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Qu'est-ce que la richesse ?
19/12/2013 15:32
« Il ne dépend pas de toi d’être riche, mais il dépend de toi d’être heureux »
de Epictète
Au fond c’est quoi « être riche » ?
La jolie maison que l’on a parée de meubles du plus criant design, de tapis et tentures et dont on se lassera rapidement, la belle voiture, des vacances au ski à Noël au cours duquel devant un vin chaud parfois on s’ennuie ?
L’argent que l’on a en banque et qui du jour au lendemain peut être dévalorisé et ne plus rien valoir ? Cet argent qu’on a réussi à gagner au prix de tant d’efforts, au prix de tant d’abnégation en oubliant la famille, les amis, dans une fuite en avant ? Cet argent qu’on ne sait même pas dépenser car on a eu tant de mal à le gagner ? Paradoxe, lorsqu’on est né pauvre, le rapport à l’argent est si difficile, si particulier. De savoir ce qu’est « le manque », freine la frénésie d’achats et paralyse les envies, même les poches pleines. Garder une poire pour la soif… Sait-on jamais ! Et on garde tout et on n’en profite pas ! Le temps manque également. Courir après la réussite, c’est oublier de vivre. C’est mettre le bonheur entre parenthèses ! S’en rend-on compte seulement ? Même pas !
Cette course au paraître qui déshumanise ! Une petite voix lointaine crie « c’est ça la richesse » ? Bien évidemment il n’est pas question ici de ces hommes qui se sont enrichis très rapidement et de manière spéculative. Ils se sont engouffrés dans une brèche béante et s’y sont emmurés. Dans leur tour démoniaque, ils vivent accros au toujours plus !
Déjà des voix s’élèvent. « Quand on n’a rien, on voudrait bien être à leur place ». Mais sont-ils heureux ?
Bien vite une autre voix répond :
Non non ! La véritable richesse je l’ai reçue hier à Cultura de Mandelieu.
L’accueil de Marie-Pascale, Chef de secteur livre, son empressement pour m’être agréable. C’est Marie-Pascale qui m’a ouvert en grand les portes des Cultura. Je lui voue une reconnaissance indéfectible. Le Directeur du magasin venu me voir pour faire ma connaissance, il avait entendu parler de moi, mais l’occasion ne s’était pas encore présentée de me rencontrer, m’a-t-il dit avec un sourire très spontané. Il est resté un moment près de moi. Nous avons bavardé … comme de vieilles connaissances. Avec toute l’équipe qui passait et repassait devant moi et échangeait quelques mots sympathiques quand le magasin se faisait un peu plus calme.
Avec Téo ! Arrivé l’après-midi. J’avais passé la matinée à me demander s’il allait venir comme promis. Il avait cours le matin s’est-il empressé de m’expliquer presque à s’en excuser. Qui de nous deux était le plus ému ? Ses yeux brillaient et les miens aussi. Téo a grandi, il a bien changé. Toujours aussi élégamment vêtu mais en plus affirmé ! La métamorphose en six mois … Son passage en quatrième à douze ans ? Il voulait tout savoir et moi j’étais fière de répondre à son intérêt grandissant. L’effet de mon blog, mis en favoris et qu’il consulte m’a-t-il affirmé tous les deux jours. Sa bise et celle de sa maman, à leur départ trop rapide à mon goût, valaient leur pesant d’or.
Avec Irma venue boire le café à la première heure et Natacha un sandwich le midi. Mes amies fidèles, riches de nos similitudes et qui ne ratent jamais l’occasion d’être là.
Et l’or je l’ai eu aussi avec les chocolats offerts par Marie-Pascale accompagnés d’un sourire si gentil et de ces mots « vous êtes notre auteur maison, c’est normal ».
Ça ne dépendait pas de moi d’être riche en dédicaces et elles ont été un peu moins nombreuses que l’an dernier, ici même. Il faut dire que nous étions un mercredi. L'impulsion des achats c'est le samedi et le dimanche à Noël. Les temps sont durs, les parents moins conciliants et pour cause. J’entendais les mamans dire « ah non, on n’a pas de sous » ou « un cadeau et c’est tout » ou « tu attendras les cadeaux des grands-parents, nous on ne peut pas »… ou… Mais est-ce le plus important ? Non !
