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L'intelligence du coeur ...
07/07/2013 20:18
Samedi journée dédicaces à Cultura de Marseille Plan de Campagne. Encore me direz-vous ? Encore vos histoires qui ont l’air de n’arriver qu’à vous ? Et si c’était vrai ? Un fluide qui se propage et qui aimante les regards ?
Je voudrais vous parler de Mila l’artiste plasticienne. Pourquoi s’est-elle arrêtée en face de moi et pourquoi m’a-t-elle souri ? Et pourquoi avions-nous toutes les deux l’impression de nous refléter l’une sur l’autre avec un effet miroir ? Parce que nous avons la même passion de peindre et de mettre des mots dessus. Pour voir ses œuvres « mila l’artiste ». Splendide !
Je voudrais vous parler de la professeur pour personnes handicapées dont j’ai oublié le prénom (mille excuses, la fatigue …) et pourtant nous avons échangé notre passion de l’écriture un bon moment. Elle écrit mais n’ose pas ! J’ai essayé de l’encourager à se « jeter à l’eau ». J’espère y être parvenue.
Mais ce qui m’a le plus touché hier ce sont les enfants.
Je vais commencer par Éloïse. Une petite fille accompagnée de son papa s’est arrêtée devant mon stand. Je lui ai parlé, elle m’a écoutée. Plus je lui parlais et plus ses yeux brillaient. De temps en temps ses yeux se levaient vers son papa. Leurs regards se croisaient et se parlaient j’en suis sûre. En osmose. C’est assez rare pour le souligner. Puis son papa prit la parole : « le problème c’est qu’Éloïse a déjà trois livres à lire, alors on va réfléchir ». Je n’ai pas su voir si elle était d’accord ou si elle s’en remettait à son papa tout simplement. Ils se sont éloignés, Éloïse s’est retournée et m’a fait un petit signe de la main. Un bon moment après je sentis son regard posé sur moi. Elle était environ à quelques mètres de moi, près de la porte de sortie, moi en face et elle discutait avec son papa, avec une certaine insistance. Elle courut et se planta devant moi me regardant sans rien dire. Son père s’est également rapproché et m’a dit « Éloïse espère que vous n’êtes pas déçue si elle ne vous prend pas votre livre aujourd’hui. Elle vous lira plus tard ». Elle ajouta précipitamment « c’est promis ». Je l’ai embrassée, trop émue pour répondre et je lui ai offert un marque-page avec un petit mot. Plus j’y pense et plus je me demande pourquoi Éloïse a provoqué un tel retentissement en moi.
Puis sans crier gare, une véritable tornade s’est abattue sur moi. Une délicieuse tornade, que j’aurais voulu garder jusqu’au soir. Un petit bonhomme, mais vraiment le petit bonhomme, quatre ou cinq ans tout au plus, au regard vif et coquin, est arrivé à ma hauteur, deux livres sous le bras, lui aussi accompagné de son papa, et m’a dit « tu sais c’est mon copain le dinosaure. Tu as vu comme il est gros mon livre, plein de dinosaures » et vlan ! Il me le pose sur mon stand. Très naturellement. Pépé Charles et Gustave ont valdingué. Puis il a feuilleté le livre, le petit bout de chou m’expliquait ce qu’il savait déjà et comment avec son papa ils allaient dessiner, colorier et lire. Pour finir il ajouta : « tu te rends compte comme il est vieux et regarde celui-là ça se voit qu’il est mort ». J’étais sous le charme. Subjuguée ! Je l’ai vu repartir avec son papa qui s’est gentiment excusé en remettant mes livres en place mais qui était aussi heureux que son petit bonhomme. Dans leurs yeux, la promesse de belles heures de complicité à passer ensemble.
