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Lettre au Père Noël
06/12/2015 16:10
La vie n'est que justice ! Quand on croit à sa bonne étoile, quand on a la rage de vaincre, quand on a la passion et le vibramento chevillés au corps... alors ça marche.
Cher père Noël,
Très tôt j'ai appris que tu n'existais pas mais dans ma tête tu as toujours eu ta place. Je te rêvais en t'accordant des circonstances atténuantes, tu étais débordé, tu ne pouvais pas être partout et lorsque je voyais les enfants exhiber leurs jouets les lendemains de Noël qu'hélas ils délaissaient tout aussitôt, moi je savais qu'un jour tu me gâterais à mon tour. Et ce jour est enfin arrivé. Tu existes, je le savais !
Ce week-end je l'ai su encore plus fort, encore plus vrai, encore plus vibramento !
Vendredi un faux départ, un loupé d'une responsable de dédicaces. Peu importe, la vie n'est pas toute tracée m'as-tu soufflé à l'oreille, tu as bien un plan B dans ton escarcelle ? Bien sûr, j'ai rebondi grâce à toi ! D'un saut de puce de Grasse à Montauroux, j'ai été reçue au pied levé, à bras ouverts et à cœur chaleureux par Alexandra et son équipe à l'Espace Culturel de Montauroux. Mon fief, mon porte-bonheur, l'Amitié, tout en un ! Comme d'habitude dans ce lieu magique où est née ma trilogie, de belles rencontres, de belles dédicaces pour Noël, à chaque fois je te faisais un petit clin d'œil. Mais oui tu existes ! La preuve par l'absolu.
Samedi, direction Cultura Mandelieu. Là cher père Noël, tu as rattrapé toutes ces années où je t'espérais en vain. Des viennoiseries offertes à l'arrivée par Marie-Pascale. Cela m'a vraiment fait plaisir, d'autant que Marie-Pascale m'avait accueillie avec une gentillesse infinie à mes tout débuts d'auteure où j'étais une parfaite inconnue au bataillon. Peut-être déjà lui avais-tu envoyé un signe avant-coureur ? Des gens, tant de gens, un défilé permanent, des compliments et des mots d'amour d'enfants. "Tu es belle" m'a dit une petite fille en regardant ma photo que Marie-Pascale avait posée sur ma table pour annoncer ma dédicace. Ambre, Williams, Léna, Ben, Tom... je n'arrive pas à me souvenir de tous les prénoms, mais je voyais "Gracieuse et Panache sont amis" me quitter allègrement pour passer dans les bras de maman Guigui, de Mémé Tine, de papa Antoine, d'enfants adorables. L'innocence même et l'amour dans toute sa générosité. Que d'émotion visible à l'énoncé du prénom de la personne qui allait recevoir mes livres, "un petit plus me dit-on, ça fait tellement plaisir". Véronique qui a subi une année de harcèlement est partie avec "retourne de là où tu viens". "La clé de l'embrouille" pour l'offrir à Bernard qui adore lire... De cette journée, cher père Noël, je n'oublierai jamais deux grands gaillards, portant dans les bras de gros pavés littéraires, rigolant, complices. Deux bons copains pensai-je. Ils se sont arrêtés face à moi, s'excusant presque d'avoir déjà arrêté leur choix. Tout naturellement nous avons bavardé. Puis dans une transmission de pensée, se sont regardés et l'un a lancé "et si vous nous choisissiez un livre pour Salvatorica, c'est la grand-mère". Ah bon ! Je vous prenais pour deux bons copains, mais vous êtes deux frères ? Et là j'entends encore l'éclat de rire de Pierre qui n'est autre que le père de Paul. Ça ne s'invente pas. Le père, le fils, un charme irrésistible ! Pierre est médecin et porte en lui tout le charisme du monde. En s'éloignant avec la trilogie, il était déjà même un peu loin, se retournant s'est écrié : "je suis très heureux d'avoir rencontré un ange aujourd'hui". J'étais trop émue pour répondre. La hotte du Père Noël n'était pas tout à fait vide puisque Monique, qui hier m'avait fait dédicacer "Lettre à Pépé Charles" pour son amie Renée, m'a tél. ce matin pour compléter, après réflexion, son cadeau par "Gustave" et "Charles et Aurélien". C'est mieux n'est-ce pas m'a-t-elle demandé ? Et j'ai repensé à Paul et Pierre et à Salvatorica.
Merci cher Père Noël, maintenant sauve-toi vite ! Dans ce monde troublé, d'autres t'attendent. Apporte-leur du bonheur... Tu sais toi que le bonheur est contagieux !
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Gracieuse et Panache
03/12/2015 18:05
Après l'entrée au collège Berty Albrecht à Sainte Maxime, dans une classe de 3ème, de mon roman autobiographique : "Retourne de là où tu viens",
"Gracieuse et Panache sont amis" conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, entre dans une classe de CP à Draguignan.
