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La neige à mes trousses !
23/02/2013 20:03
Il a fait beau toute la semaine... jusqu'à jeudi. Ensuite, demandez le programme : jeudi soir la grêle, vendredi la pluie et samedi la neige. Ce samedi matin en me levant, je n'ai eu qu'une envie, rester au chaud, à la maison. Mais je me devais de tenir mes engagements, le courage au ventre, je me suis préparée à ma journée de dédicaces. Un peu angoissée, je l'avoue. Une neige fondue nous a accompagnés jusqu'à l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux. Et je pensais déjà au retour inexorablement très difficile. Et là, un accueil digne d'une star ! Tout d'abord, l'accueil chaleureux d'Alexandra la Responsable de l'Espace Culturel. Une table recouverte d'une nappe rouge, mes livres en évidence posés dessus et des affiches annonçant ma présence apposées en pointillés sur toutes les entrées et sorties du Centre Leclerc. Il n'en faut pas plus pour se sentir la "bienvenue". Franchement je pensais que j'allais compter les visiteurs sur les doigts d'une seule main. Les villages au-dessus de Montauroux, Mons et Callians, étaient enneigés depuis la veille, sans parler des petites routes verglacées. Eh bien non, les Varois sont plus courageux que les Parisiens qui se figent dans quelques centimètres de neige. Le sourire, l'amabilité et l'intérêt pour l'auteure venue à leur rencontre a fait de moi une personne comblée. Mes séances de dédicaces sont toujours enrichies de rencontres exceptionnelles. Parfois le contact a quelque chose de surnaturel. Comme un message secret qui passe de l'un à l'autre, comme une amitié qui s'installe sans préambule, comme une étoile qui s'accroche au firmament.
Ce samedi, donc, j'ai bavardé avec un petit garçon de neuf ans. Un regard intelligent, un sourire ensoleillé, une curiosité saine. Un adorable petit blondinet. Il attendait sa maman qui s'éternisait chez le coiffeur dans la galerie commerciale du Centre Leclerc. Il partait, revenait, repartait, revenait pour s'assurer que j'étais encore bien là. Il voulait que sa maman fasse ma connaissance. Il m'a questionnée sur mes livres, mes peintures. Cet admirateur je ne l'oublierai jamais. Je lui ai donné quelques conseils pour plus tard, j'espère que lui aussi ne m'oubliera pas. Un ange est aussi passé par là, ce samedi. Chrystelle C. qui en coup de coeur m'a donné une bonne adresse. Le contact avec Sylvie S. a été pris.
La cerise sur le gâteau fût un regard généreux posé sur moi à la fin de la journée. J'étais un peu fatiguée mais je sentais que quelque chose d'exceptionnel allait se passer. Je suis réceptive à cette sorte de télépathie. J'ai rendu ce regard avec des paillettes dans les yeux. Et là on ne dira pas que le hasard n'existe pas, qu'il ne fait pas bien les choses. "Gustave" a ravivé les souvenirs de Michèle. Son père Charles (ça ne s'invente pas) avait failli racheter le château de Tourrettes. Une émotion indicible nous a submergées. Pourquoi ai-je donné le prénom de Charles au grand-père dans "Gustave", une prémonition ? Michèle attendait son mari et nous avons pu ainsi discuter à loisir. Nous semblions transportées dans un monde dans lequel deux amies de longue date échangeaient des propos chers à leur coeur. Plus nous échangions et plus nous nous trouvions des points communs. Lorsque Richard, son mari, est arrivé, il nous a trouvé en grande conversation et a attendu un peu en retrait, avec infiniment de délicatesse. Puis il nous a rejointes et avec humour a taquiné Michèle. Un très beau couple complice, aussi complice que le mien. La complicité s’est installée dans la durée. Nous sommes restés ainsi un bon moment à bavarder, lorsqu'à son tour, mon mari est venu me rechercher, il ne restait plus qu'à faire les présentations. Ce soir, lors de son dîner avec ses deux soeurs, (un autre bienfait du hasard), Michèle offrira "Gustave" à chacune d'elles, dédicacés en souvenir de leur papa Charles, en plus du sien et de "Retourne de là où tu viens" dans le souhait de mieux me connaître.
Décidément, une fois de plus, « Gustave » l’a emporté haut la main sur ses grands frères ! Sur le chemin du retour, le spectacle blanc qui s'offrait à nos yeux était majestueux, des flocons de neige voltigeaient sur notre pare-brise comme de belles danseuses sur la musique du Boléro de Ravel. Dame Neige, tu as beau être à mes trousses, finalement, tu me portes chance !
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Dédicaces
19/02/2013 21:30
Cela fait deux mois, tout juste jour pour jour, que je ne suis pas allée à la rencontre de mes lectrices et lecteurs. Cela m'a permis de terminer "Lettre à Pépé Charles". Il est entre les mains de l'imprimeur.
Aussi ce samedi je redémarre à l'Espace Culturel du Centre Leclerc à Montauroux et j'y dédicacerai mes romans. Si vous passez par là, n'hésitez pas à venir à ma rencontre.
Sinon, comme d'habitude je ne manquerai pas de vous faire partager mes émotions. C'est toujours assez miraculeux ce genre de rencontres.
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Mardi gras
13/02/2013 21:51
Cet après-midi j'ai enfin lâché mon écran, mes livres, mes plumes et pinceaux pour sortir prendre l'air. Il faisait très beau et je n'avais pas mis le nez dehors depuis une semaine.
