|
|
[ cinéma ] [ peinture ] [ littérature ] [ polar ] [ poésie ] [ roman jeunesse ] [ critiques ] [ mes humeurs ] [ Zinzolin ]
|
|
|
|
St Martin de Palières
23/08/2013 22:15
Demain, samedi, lever matinal pour aller dédicacer au salon du livre de St Martin de Pallières. Retour tardif après une heure et demie, voire plus, de trajet.
J'ai vendu mon âme à mes livres. Une aliénation totale et sans rémission possible. Ma liberté surveillée !
Chut ! Je vous raconterai.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Le petit potier
14/08/2013 10:37
"C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire." de Gandhi
Tous les ans, au moment de la saison estivale, vient sur notre bord de plage un petit potier. Avec son petit tour, de la terre glaise ocre rosée, ses doigts agiles, son pied qui inlassablement appuie sur la pédale.
Et ça monte et ça descend et ça lisse et ça modèle. Le visage de l’homme est grave, aucun signe de vie et pourtant ses yeux s’appliquent et guident ses mains.
Chacun retient son souffle, un petit enfant s’agite, trop long, trop silencieux. Il tire le bras de sa maman. À l’oreille sa voix lui murmure « tu vas voir, c'est un magicien » ! Son regard doux le rassure.
Émouvant lorsque enfin, d’un peu de terre et d’eau, un petit vase prend naissance, mieux, encore mieux, et encore, et encore. Un manège qui oscille dans un mouvement gracieux. Un ronronnement musical harmonieux. Quand on pense que c’est fini, non ! De sa main l’artiste caresse la terre, les doigts enrobés, un peu écartés, la tête penchée.
Tout le monde sursaute lorsque le pied stoppe la machine. Ensorcelés !
Le sourire sur le visage du potier est imperceptible.
C’est dans l’effort qu’il a puisé sa satisfaction. N’est-ce pas là le but de sa Vie ? Donner Vie à cette terre molle, la façonner, lui donner son empreinte ? N’est-ce pas là sa victoire ? L’emprise de l’homme sur la nature ou tout simplement le bonheur de la création.
Dernier acte, le potier récupère une petite assiette en carton, festonnée, blanche immaculée, y pose le joli vase et le tend à l’enfant qui d’impatient, quelques minutes auparavant, s’émerveille et balbutie un remerciement. Conquis !
Une belle leçon d’humilité, de don de soi. Magique !
Les spectateurs s’éloignent, l’enfant avance d'une démarche raidie, les yeux rivés sur son vase.
Un nouvel attroupement se forme et la magie repart pour un tour !
| |
|
|
|
|
|
|
|
Olivier, la rencontre improbable
12/08/2013 14:53
Ce soir je suis en état de veille. Impossible de rattraper le sommeil qui me fuit car il jalouse mes émotions de la journée. Une belle journée en effet. Une rencontre improbable alors que j’avais décidé de passer un moment tranquille, de me poser, loin des dédicaces, des livres qui consument mon existence, oubliant de vivre autrement que par eux.
Mes livres
Ivre !
Ma passion,
Mon aliénation,
Ma douce folie,
Mon nid.
Je suis face à l’ordinateur et mon esprit vagabonde. Je ressasse et je cogite et je revis ce moment précieux où il est apparu cherchant une table dans ce petit restaurant de plage. Pourquoi ai-je atterri là et pas ailleurs ? Et lui pourquoi ? Olivier, symbole de la paix !
Ah ! La tête qui cogite et qui mélange tout ! Toutes les émotions, les souvenirs, les allers-retours de toute une vie dans ce regard. Puis dans ce sourire. Puis dans ces paroles. Puis dans ce partage. Juste une rencontre improbable avec Olivier Pagès. Un artiste, lui aussi. Cinéma, théâtre, télévision ... Pas étonnant n’est-ce pas ? J'ai eu envie d'en savoir plus, je suis allée sur son site, Olivierpages.com Intéressante biographie alors qu'il parait simple et naturel. C'est ce qui m'a plu en lui !
Brusquement, mon écran me paraît bien lumineux.
Au moment précis où je travaille le mieux !
Parce que le cœur rejoint la tête et que les pieds sont calés sous la chaise.
Je ne peux fuir ! Ai-je envie de fuir ?
Cette rencontre improbable a remis de l’essence dans mon moteur. En toute candeur.
Candide !
« Gustave » m’interpelle « cesse de rêver, le tome trois t’attend ». Je sursaute, interrompant là mes rêveries.
Gustave, mon sucre d’orge, Pépé Charles ma pomme d’amour caramélisée. Simon l'amour inconditionnel.
Je n’avais pas pris garde à mes doigts qui déjà filaient, tout excités, sur le clavier.