Le Père Noël existe bien !
Je dédicace demain vendredi de 9h30 à 18h à Auchan de Grasse
et Samedi de 10h à 18h au Cultura de Mandelieu.
Je vous attends nombreux. Merci.
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Le Hasard ?
01/12/2015 14:26
La réalité aura-t-elle une résonnance plus lumineuse que le rêve ?
Je m'étais posée la question avant d'aller à la rencontre des Collégiens du Collège Berty Albrecht à Sainte Maxime ce vendredi.
Tout d'abord je voudrais présenter ce collège, rattaché à l'Académie de Nice et qui accueille cette année 717 élèves.
"Qui était Berty Albrecht ? Née à Marseille le 15 février 1893 dans une famille protestante venue de Suisse (les Wild), elle appartient à la bonne bourgeoisie marseillaise. Infirmière de la Croix-Rouge, Berty joue un rôle important dans les hôpitaux militaires pendant la guerre 1914-1918... Arrêtée deux fois en 1942 par la police de Vichy, elle parvient à s'échapper. Elle écrit à son mari : "La vie ne vaut pas cher, mourir n'est pas grave. Le tout, c'est de vivre conformément à l'honneur et à l'idéal qu'on se fait."...
Les valeurs qu’elle incarne –dévouement, engagement pour les autres, don de soi, courage, lucidité dans l’action, opiniâtreté dans les combats contre l’inacceptable- si elle les a portées à un niveau exceptionnel, sont celles de la République, celles de la citoyenneté. Elles doivent donc, naturellement, constituer le fondement d’un projet éducatif actuel et moderne, le nôtre. Et si nous avons choisi de donner le nom de cette femme, exemplaire à plus d’un titre, à notre collège, c’est pour ne jamais l’oublier. Le Principal". (Extraits de la biographie élaborée par le Principal du collège).
Est-ce le hasard qui m'a fait rencontrer Madame Florence de Germont, Directrice de la Médiathèque de Sainte Maxime, lors d'une intervention de l'Unesco animée par Michel Nobles, que je salue amicalement au passage ?
Est-ce le hasard si Madame Florence de Germont a tout de suite senti que mon vécu littéraire intéresserait Madame Tatiana Berg ? Madame Tatiana Berg est professeur de Français d'une classe de 3ème ainsi que d'une classe artistique de 6ème et 5ème.
Est-ce le hasard si Madame Tatiana Berg a eu un coup de cœur pour mon histoire et qu'avec sa classe de 3ème, elle a voulu la partager dans un travail pédagogique ? Et justement dans ce Collège Berty Albretch où je me retrouve complètement dans ses valeurs ? "Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard" de Honoré de Balzac.
Et c'est ainsi que depuis la rentrée de septembre 2015, 29 collégiens étudient mon roman "retourne de là où tu viens". C'est tout un symbole ! Moi, la petite fille aux pieds nus, précoce et surdouée, j'ai dû interrompre mes études, intégrer le monde des adultes à l'âge de seize ans au lieu de passer mon Bac, mais je n'ai jamais cessé de me cultiver. En cours du soir pour adultes, en lectures. Pour assouvir ma soif d'apprendre. Aussi, combien fut profonde ma blessure lorsque, lors d'un concours littéraire, je fus harcelée toutes les semaines par mails anonymes du genre "tu es la honte de la littérature, tu ne feras jamais partie de notre monde... Retourne de là où tu viens"...
Vendredi donc, face aux Collégiens accompagnés du corps enseignant, mon émotion était à son comble. Ma voix au début était mal assurée mais une fois dans le bain, j'ai pris une cure de jouvence.
Je tiens à saluer le comportement exemplaire de tous ces collégiens. Je m'attendais à un peu de chahut, normal quand on a 15/16 ans. Pas du tout. Ils me dévoraient des yeux, m'écoutaient avec une attention accrue au fur et à mesure de nos échanges...
Dans l'emballement des discussions, j'ai appris encore tant de choses sur moi. Madame Florence de Germont m'a fait remarquer que cette rencontre allait refermer ma blessure puisque en toute légitimité "je fais partie du monde littéraire". La boucle est bouclée. C'est aussi ce que je pense. Madame Tatiana Berg m'a fait remarquer que dans tous mes écrits, la pluie est présente... Mais une pluie salvatrice... Symbole de l'eau dans la terre... qui fait germer... et émerger... Quel paradoxe !
“Tant que vous n'avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midis parisiens, vous n'avez jamais été embrassé.” de Woody Allen. Quel paradoxe !
Ensuite, on a demandé aux élèves de donner quatre mots qui leur paraissent importants. Les miens sont : L'arbre (la nature), l'oiseau, le chat, (les animaux) et la pluie, qui a toujours été mon alliée.
