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Un livre ou rien pour la Saint Valentin
07/02/2013 17:33
Dans une semaine, la Saint Valentin. Déjà des publicités, des slogans, des images de couples heureux s’offrant des voyages, des diners, des promesses … fleurissent aux quatre coins des rues sur affiches grand format, s’affichent sur les écrans des téléviseurs, chantent sur les ondes des radios. L’Amour en scène …
Je ferme les yeux et me revient en mémoire la première fois qu’un amoureux m’a fêté la Saint Valentin. J’étais très jeune, candide et j’avais des rêves plein la tête. Et cela n'a jamais changé, enfin presque !
Ce soir-là il est arrivé un peu en retard. C’était une époque où nos horaires étaient bien réguliers – pas de voiture, donc pas d’embouteillage -, où les habitudes commençaient tout juste à s’installer, où ma naïveté m’ôtait tout sentiment de jalousie. Je me disais « Il est en retard car il a sans doute raté un métro. Il est en retard à cause d’un client de dernière minute ». Pas même une pensée inquiète ne m’effleura l’esprit. De surcroit, optimiste de nature, je me suis dit « tant mieux, je pourrai préparer une jolie table ».
Pas pour la Saint Valentin. La Saint Valentin, je n’y songeais même pas. Pourquoi faire ? Nous étions de jeunes amoureux, habitions un petit vingt mètres carrés sinistre, dans un abri de jardin transformé en habitation, sans chauffage. Pas un sou en poche. Fauchés comme les blés … faute de « blé ou d’artiche » !
Non ! Pas pour la Saint Valentin mais pour le plaisir des yeux. Le cœur chaud et la tête dans les nuages suffisaient à entretenir la flamme ; ainsi même une simple omelette prenait des allures de fêtes. J’aime encore de nos jours mettre la table avec application.
Il arriva avec un air très bizarre. Ses yeux, deux étoiles d’Amour. Dans le dos, ses deux mains tentaient de cacher un petit paquet plat qu’il déposa triomphalement dans mon assiette. Une chose colorée. D’abord surprise, puis curieuse, rieuse, heureuse, je défis le paquet cadeau de la chose colorée et je découvris avec une émotion indicible un livre. LE livre. La dernière parution de l’auteur que j’aimais. Tout de suite je passai du bonheur sublime au plus grand désarroi. « Tu n’aurais pas dû, il reste encore une semaine avant la paye, comment on va faire » ?
Pour toute réponse, une bise appuyée sur LE livre et une déclaration tonitruante : « je l’ai acheté avec mon argent de poche ». Devant mes yeux ébahis il ajouta : "un client à qui j’ai rendu un service m’a donné un pourboire pour aller boire un coup. Voilà j’ai bu chez le libraire, pour toi ». Nous étions si jeunes ! C’était il y a quarante huit ans.
L'amoureux est toujours mon homme, toujours à l’affût de mes moindres désirs.
Un tout petit cadeau pour une longue vie d’Amour.
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Le mariage pour tous
27/01/2013 22:21
Lorsque j'ai écrit mon roman "Un soir d'été en Sardaigne" j'ignorais qu'un an plus tard, le sujet serait d'actualité. Un sujet brûlant monopolisant toutes les énergies. Les pour et les contre. Les convaincus, les hésitants, les jusqu'auboutistes ... Et les politiques !
Julien et Matéo, tous deux mariés et l'un est même père d'une petite fille, se rencontrent dans une boite de nuit un soir d'été en Sardaigne. C'est le coup de foudre. Tout bascule. Le retour dans les familles hostiles est très difficile. Ils se cherchent, se trouveront-ils ? Trouveront-ils la véritable solution d'apaisement ? Les amours auront-elles raison des pressions ?
J'ai essayé d'analyser la situation qui dégénère et qui soulève tant de questions existentielles.
Je peux comprendre l'amour sous toutes ses facettes. Je peux comprendre qu'il faut transformer la raison en passion; la raison n'est pas de taille à lutter contre la passion (Spinoza). Que serait la vie sans passion ? Que serait une vie raisonnée où toute émotion disparaitrait ?
Mais à une condition de ne pas faire souffrir les autres. Et moi j'ai peur pour les autres. Pour les enfants !
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Oh surprise !
17/01/2013 09:50
Oh surprise ! Tout est blanc ! À Saint Raphaël ! Trop beau ! INATTENDU !
Eh oui, il ne sera pas dit que nous ne goûterions pas au plaisir de nos yeux :
Un beau ballet de flocons de neige qui virevoltent et se posent ici ou là. Splendide !
« Gustave » doit trembler de froid et Pépé Charles a déserté son banc (c’est pour les personnes qui m’ont fait l’honneur et le plaisir de me lire).
Même madame météo n’était pas au courant ! On ne va pas la chicaner !
Bizarrement, depuis plusieurs jours je n’arrivais pas à composer le plus beau texte de ma vie et là soudain tout me vient. Tous les mots qui me fuyaient, me narguaient, m’agaçaient, tous revenus avec la sagesse et la blancheur pure de ce spectacle.
Mon cher papa va être ému lorsque je le lui lirai dimanche pour ses quatre vingt dix ans. Ma maman quatre vingt treize ans et tous ses enfants, ses petits-enfants et arrière petits-enfants, tous autour de son gâteau, nous l’aiderons à souffler ses bougies. À cette pensée j’en suis tout émue !
Un miracle du ciel cette neige ? Un signal ? Le hasard pour emballer mon inspiration ?