Quelle belle idée ai-je eue là ! C'était mardi gras à Saint Raphaël. Sur la grande Place Coullet, tous les enfants déguisés paradaient suivis de quelques chars, quelques équilibristes, le tout très coloré pour une ambiance très décontractée. Petits et grands se déhanchaient au son de la musique "c'est bon pour le moral". Oui c'est bon pour le moral, d'oublier l'espace de mardi gras tous les travers de notre monde moderne. Une petite fête toute simple qui m'a mise en joie ! "elle est pas belle la vie"?
Et que la fête continue !
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Un parfum de bonheur
10/02/2013 16:11
« Être créatif est un moyen de donner sens à sa vie » Irvin Yalom
Extrait de : « Le problème Spinoza ».
- Je ne connaissais pas cet auteur, Irvin Yalom. Je ne connaissais pas grand chose non plus de Spinoza.
- Le premier est un psychothérapeute. Le second, un philosophe au destin solitaire qui inventa une éthique de la joie.
- Le premier est connu mondialement pour ses œuvres philosophiques et littéraires, et le second fut excommunié pour sa liberté de penser. Il dérangeait !
- Ce gros pavé de près de sept cents pages m’a appris plus de choses que tous les livres lus depuis mon plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui.
- Ce livre pose des questions sur la Bible, sur tous ces « dictateurs de la pensée » qui trichent, mentent pour mieux nous asservir.
- L’action narrative se passe tantôt en avril 1656 pour Spinoza, tantôt en mai 1910 pour Rosenberg, le cerveau et le bras droit d’Hitler.
- Spinoza voulait libérer l’homme des croyances religieuses infondées et troublantes. Il désirait une religion juste et libérée de toute oppression.
- Rozenberg voulait anéantir le peuple juif, occultant sa propre judaïcité, sûr de son bienfondé pour libérer sa mère patrie l’Allemagne. Pire nazi que « le plus doux des nazis » - euphémisme !
- Nous sommes en 2013 et encore de nos jours des fondamentalistes, des intégristes de toutes religions, des terroristes, appelons-les comme on veut, essayent d’asservir le petit peuple. Les viols, les membres coupés, les lavages de cerveau et la terreur distillée en grand format, en pleine rue et quotidiennement, leur servent de machine de guerre.
Je commence ce jour, toujours du même auteur : « La méthode Schopenhauer ».
Où comment un psychologue, à la veille de sa mort annoncée par une maladie irréversible, se revisite en essayant de comprendre son plus grand échec de psychothérapeute.
Pour les amoureux de la philosophie, pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais eu la chance de fréquenter les bancs des amphithéâtres pour étudier les philosophes, voici un auteur qui aborde les sujets de la VIE et les décortique avec une décontraction et une justesse profonde.
Les livres d'Irvin Yalom se lisent comme des romans … la philosophie en prime ! Aux néophytes comme moi, je vous le conseille.
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Un livre ou rien pour la Saint Valentin
07/02/2013 17:33
Dans une semaine, la Saint Valentin. Déjà des publicités, des slogans, des images de couples heureux s’offrant des voyages, des diners, des promesses … fleurissent aux quatre coins des rues sur affiches grand format, s’affichent sur les écrans des téléviseurs, chantent sur les ondes des radios. L’Amour en scène …
Je ferme les yeux et me revient en mémoire la première fois qu’un amoureux m’a fêté la Saint Valentin. J’étais très jeune, candide et j’avais des rêves plein la tête. Et cela n'a jamais changé, enfin presque !
Ce soir-là il est arrivé un peu en retard. C’était une époque où nos horaires étaient bien réguliers – pas de voiture, donc pas d’embouteillage -, où les habitudes commençaient tout juste à s’installer, où ma naïveté m’ôtait tout sentiment de jalousie. Je me disais « Il est en retard car il a sans doute raté un métro. Il est en retard à cause d’un client de dernière minute ». Pas même une pensée inquiète ne m’effleura l’esprit. De surcroit, optimiste de nature, je me suis dit « tant mieux, je pourrai préparer une jolie table ».
Pas pour la Saint Valentin. La Saint Valentin, je n’y songeais même pas. Pourquoi faire ? Nous étions de jeunes amoureux, habitions un petit vingt mètres carrés sinistre, dans un abri de jardin transformé en habitation, sans chauffage. Pas un sou en poche. Fauchés comme les blés … faute de « blé ou d’artiche » !
Non ! Pas pour la Saint Valentin mais pour le plaisir des yeux. Le cœur chaud et la tête dans les nuages suffisaient à entretenir la flamme ; ainsi même une simple omelette prenait des allures de fêtes. J’aime encore de nos jours mettre la table avec application.
Il arriva avec un air très bizarre. Ses yeux, deux étoiles d’Amour. Dans le dos, ses deux mains tentaient de cacher un petit paquet plat qu’il déposa triomphalement dans mon assiette. Une chose colorée. D’abord surprise, puis curieuse, rieuse, heureuse, je défis le paquet cadeau de la chose colorée et je découvris avec une émotion indicible un livre. LE livre. La dernière parution de l’auteur que j’aimais. Tout de suite je passai du bonheur sublime au plus grand désarroi. « Tu n’aurais pas dû, il reste encore une semaine avant la paye, comment on va faire » ?
Pour toute réponse, une bise appuyée sur LE livre et une déclaration tonitruante : « je l’ai acheté avec mon argent de poche ». Devant mes yeux ébahis il ajouta : "un client à qui j’ai rendu un service m’a donné un pourboire pour aller boire un coup. Voilà j’ai bu chez le libraire, pour toi ». Nous étions si jeunes ! C’était il y a quarante huit ans.
L'amoureux est toujours mon homme, toujours à l’affût de mes moindres désirs.
Un tout petit cadeau pour une longue vie d’Amour.
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