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L'amitié
01/03/2013 10:37
J’observe « en off » un couple qui se retrouve avec un plaisir sincère. Deux amis généreux et attentifs l’un vers l’autre. C’est si rare qu’il faut que je vous raconte :
Il l’attendait un large sourire aux lèvres. Elle est arrivée, avec une minute de retard, essoufflée. Il la rassure, il venait juste d’arriver lui aussi. Elle le croit et elle lui sourit.
Quelques secondes de flottement, un large regard circulaire pour chercher où se poser, et de connivence, ils s’assoient un peu en retrait à une table, dans cet élégant salon de thé où il lui avait donné rendez-vous.
L’amitié s’installe entre eux sans ambages. Aucun protocole, aucun faux semblant.
Il la regarde soudain et la fait parler. Et elle parle, parle à cet ami qui l’écoute avec une infinie gentillesse.
Leur amitié ne fait aucun doute. Lui aussi raconte ses préoccupations immédiates, sa gestion du temps, ses vacances familiales. Elle s’excuse, elle lui prend son temps. Lui la tranquillise, sa famille comprendra, il avait besoin de la rencontrer. Touchée !
Il lui offre un livre. Il lui explique son choix. Elle est ravie. Un livre !
Mais elle savait qu’il n’arriverait pas les mains vides. Elle avait pris des notes et remarqué qu’il aimait les confitures. Elle lui offre des confitures mitonnées par ses soins la veille, avec les fruits du jardin, l’assure-t-elle. Touché !
Lorsque les consommations arrivent, tout de suite, il lui demande si elle ne désire pas autre chose. Elle voulait justement l’inviter à aller choisir des pâtisseries. En dégustant leurs gâteaux, ils partagent en même temps, des petites confidences qui scelleront un peu plus leur amitié.
Il ne porte pas de montre. Comme pour lui laisser la maîtrise du temps. Après un rapide coup d’œil à la sienne, elle voit qu’ils ont largement dépassé le temps qu’ils s’étaient impartis.
Une fois encore, il la rassure. Une heure ou une heure et demie, peu importe. Il fallait bien ça lui dit-il ! Oui, acquiesce-t-elle, avec un léger regret dans la voix, houspillant ces minutes qui leur ont filé entre les doigts et qui soudain les ramènent à la réalité.
L’heure est au départ. Il se lève, s’approche de la table voisine où quelques jeunes filles discutent bruyamment. Il leur tend son appareil photo. Il la prend par les épaules et tous deux sourient face à l’objectif.
« Je vous l’enverrai, promet-il » !
Clic, clac ! Immortaliser ce moment magique, témoignage ineffable de leur amitié sincère et complice.
Dehors, ils font encore quelques pas ensemble. Ils se reverront aux prochaines vacances.
Quand l’amitié passe par là !
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La neige à mes trousses !
23/02/2013 20:03
Il a fait beau toute la semaine... jusqu'à jeudi. Ensuite, demandez le programme : jeudi soir la grêle, vendredi la pluie et samedi la neige. Ce samedi matin en me levant, je n'ai eu qu'une envie, rester au chaud, à la maison. Mais je me devais de tenir mes engagements, le courage au ventre, je me suis préparée à ma journée de dédicaces. Un peu angoissée, je l'avoue. Une neige fondue nous a accompagnés jusqu'à l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux. Et je pensais déjà au retour inexorablement très difficile. Et là, un accueil digne d'une star ! Tout d'abord, l'accueil chaleureux d'Alexandra la Responsable de l'Espace Culturel. Une table recouverte d'une nappe rouge, mes livres en évidence posés dessus et des affiches annonçant ma présence apposées en pointillés sur toutes les entrées et sorties du Centre Leclerc. Il n'en faut pas plus pour se sentir la "bienvenue". Franchement je pensais que j'allais compter les visiteurs sur les doigts d'une seule main. Les villages au-dessus de Montauroux, Mons et Callians, étaient enneigés depuis la veille, sans parler des petites routes verglacées. Eh bien non, les Varois sont plus courageux que les Parisiens qui se figent dans quelques centimètres de neige. Le sourire, l'amabilité et l'intérêt pour l'auteure venue à leur rencontre a fait de moi une personne comblée. Mes séances de dédicaces sont toujours enrichies de rencontres exceptionnelles. Parfois le contact a quelque chose de surnaturel. Comme un message secret qui passe de l'un à l'autre, comme une amitié qui s'installe sans préambule, comme une étoile qui s'accroche au firmament.
Ce samedi, donc, j'ai bavardé avec un petit garçon de neuf ans. Un regard intelligent, un sourire ensoleillé, une curiosité saine. Un adorable petit blondinet. Il attendait sa maman qui s'éternisait chez le coiffeur dans la galerie commerciale du Centre Leclerc. Il partait, revenait, repartait, revenait pour s'assurer que j'étais encore bien là. Il voulait que sa maman fasse ma connaissance. Il m'a questionnée sur mes livres, mes peintures. Cet admirateur je ne l'oublierai jamais. Je lui ai donné quelques conseils pour plus tard, j'espère que lui aussi ne m'oubliera pas. Un ange est aussi passé par là, ce samedi. Chrystelle C. qui en coup de coeur m'a donné une bonne adresse. Le contact avec Sylvie S. a été pris.