Moi je me suis réfugiée dans ma tête, je repensais à mon premier noël. Celui de mes quatre ans où dans le préau de l’école, "là-bas" où j'avais déjà appris à lire et à écrire, on nous avait offert une orange et quelques friandises. Les chants de Noël s’élevaient haut et fort. Et je faisais plein de souhaits, les yeux fermés et les bras sagement croisés sur ma poitrine.
Je suis exaucée au-delà de toute espérance, même si cela a pris du temps. Beaucoup de temps !
Alors oui il ne dépend que de nous d’être heureux … simplement en allant vers les autres… quels échanges merveilleux !
Merci Père Noël.
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Téo !
17/12/2013 18:39
Mon cher Téo,
Je parle très souvent de toi en dédicaces. J'étais hier avec mon amie Chiara, mon ange gardien, et elle m'a demandé :
- Alors est-ce que tu as des nouvelles de Téo et est-ce qu'il viendra à la dédicace ?
- Comment savoir ? Je n’ai plus aucune nouvelle, aucun moyen de le joindre si ce n’est par mon blog. Il est sûrement très occupé avec ses études. À son âge, il a tant d’autres choses à penser, il est probable qu’il m’ait même oubliée. Je comprendrais !
Mais le père Noël vient de me faire un si beau cadeau : ta réponse.
Je suis ravie de te revoir. Vraiment. À demain Téo.
NB : Pour celles et ceux qui ont pris le train du blog en marche, voir à la page 14 "Lettre à Téo". J'y relate notre rencontre en dédicaces.
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En faisant scintiller notre lumière...
15/12/2013 19:05
« En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » Nelson Mandela
Cette citation je pourrais l’appliquer à l’équipe de Cultura de Puget-sur-Argens.
Une équipe dynamique, souriante, généreuse. Coralie, Émilie, Christèle et toutes les autres qu’il serait trop long de citer, en passant par Mathieu, toutes et tous étaient prêts à entrer dans la magie de Noël, prêts à renseigner, prêts à guider, prêts à en découdre avec leurs jambes qui n’ont pas été épargnées tout au long de la journée.
Hier j’ai démarré ma journée par un petit déjeuner offert cordialement par Grégory Courillau le directeur du magasin, au milieu de clients. J’étais arrivée très en avance et bien évidemment j’ai vécu avec grand plaisir ce petit moment convivial.
Puis les choses sérieuses ont commencé. L’installation de mes livres sur une table en demi-lune où déjà était posé un beau chevalet translucide illustré d’une belle affiche A3 annonçant ma dédicace et mon roman « Charles et Aurélien ». Voir mon nom écrit en gros m’impressionne toujours ! Une fois mes livres installés en corolle quelqu’un m’a dit en souriant « on dirait une forteresse avec ses tours ». « Et moi sœur Anne du haut du donjon » lui ai-je répondu ! Nous avons éclaté de rire.
Beaucoup de monde, la féérie des achats de cadeaux de Noël battait son plein. J’ai rencontré des gens charmants, heureux d’offrir mes livres dédicacés et bourrés de clins d’œil : « pour Nanou de la part d’Isabelle et de son beau-frère adoré, de Roméo pour Juliette pour notre premier Noël à deux, de Nathalie pour Romantica sa grande sœur, de Waldi pour Patricia sa maman la plus adorée, Denise pour sa maman Poupée et ainsi de suite avec à chaque fois des anecdotes croustillantes, passionnées et passionnelles. J’ai parfois été débordée et j’ai même manqué de livres. Heureusement mon Zorro n’était pas loin, et s’est dépêché de m’approvisionner en « refaisant les niveaux ». J’aime bien cette expression populaire car elle illustre bien là l’état d’ivresse qui s’était emparé de moi.
Toute l’équipe, Directeur et Régional compris, a fait scintiller leur lumière et la journée a été fabuleuse. Ma plus belle journée de dédicaces depuis le début de l’aventure.
