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Demain
27/08/2012 22:10
Demain, parce que ce soir je suis fatiguée, je vous entretiendrai sur la gentillesse. je l'ai côtoyée cet été, je l'ai appréciée. C'est important la gentillesse. C'est une valeur sûre.
Alors à demain.
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Adieu l'ami
25/08/2012 09:57
Aujourd'hui je ne vous apprendrai rien. En effet, hier, toutes les radios, toutes les télévisions, en nous annonçant son décès, ont rendu hommage à Jean-Luc Delarue . J'ai eu envie d'écrire Monsieur Jean-Luc Delarue mais pour moi ce n'est pas un Monsieur mais un ami. Nous ne nous connaissions pas bien évidemment. En apprenant sa disparition j'ai reçu un grand coup de poing à l'estomac.
Bien sûr tous les jours des gens meurent du cancer, du sida, de rupture d'anévrisme ou autres maladies de notre siècle. Sans parler des violences, crimes et attentats.
Seulement Jean-Luc était entré chez moi tous les midis, à un moment creux de ma vie. Je m'en souviens précisément. J'avais été licenciée et étais en recherche d'un nouveau travail. Il était l'homme des défis, par exemple lorsqu'il accompagnait sur les marchés Jean-Pierre Coffe, qui avec sa gouaille et ses colères nous amusait. Avec trois fois rien ils nous expliquaient qu'on pouvait nourrir des familles. Ce n'était pas toujours vrai mais ça marchait.
Du rêve et de la bonne humeur !
Il était jeune et beau. Il était drôle. Il parlait avec beaucoup d'amour de sa grand-mère. Et ça nous faisait du bien. C'était sur Canal Plus. Rien avoir avec les émissions d'aujourd'hui que je ne regarde plus du reste. Pas le temps et pas envie parce que pas drôle !
Et puis un jour, celui que l'on surnommait le gendre idéal, il n'a hélas guère eu le temps de le prouver, a amorcé une glissade dont il n'a jamais pu arrêter le cours. Il était seul ! Seul avec lui-même et peut-être contre lui-même. Comment supporter ce succès foudroyant qui grille tout discernement et vous brûle vos chances ? Ce poids lourd à porter vous fait rencontrer la solution dite miracle, le faux ami. La drogue !
Ils étaient où ses amis qui aujourd'hui lui cirent ses bottes "inanimées" ? Pas un n'a pu le tirer de ce gouffre où il s'enfonçait ? Combien l'ont traqué ? Qui l'a dénoncé ? Qui gênait-il ? Il a essayé de s'en sortir, combien se sont moqués de sa caravane ?
Quand on a demandé à ceux et celles qu'il a aidés, s'ils avaient rencontré Jean-Luc ces derniers temps, l'une a répondu je lui ai écrit, l'autre je lui envoyais des mails... Peut-être ne pouvaient-ils rien faire de plus ? TROP TARD !
Monsieur Jean-Luc, si votre vie peut servir d'exemple à notre jeunesse et nous obliger à regarder autour de nous et à tendre la main au bon moment alors votre courte vie aura servi à quelque chose. ADIEU L'AMI !
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Tolérance/complaisance
23/08/2012 10:04
"Quand tolérance devient complaisance". Je lisais ce matin un article à ce propos et je m'interroge.
La tolérance a des limites très larges. XXL. Tous les pouvoirs. Tous les abus !
Lorsqu'on veut limiter la tolérance par prise de conscience, alors on est traité d'intolérant.
Lorsqu'on veut se révolter parce que la tolérance peut devenir insupportable alors on est traité d'intolérant.
Tolérer un geste de colère, une parole déplacée, un mouvement d'humeur. Il faut encaisser sinon on est traité d'intolérant.
On peut tolérer que votre entourage ait une approche de la vie différente de la vôtre. On le voit dans la façon de se nourrir, les uns aiment le salé, les autres le sucré. Dans la façon de se parfumer, les uns aiment les parfums doux, les autres poivrés. Dans la façon de se vêtir, le long - le court, mode féminine ou masculine. Les "touche pas à" fleurissent. La tolérance dans la diversité est nécessaire et même vitale. La tolérance dans l'adversité est nuisible et peut être fatale.
Où la tolérance devient intolérable c'est quand elle se mue en complaisance par solution de facilité. Parce qu'il faut se plier aux diktats de la société actuelle. Parce qu'une minorité fait entendre sa voix contre une majorité silencieuse. Parce que la lâcheté des uns rend inaudibles les autres. La complaisance c'est la canne blanche.
Quand l'intolérable vous pourrit la vie au point de vous laisser sans voix, alors la décadence de la société est en route ! Complaisance oblige !
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Elvis Presley
18/08/2012 10:29
« Je ne connais absolument rien à la musique, pour ce que je fais, je n’en ai pas besoin » Elvis Presley.
En première lecture, cette phrase d’Elvis frôle l’insolence. Mais en y réfléchissant bien, elle illustre parfaitement le personnage.
CAR, il avait sa voix avec ses trémolos, il avait déplacé les foules, fait danser et se déhancher des générations entières. Il avait fait rêver, il avait allumé les cœurs, certainement favorisé des amours heureuses. Il avait sa beauté, son style, ses chansons inoubliables « it’s now or never », « love me tender », « don’t be cruel », « are you lonesome to night » sans oublier « king créole » et tant d’autres ...
Il était le KING, alors s’il ne connaissait pas la musique quelle importance ? Il était la musique, il vivait la musique, il incarnait la musique.
Il a laissé son empreinte dans mon cœur et dans ma vie, et si je devais le paraphraser :
« Je ne connais absolument rien à la littérature, pour ce que je fais, je n’en ai pas besoin » Cela ne marcherait pas. Bien évidemment !
Il faudrait impérativement que j’ajoute : c’est mon instinct primitif de survie qui fait l’essentiel ». Quand bien même, ça ne marcherait pas vraiment !
Il n’y avait que le KING pour oser !
Et moi, Elvis, je continue à te chanter !
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Le dégoût
17/08/2012 17:08
Cette sensation qui vous prend brusquement. Cette sève amère qui monte insidieusement du ventre aux lèvres. Cette nausée qui vous coupe le souffle. Le dégoût !
Ne rien voir, ne rien savoir ! Tout voir et tout savoir. Le dégoût !
La tristesse s'en vient à son tour. La déception est indomptable. Le dégoût !
Comment s'en débarrasser ? Comment se laver de cette offense ? Plus fort est le dégoût !
Une solution cependant, relativiser. Mais relativiser n'est-ce pas abdiquer ?
Abdiquer n'est-ce pas accepter la pire des compromissions dans un silence assourdissant ?
Le silence, est-ce la bonne solution dans ce monde où tout le monde beugle pour alimenter le dégoût ?
Le coeur n'est plus qu'un moignon atrophié, la raison n'est plus que déraison, le regard s'éteint. Le soleil se voile, les étoiles ternissent, le parfum n'est plus qu'une boule puante.
À force de vouloir tout normaliser, le danger s'installe, comme le dégoût !
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