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Ma richesse
08/09/2013 10:38
« Aimer c’est trouver sa richesse hors de soi » de Alain
Je ne sais pas qui est Alain, mais ce que je sais c’est que ma richesse était là hier, dans cet antre de la culture, dans cette ville, dans ce brouhaha, dans cette sorte de folie artistique.
Ma richesse c’était hier avec Stanislas. Un petit bonhomme, haut comme trois pommes, et qui avec ses yeux d’amour m’a dit « j’ai aimé lire Gustave et je voudrais découvrir la suite ».
Ma richesse c’était avec Marius, cinq ans. Sa maman lui a demandé de prendre connaissance de la quatrième de couverture de « Gustave » avant de l’acheter. J’ai ouvert de grands yeux étonnés. Mais si, m’a-t-elle assurée avec une fierté amplement méritée. Marius a lu à haute voix, une voix juste, une intonation parfaite. Un attroupement s’est formé autour de nous. « Ma richesse » était à son comble.
Ma richesse était avec Paloma, Lenny, Sarah d’adorables enfants et adolescents mais aussi avec Hélène qui m’a touchée par son histoire, Cécile et Pierre un couple heureux, Camille, Hassna que je reverrai très prochainement dans son collège dans un programme pédagogique sur mes livres. Et tant d’autres. Et tant d’autres.
De mémoire, je crois n’avoir jamais rencontré autant de monde dans une même journée.
Les uns étaient stressés, expéditifs, une liste de fournitures scolaires à acheter.
Les autres flânaient en tenue encore estivale, dos nus, robes légères ou shorts, chemises et tongs. Bronzés et souriants.
Par vagues successives je les voyais arriver à en avoir le tournis.
Le tournis je l’ai encore ce matin. Je le chasse mais il ne me quitte pas. Les images défilent en continu.
L’ivresse de ma richesse. Ma richesse d’une succession de hasards qui m’installe, là, sur ma chaise et qui emballe ma Vie.
Alors même si parfois, j’en ai un peu marre, même si parfois je voudrais tout laisser tomber et reprendre ma vie d’avant, cela n’est plus possible. Baisser les bras ne me parait même pas envisageable. Ma fatigue n’aura jamais raison de moi. Mon amour reste vivace.
Je ne pourrais plus me passer de cette richesse hors de moi, riche des autres.
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Les mots ... sous silence !
06/09/2013 08:23
Ce soir les mots sont silence
Dans la tête un pas de danse
Le cœur suffoque muselé
Les yeux s’embrument délavés
La vie n’est que surprise
Rencontre ou méprise
La vie n’est que sourire
Larmes amères ou soupirs
Ils ne peuvent tout dire
Ni dévoiler ce doux délire
Qui peu à peu prend place
Et s’impose avec audace
En silence ils rendent justice
Tricotent et détricotent
Dans le doute emberlificote
En sourdine brouillent les pistes
Ce soir les mots sont silence
Sont montés à l’abordage
Pour un parfait sabordage
Dans la tête un pas de danse
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Les liens
02/09/2013 11:05
"Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison" de Victor Hugo.
Demain toutes les portes des écoles vont s’ouvrir sur l’avenir de notre jeunesse, notre force vive.
Des enfants vont pleurer en quittant leur protection maternelle, d’autres vont serrer les dents pour ne pas montrer leur désarroi. D’autres encore vont y entrer l’esprit confiant, l’œil vif et la tête bien droite.
Je me souviens de mes premières rentrées scolaires, c’était ma délivrance. Je savais que là serait ma liberté … Je le sentais intuitivement.
Il faut dire que j’ai eu la chance d’être « éduquée » par des maîtresses qui méritaient bien leur titre « LA maîtresse ». J’utilise sciemment le verbe « éduquer ». Ne dit-on pas l’éducation nationale ? Son rôle est primordial mais pas exclusif. Les parents ont un rôle aussi important à jouer. Beaucoup démissionnent, hélas. Il est vrai que pour certains les temps sont si durs !
Je me souviens, enfant, je revenais à la maison et je disais sur un ton très solennel : « la maîtresse a dit », « la maîtresse veut que… », « la maîtresse a expliqué pourquoi… », « la maîtresse m’a donné un bon point », la récompense suprême.
Et là j’étais la reine d’un jour à la maison.
Et là j’avais compris le processus… travail = la récompense suprême !
