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Promenade entre amis
12/04/2020 18:50
*« Porte haut ton ambition. Et si tu juges rudes les efforts qu’elle exige, songe que, plus l’intelligence et les connaissances, le talent et la réussite, la vraie différence entre les hommes, c’est le courage » Philippe Hayat*
Aujourd’hui, et personne ne me contredira, il faut beaucoup de courage pour surmonter cette crise sanitaire. Encore ignorée il y a quelques mois, elle nous submerge de tout son poids de malédictions, en nous emprisonnant, cloîtrant, confinant, isolant, claustrant, séquestrant... Punissant ! Utilisons le terme qui nous sied le mieux, le résultat sera le même.
Aujourd’hui, le Pape, devant une place Saint Pierre vidée de toute vie vibrante, se sentira bien seul pendant la célébration de
« Urbi et orbi ».
Toutes les familles ne vivront pas les grandes tablées où on se bouscule, rit, mange, chante, danse. Face Time ou Skype n’y changeront rien. Seules…
Toutes ces personnes isolées dans leur chambre d’un Ehpad. Désespérément seules.
Beaucoup pleureront leurs chers disparus. Ils ont quitté la place pour toutes sortes de motifs « l’âge, la grippe, les accidents de voiture, le cancer, les attaques cérébrales ET le Coronavirus. Celui-ci n’a pas le monopole de la mort. Elle rôde sans relâche et emporte avec elle ceux qu’elle a choisis. Juste une différence, me souffle une voix dans mon bourdon environnant, le Coronavirus est une mort irrespectueuse, ignoble et voleuse. Voler les derniers instants de vie sans derniers recueillements est intolérable !
Alors doit-on se réjouir de mourir de tout sauf du Coronasalaud ? Doit-on se réjouir de la mort tout court ? Bien sûr que non !
Quelqu’un, qui continue ses bains de foule, la solitude doit lui faire peur dans le retour de bâton de demain… nous a asséné, martelé, répété, conspués… « nous sommes en guerre ». NON ! Il ne sait pas ce que c’est que la guerre, ne l’a jamais vécue ni affrontée. Moi non plus et je ne voudrais pas la connaître. J’ai l’immense privilège d’être née à la libération. D’où mon optimisme et mon pragmatisme.
Demain aurons-nous le courage de nous réjouir d’être vivants ? D’en avoir réchappé ? De redresser la tête, d’endosser notre plus beau sourire et de crier « la Vie est à nous » ? OUI ! Pour nos enfants et nos petits-enfants. MAIS ! Restons solidaires, soyons clairvoyants, réfléchissons à ce à quoi nous avons échappé et à ce à quoi nous pourrions encore et encore bien apprécier, c’est-à-dire une belle qualité de vie.
Ayons Le Courage de tout remettre à plat, de nous débarrasser du superflu, sans toutefois sombrer dans d’autres excès. Il faut raison garder ! Un juste milieu !
Mais ayons le courage aussi de reconnaître que le Coronasalaud nous a permis de lire, d’écrire, de jouer, de rire, de profiter du temps qui nous manquait jusque-là pour découvrir des joies simples oubliées, de communiquer avec nos amis et d'en apprécier de nouveaux (même virtuels ils nous offrent des belles plages de bonheur), et surtout de dire à nos êtres chers qu’on les aime, parce qu’avant on n’y pensait pas. Mais le dire c'est mieux !
Aussi dans l’attente des jours meilleurs et pour vous apporter un petit souffle léger de liberté, aujourd’hui, je vous emmène faire le tour du jardin. Le lilas est en fleurs, les arums se dressent bien droits offrant leur corolle blanche immaculée et leur cœur jaune soleil, les oranger, mandarinier et citronnier fleurent bon une puissante odeur de jasmin, de-ci, de-là des petites pâquerettes, des bouquets d’ail sauvage aux fleurs blanches pétulantes, les rosiers présentent fièrement leurs premiers boutons pour les jours prochains. Et là je vous sens fatigués, et assoiffés. On fait une pause ? Je vous sers un thé à la menthe ? Une verveine ? Un café ? Un jus d’orange ? Allez reprenez un bout de gâteau aux pommes pour la route. Certains courageux voudront chercher les œufs dans le jardin. Eh non ! Je n’ai pas de poule aux œufs d’or. La prochaine fois ! C’est promis.
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Allo bobo, véto...