On m'a demandé aussi si le titre du roman a été facile à trouver. J'ai commencé mon récit par le titre, tant le rejet des autres que je subissais était douloureux et injuste !
On m'a également demandé si j'avais une astuce pour lutter contre le syndrome de la page blanche. J'ai tant à raconter que je n'ai pas encore rencontré ce problème et peut-être que la solution se trouve là : Écrire non stop ... puis faire le tri... Et c'est souvent un crève-cœur d'effacer certains passages... Mais épurer un texte est nécessaire.
Deux heures, c'est si vite passé ! Merci à Madame Florence de Germont et à Madame Tatiana Berg pour leur investissement personnel afin de donner le meilleur à nos collégiens et à leur accompagnement lors des discussions. Elles ont été admirablement complémentaires et surtout excellentes ! Quel bonheur de savoir que je vais très bientôt les retrouver pour une rencontre où le hasard a mis son grain de sel.
Et pour terminer, je voudrais citer Friedrich Nietzsche "Nul vainqueur ne croit au hasard".
J'ai vaincu mon adversaire anonyme, non pas par hasard, mais par ma détermination et ma confiance en moi, tout en restant humble. Je le devais à tous celles et ceux qui m'ont donné ma chance.
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Du rêve à la réalité
26/11/2015 15:03
"Le rêve est la flamme qui maintient le coeur au chaud".
La réalité aura-t-elle une résonnance plus lumineuse que le rêve ?
- "retourne de là où tu viens" roman autobiographique sur le rejet de l'autre, le harcèlement... Une réflexion en travail pédagogique au Collège dans le Var, d'une classe de 3ème durant le premier trimestre de cette rentrée. Pour finaliser l'étude de texte de mon roman, rencontre le 27/11 de 9h à 11h30 avec les 29 collégiens et le corps enseignant. Débat sur le thème choisi "se construire dans la différence sans indifférence". À la lecture de leur travail pédagogique qui m'a fait découvrir des analyses littéraires, des situations que j'avais décrites d'instinct, je présume que les débats vont être interactifs et très stimulants. À suivre...
- Ma dernière publication : "Gracieuse et Panache sont amis", conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, Premières lectures, à partir de 6 ans. Un festival en couleur pour un grand festin d'amitié.
Je serai en dédicace en Novembre :
- Le vendredi 27/11 à l'Espace Culturel du Centre Leclerc Cogolin de 13h à 18h.
- Le samedi 28/11 à la Librairie Lo Païs à Draguignan de 9h30 à 18h.
- Et le dimanche 29/11 à Cultura Plan de Campagne de 9h30 à 18h .
Ma passion n'a pas de limite... Venez nombreux la partager. Merci.
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j'Imagine pas !
22/11/2015 14:11
J'Imagine pas !
Vivre un seul jour sans entendre l'éclat de rire des enfants,
Lire dans leurs yeux la confiance et la joie de vivre au présent,
Répondre sans crainte à tous leurs questionnements
Et leur expliquer que la liberté est notre fondement.
J'Imagine pas !
Qu'un jour les femmes soient camouflées
pour échapper aux regards enamourés,
qu'à l'intérieur elles restent cloîtrées
Tout juste bonnes à faires des bébés
J'Imagine pas !
que ces bébés grandiront dans la haine
qu'un jour ils se feront sauter sans gêne
parce qu'on ne les a pas sevrés à l'amour
Mais promis des vierges là-haut en retour !
J'Imagine pas ! Célestine
Qu'un jour tu perdes ton sourire,
Ta joie de vivre et ta liberté
Ton regard plein d'innocence
ton amour des mots et des livres.
J'Imagine pas ! Lina
Qu'un jour tu ne puisses circuler sans être inquiétée
Dans ces temples de la culture et dans sa pluralité,
Dire je le veux, STP maman je le veux
Et brandir un livre que tu dévores déjà des yeux.
J'imagine pas ! Anaïs
Qu'un jour ta mamie n'ait plus le droit
De choisir des petits contes écrits pour toi
De te les lire, toi qui n'a que trois ans
Heureuse de te faire rêver, divine enfant.
J'Imagine pas !
Mon pays sans joie, sans liberté de penser
Sans les rayons de soleil pour nous réchauffer
Sans les murmures du vent pour nous affranchir
De l'esclavage de certains bourreaux du rire .
J'Imagine pas !
Non je ne peux imaginer vivre sans ce bonheur
Qui frappe à ma porte, chaque jour chaque heure
Chaque rencontre, chaque sourire, chaque baiser
Dans cette foule, DEBOUT, hier rencontrée.
J'Imagine pas !
Nul autre pays au monde
Plus libre et plus élégant.
Mon esprit vagabonde
Et s'envole au firmament.
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