Merci Madame la Neige, d’habitude je ne t’aime pas, tu me fais froid partout partout, mais là tu es la bienvenue !
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Mon cerveau
06/01/2013 11:19
Aujourd'hui c'est dimanche ! Je ne sais pas comment mon cerveau sait qu'on est dimanche. Il tourne au ralenti, refuse de m'inspirer, me taquine en me disant "pose-toi, il fait beau, les oiseaux sifflotent et toi tu veux encore "bouloter". je lève les yeux au ciel et en effet je constate qu'il est limpide, qu'un quart de lune traine encore un peu ici-bas. Il me semble même apercevoir quelques étoiles égarées à moins que ce ne soit le soleil qui me fait un clin d’œil malicieux. Tout est paisible dans ce monde agité.
Je ne fais jamais de grasse matinée parce que très jeune on m'a expliqué que ce sont les fainéants qui s'y adonnent et je l'ai cru. J'ai beau me coucher très tard, mon cerveau me réveille à heure fixe. Je suis conditionnée et je l'accepte car je n'aime pas me lever tardivement. J'ai le sentiment d'avoir perdu du temps pendant mon sommeil. D'autant que je ne peux même pas exploiter mes rêves, je ne m'en souviens jamais. Mon cerveau est un sacré farceur.
Hier je suis allée faire du repérage pour le tome 2 de mon roman "Gustave". Dans un souci de vérité et d'exactitude, j'ai foulé les rues étroites des Tourrettes, vérifié où se situent la poste, l'école, le chemin qu'empruntera mon personnage Simon, parlé aux passants pour connaître quelques anecdotes supplémentaires du village. Et là étrangement ce que je raconte dans mon premier livre m'a été redit par un habitant. Je croyais avoir inventé mais non, lors de ma première dédicace aux Tourrettes où je m'étais promis d'écrire un roman sur le Château, mon cerveau avait tout de suite capté la vérité de ce village et m'a guidée dans mes pérégrinations inventives. Mon cerveau est une éponge ivre.
Bon alors je fais quoi aujourd'hui, si je n'écris pas, si je me pose ? Alors je vais cuisiner ! J'adore cuisiner et j'adore manger. Les deux vont ensemble. Surtout cuisiner pour deux et déjeuner en amoureux c'est un vrai bonheur. Mon cerveau me souffle déjà la composition de mon menu, précisant que nous sommes dimanche et qu'il faut élaborer un menu festif. Mais comment il sait qu'on est dimanche ?
Bon dimanche et bon appétit.
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Rien !
03/01/2013 22:01
Les jours se suivent et se ressemblent. Déjà trois jours dans cette nouvelle année. Trois jours qui se sont déroulés dans une monotonie et une hébétude générale. Le réveil est affligeant.
Le premier de l’an, la bouche pâteuse, le foie en décomposition et le manque de sommeil justifient amplement les silences et les humeurs disparates.
Le deux de l’an, on appréhende un peu la prise de nouvelles. À la télévision, on nous montre la furie furieuse du cyclone à la Réunion. Et bien évidemment on écopera du sempiternel « c’est l’un des plus grands cyclones … ». Photos à l’appui, on nous montre le décor dans tout son décor désastreux. Cela nous arrache un soupir et un « les pauvres » ! Tout en sachant que nous devrons payer la note par solidarité. On n’avait vraiment pas besoin de ça pleure une pauvre femme.
Un immeuble a pris feu. Quelques victimes qui ont fait se déplacer notre E.Valls et Cécile Duflot. Ils avaient bien des mines de circonstance, mais pas de circonstances atténuantes !!! L’immeuble pas très vieux était entretenu correctement. Alors ?
Les ventes de voitures françaises sont en net recul. Pas les voitures étrangères qui elles sont en progression de ventes. Mieux finies, plus fiables … Nous on fait la grève !
Jacques Tardi « je refuse la légion d’honneur ». Combien de français savent qui il est ? On s’en moque et c’est tant mieux cela nous fera des économies.
Pas bien gai tout ça. On avait pris de bonnes résolutions mais le cœur n’y est pas.
Le trois de l’an, ce matin donc, l’horreur … comme l’an dernier … et chez les Suisses … Pas possible ! Si, si ! Un déséquilibré a tiré sur des personnes qu’il connaissait. L’excuse, il avait bu. Non ce n’est pas parce qu’il avait une arme et qu’il s’en est servi. Après on nous explique qu’on lui avait retiré son arsenal d’armes à feux qu’il détenait chez lui mais comme les militaires ont le droit de garder leur arme après le service, le trafic est chose aisée. Le pauvre tireur est malade, sans ressources, au chômage, mais il avait de quoi picoler, s’approvisionner d’une arme et enfin de tirer. En Suisse … le pays du gruyère à gros calibre.
Et enfin notre Gérard n’en finit pas de nous narguer. Franchement il commence à nous fatiguer. Le voilà citoyen russe. À ta santé Gérard sauf que la Vodka frelatée ne vaut pas ton bon vin ! Tu vas y laisser tes plumes de coq !
Mais que m’arrive-t-il à ronchonner ? Je viens de prendre conscience de ma naïveté. Je croyais que les armes allaient se taire, que les hommes allaient devenir raisonnables, qu’on allait tous se serrer les coudes, acheter français, partager avec ses voisins, mériter ses médailles. Pourquoi parce qu’on est en 2013 ? Qu’y a-t il de changé du 31 décembre 2012 au 3 janvier 2013. Rien. On prend les mêmes et on recommence !
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