livres n’ont pas eu le temps de s’ennuyer sur mon stand. Moi je n’ai pas eu le temps d’aller au buffet dînatoire (pas grave j’ai des kilos à perdre et j’avais bien déjeuné à midi, les pieds dans l’eau) et mieux, mon mari est venu à ma rescousse à des moments d’affluence. Il en a été ainsi pour tous les auteurs. À partir de 23h les boutiques fermaient les unes après les autres. Et c’est avec regret que nous avons rangé nos affaires. Un salon comme on aimerait fréquenter plus souvent.
Ce qui m’a le plus touchée, ce sont ces jeunes ados entre 11 et 15 ans, d’une très grande maturité qui repoussait mes livres jeunesse pour préférer « retourne de là où tu viens ». Merci aux parents qui m’ont fait confiance car ce n’est pas un livre facile à lire pour un adolescent. Je ne pourrais les citer tous mais un grand merci à Louis qui m’a assurée qu’il était content de m’avoir rencontrée et il commençait déjà la lecture de mon roman, en marchant, sous le regard très fier et attendri de sa maman. Merci à Théophile, deux grands yeux qui lui mangeaient le visage, un regard franc, une assurance tranquille. Il m’a envoyé un mail le lendemain pour me dire qu’il avait déjà commencé mon livre, qu’il était bien rentré dans l’histoire et qu’elle lui plaisait, qu’il m’écrirait sous peu pour en parler. Pas une faute d’orthographe, une belle tournure de phrase.
Quel bonheur, quelle belle jeunesse, des familles heureuses. Une belle carte postale pour mes vieux jours.
Nous avons mis trois heures pour rentrer, beaucoup de circulation, la route des plages était encore très animée à cette heure bien tardive.
Nous sommes un pays en guerre ? De quel pays parle-t-on, pas de ma France !
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