Deux sœurs, Laurie et Lysa avec leur maman. Adorables, souriantes et attentives. Pas trop lecture, pas trop livre, mais une envie quand même de me suivre. Elles m’observaient un peu comme une bête curieuse, un peu étonnées de voir cette bonne femme expliquer son parcours, raconter ses livres avec la passion qu’on me connaît. Et leur maman d’une voix douce et persuasive leur a dit : « vous avez bien travaillé toute l’année alors choisissez un livre chacune. Ce sera bien mieux qu’un cahier de vacances ». Je ne savais même plus dédicacer mes deux livres … "Bien mieux qu’un cahier de vacances » !
Ysaline une belle petite fille au regard fier. Lorsque je lui ai demandé l’origine de son prénom, elle m’a tout de suite répondu « Iseult » avec une lueur couleur flamme dans le regard. « Tu connais » ? « Oui c’est au programme au Collège » ! Quel bon en arrière ne m’avait-elle pas fait faire là ! Elle portait bien son prénom d’Ysaline.
Lorena avec un O me suis-je entendue signifier au moment de la dédicace. La maman a souri en s’excusant presque « elle y tient ».
Quel bonheur tous ces enfants chéris, gâtés, compris, soutenus ! Nous n’étions pas dans le seizième arrondissement de Paris, ni à Versailles ni à Monaco mais à Cabriès Plan de Campagne, un petit village entre Aix en Provence et Marseille. Je n’y ai vu qu’un signe « l’intelligence du cœur dans un regard d‘amour » .
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Sourires
06/07/2013 20:41
Ce soir, je rentre d'une journée de dédicaces. Je suis crevée ! Mais je viens de lire les commentaires de mes amies et je me sens régénérée. Merci les filles (c'est un surnom affectueux). Oui j'adore Jean Ferrat et je ne fais pas du sensationnel j'adore "MA France". Celles et ceux qui m'ont lue (oh satisfaction emprunte d'humilité) me comprendront et me recevront cinq sur cinq !
Promis demain je vous parlerai d'Éloïse, d'Ysaline, de Mila l'Artiste ... je tremperai ma plume dans l'encre de mes émotions. Doux rêves sur fond étoilé.
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Exister ... Bonheur !
04/07/2013 21:37
Le seul fait d’exister est un véritable bonheur de Blaise Cendrars
Est-ce si simple ? Est-ce que le seul fait d’exister est un bonheur, un véritable bonheur ou un passage obligé ? Est-ce que de se dire « j’existe et c’est magnifique » rend les choses plus faciles ? Est-ce que la raison permet ce genre de pensées un peu simpliste ? Bien sûr que non !
Alors ? Blaise Cendrars se serait trompé ? Ou alors Blaise Cendrars qui a également écrit « Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie » avait cette faculté de voir, de comprendre, d’analyser, d’aimer, de VIVRE. À l’encre bleue du ciel, noire des orages, rouge du baiser, verte de l’espoir. Couleurs arc en ciel de la VIE.
Car au fond, exister avec Bonheur ça existe ! Coexister avec Bonheur c’est Vital !
Car au fond, le Bonheur c’est quoi ? Où et comment le chercher, le trouver, le récupérer ? Partout !
Et surtout comment le garder ? Il faut toute une vie !
L’autre jour, je lisais une chronique sur un blog ami, celui de Cathy. Soudain j’entendis quelques accords de guitare, puis un cri du coeur "Bella", une musique entraînante, puissante, exotique, « Bella », sur des paroles qui m’ont touchée, Bella, une femme libre, à la beauté du diable et un homme fou amoureux à ses pieds, prêt à se damner pour Bella. Trois minutes cinquante de bonheur exclusif qui finissaient par m’obséder. Bella m’attirait au point de revenir chaque jour chez Cathy la réécouter pour prendre ma part de rêve. Ma petite part de bonheur.
Le lendemain, tout un après-midi, chez Chiara mon amie. Un échange en éclats de rire, en complicité, en approche amicale, en découvertes encore et encore. Je lui avais apporté un bouquet de tiges mauves du jardin, ma lavande, qui sentait la meilleure odeur du monde, l’odeur de notre amitié indéfectible et je suis repartie avec un petit bouquet de pois de senteurs, délicat comme elle, de son jardin.