Mais les petits-enfants des baby-boomer ne réagissent pas de la même manière. Ils ne sont plus aussi malléables que nous l’étions à notre époque. La télévision, les jeux vidéo, les téléphones portables sont passés par là. Ils sont, pour le plus grand nombre, voués à eux-mêmes, seuls, dans cette marée virtuelle et inhumaine.
Il faut être à leur écoute. Aujourd’hui encore plus qu’hier !
Hier on disait « les surveiller comme le lait sur le feu », aujourd’hui on ne fait plus bouillir le lait, il est stérilisé à haute pression, il n’est plus en bouteille de verre il est en briquette jetable. Tout est dans l’instantané et l’éphémère. Tout est compacté, même l’existentiel. Les mots changent, les méthodes changent, les sentiments changent. Les liens se délitent de plus en plus.
N’exagérons rien, sinon nous tomberons dans le désespoir et la vie n’est que « des-Espoirs ».
Chaque fois que je rencontre des enfants qui me disent « je ne lis pas » ou « je n’aime pas l’école », je tends l’oreille. J’essaye de comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Et chaque fois qu’un enfant repart, après m’avoir écoutée, et que j’ai réussi à lui arracher une promesse « d’essayer » de changer d’avis, je suis infiniment heureuse, la gouttelette dans l’océan.
En cette semaine de rentrée des classes, Chères maîtresses de mon enfance, ma gratitude vous est acquise à vie.
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Bonne rentrée
01/09/2013 17:51
Le marathon des salons du livre, festival du livre, fête du livre, nocturnes littéraires et autres … se termine avec la fin de l’été.
Même si le soleil est toujours plus que jamais présent, même si le ciel immaculé continue à briller au-dessus de notre mer bleu azur, la fête est finie et me reste une nostalgie de tous ces enfants rencontrés, qui m’ont émue, m’ont chamboulée parfois, m’ont accompagnée toujours. Quel magnifique privilège qu’a été le mien, de leur parler, de leur sourire, de les encourager et de les aimer. Tous ces enfants étaient un peu les miens. Une si grande et si magnifique famille !
Tous s’apprêtent à prendre le chemin de l’école, du collège ou du lycée, comme pour nous le chemin de la rentrée littéraire.
Il n’y a pas d’âge pour aller vers son destin. Il y a juste une lumière qui nous guide vers le meilleur.
Téo, Laura, Eloïse, Laurie et Lysa, Isaline, Lorena, Lindsey et Miya, Clélie, Dziga, Léo, Paul et tant d’autres, je voudrais vous souhaiter une bonne rentrée scolaire ainsi qu’un avenir prometteur, même si tout n’est pas facile et rien n’est simple.
Tous les ans on nous annonce un mois de septembre difficile. Des manifestations se profilent à l’horizon, peut-être le bruit des armes et des bottes des soldats éclatera-t-il dans des pays voisins. Difficile de rester insensible mais à chacun son combat.
Bientôt nos arbres prendront la belle couleur mordorée de l’automne, les feuilles jucheront le sol des grands parcs, les fruits éclateront en bouche.
À toutes mes lectrices et lecteurs, à mes chères amies et amis du blog, je vous souhaite une rentrée en douceur.
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Laissons-les vivre !
29/08/2013 20:57
« Écrire, ce n’est pas vivre. C’est peut-être survivre » de Blaise Cendrars
Un petit enfant se réveille ce matin en Chine « pourquoi il fait noir » s’inquiète-t-il ? Pourquoi la cruauté et la bestialité ont-elles fait de lui un aveugle ? Énucléé ! Mais pourquoi ? Comment est-ce possible ?
Des petits enfants gazés à l’arme chimique dans leur propre pays. Par qui ?
Peu importe les responsables, même s’ils sont retrouvés. Même s’ils sont condamnés le plus sévèrement possible, comme la peine de mort, qui rendra la vue à cet enfant, pauvre victime d’un monde cruel ? Qui effacera les séquelles dues aux armes chimiques et qui rendra la vie à ceux qui l’ont perdue ?
Chaque jour apporte son lot de misère avec son contingent de morts, de blessés, certains handicapés à vie. Quel gâchis !
Chaque jour on nous explique qu’il faudra créer une nouvelle loi pour ceci ou pour cela. Ce ne sont que des mots qui n’effaceront hélas jamais les actes barbares. Parce qu’ils sont animés par des fous et comment lutter contre les fous ?
Notre monde est fou, malade, asphyxié, anémié, amputé de toute logique car si on décime à la base, qui sera la jeunesse de demain ?
Laissons-les vivre !
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