23/03/2020 09:47
J’ai lu un post ce matin qui m’a révulsée. On demande aux gens de rester chez soi et voilà qu’une dame sort promener le chien. Il a besoin de se défouler paraît-il… Il ou elle ou les deux ? Eh bien le chien broute l’herbe (je pensais que c’était les vaches) et absorbe de la drogue. Spasmes, inconscience et hop « Allo vétérinaire, mon chien a bobo ». Réponse du vétérinaire « venez de suite » ! Je passe sur le reste de l’histoire, je m’en fiche totalement !
Deux conclusions s’imposent :
1/ RESTEZ CHEZ VOUS et votre chien, comme vous, ira bien. On confine les enfants mais les chiens ont certainement plus de valeur que…
2/ Les vétérinaires ont certainement mieux à faire que de soigner les petits et gros toutous. NON ? Cette femme a doublé les risques, le premier de sortir son chien et le deuxième de ressortir pour aller chez le vétérinaire.
Alors je demande à cette dame si elle me lit (ce que j’espère même si je vais m’en faire une ennemie) donne-t-elle de l’argent aux quêtes organisées pour le personnel soignant, puisqu’elle a de l’argent à dépenser inutilement ? Je dis inutilement car si elle avait respecté… (Ah ! voilà que je rabâche). J’ai des doutes, mais peut-être suis-je une personne médisante ? Je m’en fiche également.
Et pour les drogués qui pourrissent les pelouses, comment font-ils pour se procurer de la drogue par les temps qui courent ? Oui c’est vrai que je suis très naïve !
JE RESTE CHEZ MOI ET JE SAUVE DES VIES ET LA MIENNE AUSSI !
Pardi, on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Après comme disait ma mère « À la grâce de Dieu » ! Mais elle disait aussi : « ne t’abrite pas sous un mur qui s’écroule en disant à la grâce de Dieu. Sauve-toi toi-même tant qu’il est temps » !
Espérons que bientôt je viendrai vous chanter « La ballade des gens heureux ».
Bonne journée à tous et VIVE LA VIE !.
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Au nom de l'amitié.
20/03/2020 15:20
"La vie ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, mais c'est d'apprendre à danser sous la pluie" Sénèque
Nous vivons une époque difficile, ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire.
La pagaille s’installe en force, le naturel revient au galop, l’égoïsme ambiant et l’hypocrisie siègent en Roi et Reine.
Mais dans tout ce chaos, le mal de vivre refait surface. Les personnes isolées sont encore plus isolées, les sans abris on n’en parle plus, on ne s’en occupe plus. Très bientôt on aura beaucoup de places dans les Ehpad, tant pis pour mon cynisme mais c’est la vérité ! De plus on choisit les malades à sauver et ceux à laisser de côté. Quelle horreur !
Alors quoi, me demanderez-vous ? Que faire ? Sur quoi s’accrocher ? Comment survivre ?
On doit réapprendre les règles élémentaires du bien-vivre ensemble. On nous dit « confinement » alors vivons le mieux possible le confinement. Et à ce propos j’aimerais vous faire partager une conversation surréaliste :
- Bonjour, comment vas-tu ? Ce n’est pas trop difficile ce confinement ?
- Pas du tout hier matin nous avons fait des courses.
- Tu ne les avais pas déjà faites ?
- Oui il manque toujours quelque chose, alors on y retourne.
- D’habitude tu ne fais pas les courses tous les jours ?
Un silence… puis : - c’est comme ça !
Déjà là, j’ai failli m’étrangler. Mon amie chérie, qui m’a tant aidée lors de mon accident grave, qui est d’un âge avancé et d’une santé très fragile, n’a pas réalisé la gravité de la situation. Elle est très intelligente, active, dévouée aux autres… mais alors que se passe-t-il ?
Nous avons continué notre conversation :
- À part les courses, tu ne sors pas au moins ?
- Mais si ! On a continué à faire notre promenade de l’A.M. Il y a très peu de monde, donc tout va bien !
- Mais tu ne dois absolument pas sortir. Vous voulez vous suicider tous les deux à vous mettre comme ça en danger ? Sais-tu que les plages sont fermées, certaines promenades aussi. Donc tu peux bien imaginer que c’est très grave ! reste dans ton jardin…
- Écoute, arrête de me parler de ça, j’en ai déjà marre des médias, alors ne t’y mets pas !