Dans mon blog, des commentaires tout en mots qui chantent, qui dansent, des mots qui magnifient l’amitié, des mots complices qui me saluent, des confidences, des cris de désespoir aussi, de tristesse parfois.
Le seul fait d'exister ... Je remercie, je rassure, je console, je souris pour provoquer un sourire, là, par écrans interposés. Et je repense à Blaise qui trempe sa plume dans la VIE.
Si le bonheur n’entre pas par la porte principale, il trouvera bien son chemin par des portes latérales, par les fenêtres ou par les toits. Mais il entrera un jour ! Il vous prendra dans ses bras et vous portera tel un prince charmant sa princesse. Il faudra juste le reconnaître.
Exister et Bonheur en symbiose !
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Et de deux !
30/06/2013 08:33
Avec qui partager mes petits moments simples de bonheur, sinon avec vous mes amies et amis blogueuses, blogueurs. Hier, journée dédicaces à Cultura de Marseille la Valentine, pour présenter "Lettre à pépé Charles".
Est-ce parce que Marseille est la capitale européenne de la Culture ? Est-ce parce que Marcel Pagnol est au programme dans les collèges ? Est-ce parce que l’été s’installe enfin dans notre coeur et régénère notre bonne humeur ? Hier à Cultura de Marseille La Valentine, "Lettre à pépé Charles" me quittait allègrement pour entrer dans de nombreux foyers marseillais. Mon plus grand bonheur (et satisfaction pourquoi le cacher) était de voir des jeunes adolescents de 11 à 15 ans le mettre en concurrence avec "La gloire de mon père" livre à lire pour la rentrée scolaire . J’attends humblement leurs commentaires promis.
Vendredi j'ai reçu une deuxième chronique chaleureuse et enthousiaste que je vous laisse découvrir http://livrogne.com/2013/06/lettre-a-pepe-charles-annette-lellouche/
En rappel celle d'Annie Forest
http://lecritoiredesmuses.hautetfort.com/archive/2013/06/15/lettre-a-pepe-charles.html
Ce matin, les yeux encore fermés malgré mes deux tasses de café, je repense à tous ces kilomètres engloutis (hier 300kms), à toutes ces journées, le ventre presque creux (me nourrissant de la sympathie et des commentaires des lecteurs) et je me dis "oui le jeu en vaut la chandelle".
Pensées émues pour deux adorables jumelles Cassiopée et Bellana, pour Richard Coeur de Lion il se reconnaitra, pour Illana qui m'a promis ainsi qu'à sa maman de lire "Gustave" et de me téléphoner, pour Anne et sa générosité, pour Loris adorable petit bonhomme très éveillé et sûrement futur auteur, il connait déjà le titre de son livre "Histoire de ma vie", Laurent et Clément ....
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"Les deux guitares"
27/06/2013 09:19
"La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore" de Stendhal
Il se fait tard et le sommeil tarde à venir, un bouton poussé machinalement et déjà quelques notes de musique envahissent l’espace. Mon espace.
Charles Aznavour entre chez moi sans y être invité. Je ne l’ai pas entendu frapper à ma porte. Je ne lui ai rien demandé, mais voilà il est là. La magie des ondes qui m’apporte « les deux guitares » …
Entendez-vous cette musique qui vous dévore
Qui tourne en boucle, toujours encore et encore
Elle est là et vous répète à l’envi
Souviens-toi, souviens-toi aussi
Cette musique qui règle le tempo
Sur des souvenirs met des mots
Sur des images va crescendo
Sur la vague surfe allegro
Sur le cœur tel un rasoir
Griffe et laboure la mémoire
Pleurs de sang, rires de larmes
Entendez-vous cette musique vacarme
Tais-toi Charles, va-t-en
Range tes deux guitares
Ce soir c’est bien trop tard
Pour remuer les souvenirs d’antan
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