La cerise sur le gâteau fût un regard généreux posé sur moi à la fin de la journée. J'étais un peu fatiguée mais je sentais que quelque chose d'exceptionnel allait se passer. Je suis réceptive à cette sorte de télépathie. J'ai rendu ce regard avec des paillettes dans les yeux. Et là on ne dira pas que le hasard n'existe pas, qu'il ne fait pas bien les choses. "Gustave" a ravivé les souvenirs de Michèle. Son père Charles (ça ne s'invente pas) avait failli racheter le château de Tourrettes. Une émotion indicible nous a submergées. Pourquoi ai-je donné le prénom de Charles au grand-père dans "Gustave", une prémonition ? Michèle attendait son mari et nous avons pu ainsi discuter à loisir. Nous semblions transportées dans un monde dans lequel deux amies de longue date échangeaient des propos chers à leur coeur. Plus nous échangions et plus nous nous trouvions des points communs. Lorsque Richard, son mari, est arrivé, il nous a trouvé en grande conversation et a attendu un peu en retrait, avec infiniment de délicatesse. Puis il nous a rejointes et avec humour a taquiné Michèle. Un très beau couple complice, aussi complice que le mien. La complicité s’est installée dans la durée. Nous sommes restés ainsi un bon moment à bavarder, lorsqu'à son tour, mon mari est venu me rechercher, il ne restait plus qu'à faire les présentations. Ce soir, lors de son dîner avec ses deux soeurs, (un autre bienfait du hasard), Michèle offrira "Gustave" à chacune d'elles, dédicacés en souvenir de leur papa Charles, en plus du sien et de "Retourne de là où tu viens" dans le souhait de mieux me connaître.
Décidément, une fois de plus, « Gustave » l’a emporté haut la main sur ses grands frères ! Sur le chemin du retour, le spectacle blanc qui s'offrait à nos yeux était majestueux, des flocons de neige voltigeaient sur notre pare-brise comme de belles danseuses sur la musique du Boléro de Ravel. Dame Neige, tu as beau être à mes trousses, finalement, tu me portes chance !
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Dédicaces
19/02/2013 21:30
Cela fait deux mois, tout juste jour pour jour, que je ne suis pas allée à la rencontre de mes lectrices et lecteurs. Cela m'a permis de terminer "Lettre à Pépé Charles". Il est entre les mains de l'imprimeur.
Aussi ce samedi je redémarre à l'Espace Culturel du Centre Leclerc à Montauroux et j'y dédicacerai mes romans. Si vous passez par là, n'hésitez pas à venir à ma rencontre.
Sinon, comme d'habitude je ne manquerai pas de vous faire partager mes émotions. C'est toujours assez miraculeux ce genre de rencontres.
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Mardi gras
13/02/2013 21:51
Cet après-midi j'ai enfin lâché mon écran, mes livres, mes plumes et pinceaux pour sortir prendre l'air. Il faisait très beau et je n'avais pas mis le nez dehors depuis une semaine.
Quelle belle idée ai-je eue là ! C'était mardi gras à Saint Raphaël. Sur la grande Place Coullet, tous les enfants déguisés paradaient suivis de quelques chars, quelques équilibristes, le tout très coloré pour une ambiance très décontractée. Petits et grands se déhanchaient au son de la musique "c'est bon pour le moral". Oui c'est bon pour le moral, d'oublier l'espace de mardi gras tous les travers de notre monde moderne. Une petite fête toute simple qui m'a mise en joie ! "elle est pas belle la vie"?
Et que la fête continue !
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Un parfum de bonheur
10/02/2013 16:11
« Être créatif est un moyen de donner sens à sa vie » Irvin Yalom
Extrait de : « Le problème Spinoza ».
- Je ne connaissais pas cet auteur, Irvin Yalom. Je ne connaissais pas grand chose non plus de Spinoza.
- Le premier est un psychothérapeute. Le second, un philosophe au destin solitaire qui inventa une éthique de la joie.
- Le premier est connu mondialement pour ses œuvres philosophiques et littéraires, et le second fut excommunié pour sa liberté de penser. Il dérangeait !
- Ce gros pavé de près de sept cents pages m’a appris plus de choses que tous les livres lus depuis mon plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui.
- Ce livre pose des questions sur la Bible, sur tous ces « dictateurs de la pensée » qui trichent, mentent pour mieux nous asservir.
- L’action narrative se passe tantôt en avril 1656 pour Spinoza, tantôt en mai 1910 pour Rosenberg, le cerveau et le bras droit d’Hitler.
- Spinoza voulait libérer l’homme des croyances religieuses infondées et troublantes. Il désirait une religion juste et libérée de toute oppression.
- Rozenberg voulait anéantir le peuple juif, occultant sa propre judaïcité, sûr de son bienfondé pour libérer sa mère patrie l’Allemagne. Pire nazi que « le plus doux des nazis » - euphémisme !
- Nous sommes en 2013 et encore de nos jours des fondamentalistes, des intégristes de toutes religions, des terroristes, appelons-les comme on veut, essayent d’asservir le petit peuple. Les viols, les membres coupés, les lavages de cerveau et la terreur distillée en grand format, en pleine rue et quotidiennement, leur servent de machine de guerre.
Je commence ce jour, toujours du même auteur : « La méthode Schopenhauer ».
Où comment un psychologue, à la veille de sa mort annoncée par une maladie irréversible, se revisite en essayant de comprendre son plus grand échec de psychothérapeute.
Pour les amoureux de la philosophie, pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais eu la chance de fréquenter les bancs des amphithéâtres pour étudier les philosophes, voici un auteur qui aborde les sujets de la VIE et les décortique avec une décontraction et une justesse profonde.
Les livres d'Irvin Yalom se lisent comme des romans … la philosophie en prime ! Aux néophytes comme moi, je vous le conseille.
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