Et si c’était également la lumière dans mes peintures de ma trilogie à l'accent délicieusement provençal qui opérait sur les acheteurs, et si c’était mon sourire à désarmer une armée entière, et si c’était ma passion d’auteur qui allumait une lumière dans mes propos, et si c’était l’ambiance générale qui se prêtait à cette douce folie festive ?
Peu importe, puisque Noël est enfin entré par la grande porte pour emporter au pied de nombreux sapins « Gustave – Pépé Charles – Simon – Aurélien – Elsa - Véro et tous les autres personnages de mes romans … avec leur lumière qui réfléchira, je l’espère humblement, sur tous mes futurs lecteurs.
Mercredi 18/12 Cultura Cannes Mandelieu. Téo seras-tu là ? Notre rendez-vous pris il y a trois mois arrive enfin à échéance. Ta lumière sera la bienvenue !
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Fleur de safran
13/12/2013 22:18
"Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a, que de feindre ceux que l'on n'a pas" François de La Rochefoucauld
Ce soir il m’est difficile de dissimuler le sentiment de fierté qui m’anime en vous présentant « Fleur de safran ».
Elle ne m’a pas résisté. Elle s’est offerte à moi de tout son mauve et de toute sa vitalité empreinte de douceur.
Fleur docile,
Fleur gracile,
Fleur secrète
Fleur parfaite
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Paroles d'enfants
12/12/2013 14:52
Très joli prénom d'une très jolie petite fille. Lili-Rose, rencontrée hier à Cultura de Marseille la Valentine.
Lili-Rose a choisi "Gustave" et voulait tout de suite repartir avec. Sa maman lui a proposé :
- Attends Madame Annette Lellouche va te le dédicacer.
- C’est quoi dédicacer maman ?
La maman a souri, m’invitant à prendre la parole pour lui expliquer ce qu’était une dédicace, ce que je me suis empressée de faire avec mes mots, ma passion et mon sourire.
Face à moi j’avais deux joues rosies par l’émotion, surmontées de deux yeux expressifs, un concentré de joie de vivre. Je me suis appliquée pour que ma dédicace manuscrite soit lisible par ce petit rayon de soleil. Puis elle est partie rayonnante de plaisir.
Un long moment plus tard, Lili-rose, après être passée à la caisse avec sa maman est revenue me voir pour me dire « Madame, j’ai déjà commencé à lire trois pages de Gustave et j’adoooore ». Je n’ai pu m’empêcher d’embrasser l’auteur de cette jolie déclaration spontanée.
À un autre moment de la journée, j’ai rencontré un petit garçon à peine haut comme trois pommes, peut-être 8-9 ans, qui ne lit pas au grand regret de sa maman. Il m’a avoué qu’il ne lisait que les livres imposés par sa maîtresse (pédagogie à revoir peut-être, peut-être pas ?). Il m'a écoutée poliment et a réalisé d'un seul coup en voyant mes 5 livres "c'est vous qui avez écrit tout ça et la peinture aussi ? BRAVO, félicitations ! m'a-t-il dit. Et dit comme ça de la bouche d’un petit garçon sur un ton d'adulte, c’est sublissime. Voilà il n’a pas voulu de livre mais il était admiratif. J’ai essayé de lui expliquer le bienfondé de la lecture, peut-être va-t-il changer d’avis une fois rentré à la maison ?
Les enfants ne trichent pas et j’ai apprécié ce clin d’œil magique, en cette période de Noël ... Aucun chant de Noël dans le magasin. Je le regrette vraiment. Et la morosité ambiante était palpable. Les gens avaient une liste de cadeaux à la main et n’en dérogeaient pas. Pas de surplus, ni de fantaisie. Rien à voir avec l’ambiance des autres années de dédicaces à même époque.
Avec bonheur, j’ai dédicacé mes livres principalement à des personnes qui avaient envie de me lire. L’achat plaisir m’a dit « Simone ». Henri, accompagné de son épouse Claire, a acheté « mes peintures », le texte il s’en moquait. Il a précisé qu’il a voulu saluer l’idée originale d’amalgamer littérature et peinture, pour l’amour de l’art.
Encore quelques séances de dédicaces … et quelques belles rencontres à vivre jusqu’à Noël. Puis nous saluerons la nouvelle année avec l’espoir d’un monde paisible.
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