« Pépé Charles, ton fils est là. Tu as tellement attendu ce moment et tu sembles perdre tous tes moyens. T’inquiète surtout pas, Simon va t’aider. Quand on aime comme il t’aime, il sera ton meilleur allié. N’a-t-il pas fait le plus gros du boulot ? Pépé Charles le train est là, prêt à t’embarquer pour le meilleur. Le pire est derrière toi.
Grand-père qu'est-ce que tu as ? Rien, Simon, Rien" !
Minuit, le marchand de sable passe ...
| |
|
|
|
|
|
|
|
Trois bougies
08/08/2013 08:45
Aujourd’hui jour anniversaire. Trois bougies.
Trois ans d’entretiens avec vous tous qui venez me voir régulièrement. Pour certains même plusieurs fois par jour, lorsque mon silence intrigue, ou j’ose espérer dans l’attente d’une chronique.
Ce matin je sors de ma réserve due à la fatigue, la chaleur, les routes, les dédicaces par tous les temps.
Tiens ! Justement le temps. « Gustave » est ravi. Dame nature lui rend visite ce matin en lui envoyant ses bises mouillées. Pluie rafraîchissante et salvatrice. « Gustave » se demandait bien quand elle allait enfin montrer le bout de ses gouttes. Il n’en pouvait plus et nous aussi.
On dit que la pluie porte bonheur, alors tchin tchin et que l’inspiration dure toujours et que votre amitié ne m’abandonne jamais.
Nonobstant, tous les jours en entrant dans la chambre forte de vos commentaires, en jetant un œil furtif sur les adresses IP, en consultant le tracé graphique des statistiques avec sa courbe qui monte en flèche ou qui chute vertigineusement en cette période estivale,
Chaque jour est un jour nouveau … Marée haute … Marée basse …
Ainsi va la VIE !
« Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c’est le seul moyen de prouver qu’on a une pensée libre et indépendante » de Boris Vian
Peut-être ai-je parfois écrit des bêtises, voulu partager mes joies, mes peines mais je l’ai fait en toute indépendance, sans hypocrisie …
Ce blog, mes livres et ma peinture … ma Liberté.
Et c’est au nom de ma Liberté que je tenais à vous remercier.
| |
|
|
|
|
|
|
|
D'ordinaire ...
04/08/2013 20:54
Deux jours de dédicaces ... deux jours de cauchemar ... C'est bien la première fois que cela m'arrive depuis 2010.
Non pas parce qu'on a très peu dédicacé, non pas parce que nos lecteurs n'étaient pas tous au rendez-vous ... mais parce que la chaleur nous enveloppés dans sa langue chaude et brûlante, parce que l'air était irrespirable, parce qu'il faut être fou pour dédicacer sur une place cintrée de hauts murs et serpentée de petites ruelles étroites. Pas de parasols, un soleil au meilleur de sa forme et quelques ombres fantomatiques provoquées par des arbres très peu coopératifs.
Quant à Tourves, pire ! La clim était en panne, la salle sombre. L’éclairage, des gros projecteurs qui surchauffaient l'atmosphère, au point qu'ils ont été éteints et nous voilà un peu plus dans la pénombre. Bizarrement on s'y habitue !
Au tout début, la chaleur ambiante ne nous a tout de même pas empêchés de papoter, histoire de faire passer le temps. Les femmes s’éventaient avec des éventails de fortune, les hommes s’épongeaient le front. Les auréoles sous les aisselles prenaient des allures de lac salé. Puis le silence a pris ses quartiers de noblesse. Et pas grand monde pour nous sortir de notre apathie.
D’ordinaire ces rencontres sont des moments très forts, là tout le monde était dans un état végétatif. Et je vous assure que je n’exagère pas.
Les bénévoles étaient vraiment navrés pour nous et ont redoublé d'efforts pour nous servir de l'eau, des cafés .... Même l’apéritif qui d’ordinaire attire beaucoup de monde (c’est le but des organisateurs) a été boudé résolument.
D’ordinaire … D’ordinaire … Avions-nous des têtes d’ordinaires ?
Merci à Elizabeth (avec un Z attention) et à Raymond son mari. J’avais déjà parlé d’eux. Ils nous avaient régalés de leur production de Limoncello liqueur de citron du jardin et de petits farcis cuisinés maison « of course » lors de ma toute première dédicace à Tourrettes. Toujours là, fidèles au poste pour venir passer un petit moment avec nous. Pour être tout à fait franche, Elizabeth a passé l’après-midi assise à côté de moi jusqu’à l’arrivée de mon maire ami pour l’apéritif. (Il était déjà passé dans la matinée). Merci aussi à mon amie « l’épouvantail ». Elle se reconnaîtra. Merci à Michèle et Nicole qui m’avaient rencontrée à Tourves l’an dernier et qui sont venues à ma rencontre cette année.
Vous avez dit « ordinaire » ? Oh non ! Juste un petit serpentin d'amitié et de reconnaissance qui a rendu supportable l'insupportable.
| |
|
|
|
|