Les larmes me sont montées aux yeux. Je n’ai pas su trouver les mots pour la faire raisonner. Une pensée terrible m’a traversée l’esprit : « je vais la perdre et je ne veux pas la perdre ». Mais si elle survit à cette conduite irresponsable, notre amitié elle, résistera-t-elle ? J’ai bien peur que non. Mon optimisme me souffle que je m’affole, que tout va rentrer dans l’ordre et que bientôt nous nous serrerons dans nos bras…
Une autre raison à mon optimisme : le Coronamachin va tout dévaster sur son passage, mais pour moi il aura eu un effet bienfaisant. Une personne très chère de ma famille que je n’avais pas vue depuis des années, s’est rapprochée de moi. Nous travaillons ensemble par Skype tous les matins, en lieu et place du lycée… Un bain de jouvence, une fierté et un bonheur sans limite.
Et je me rends compte que c’est dans les moments extrêmes que le naturel revient au galop ! En bien comme en mal ! Souhaitons que le bien sera le vainqueur !
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Au plaisir de lire.
06/03/2020 16:54
« Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence » Émile Zola
Et vous l’avez compris, mes cher(e)s lectrices et lecteurs, mon Bonheur passe par Vous. Avec vous, à chaque fois tout commence et recommence.
Je sais, il y a le Coronavirus. Ce virus qui fait tant parler de lui et qui pourtant est moins meurtrier que la grippe, la route, les violences faites aux femmes et aux enfants et j’en passe. Donc il y a le Coronavirus, au stade 2 et bientôt 3 nous dit-on. Si l’on en reste au stade 2 eh bien on nous assènera que c’est grâce à toutes les mesures gouvernementales prises… et si l’on passe au stade 3 c’était prévisible, on vous avait prévenus. Moi je dis c’est le meilleur moyen d’affoler les populations.
Et d’ici que ce sera de la faute de tous il n’y a qu’un pas !
Alors moi j’ai décidé de continuer à croquer la vie parce que j’ai vécu avec une maman très optimiste qui disait toujours « laissez-moi vivre aujourd’hui, je mourrai bien demain ». Elle nous a quittés à l’âge de 98 ans. Elle avait donc eu raison de bien vivre.
Et si le Coronavirus devait nous tenir calfeutré à la maison, approvisionnez-vous sans modération de livres qui vous feront passer le temps, rêver, sourire ou trembler et comme l’écrivait Pierre Dumayet « Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois » !
Je ne suis pas en rupture de stock et j’ai prévu large. Je vous attends demain samedi 7 Mars à l’Espace Culturel du Centre Leclerc à Hyères de 9h30 à 18h.
Toutefois il faut que je vous prévienne : mon optimisme est communicatif comme ma joie de vivre. Mes deux virus à propager sans modération. À demain alors ? Merci.
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l'Amitié grâce à la Littérature
26/02/2020 10:45
Lorsque la Littérature conduit tout naturellement à l’Amitié.
Samedi, au cultura de Puget-sur-Argens, j’ai fait la connaissance d’adorables enfants accompagnés de leur mamie.
Des Raphaëlois, Fréjusiens, Roquebrunois mais aussi des Niçois et des Palois… Des rencontres touchantes, des échanges passionnés sur la lecture, les animaux… Des rendez-vous on été pris pour venir dans mon jardin découvrir Gustave, mon chêne.
Ma famille de cœur s’agrandit et j’en suis très touchée.
Les Paloises Mëlya, Noëlyne et Maëlys, trois sœurs venues en vacances chez leur mamie Raphaëloise, ont été grandement gâtées par leur maman. Elles vont avoir de quoi de lire pour un moment. Christiane qui repose un livre pour choisir « À l’assaut du bonheur » pour un cadeau de départ à la retraite. Léna qui n’a pas hésité à prendre « Gustave » pour le lire en devoir de classe pendant les vacances et en fera un résumé (demandé par la maîtresse). Une mention spéciale pour Mamie Annie (comme moi) des yeux rieurs (comme moi) et du bonheur à chaque parole échangée… Une grosse bise à Sinh Hoa qui veut dire Fleur sacrée en Vietnamien, sa maman nous a prises en photo. Je la garde précieusement pour moi.
Je finirai avec Aimy et Clémence. Aimy pour aimer et Clémence pour la douceur.
Mais l’Amitié ne s’arrête pas aux dédicaces. Celles-ci sont suivies d’effet.
Bientôt je reverrai Éric, Francis, Armand, Paul et d’autres. Les rendez-vous sont pris !
Et Natacha, mon amie peintre rencontrée à mes tous débuts, pour un événement très heureux.
Je n’ai absolument pas envie de vieillir mais là je voudrais que le temps passe très vite !
Alors que dire de plus : MERCI Émilie de Cultura Puget, mon amie de ma première heure d’auteure. Des deux côtés du miroir les Livres c'est la Vie !
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