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St Maximin la Ste Baume
20/08/2016 08:55
J'aurai l'extrême plaisir de vous retrouver à la 6ème édition du Festival Littéraire au Couvent royal de St Maximin La Ste Baume. Je dédicacerai les samedi et dimanche 20 et 21/8. Un grand merci par avance pour toutes celles et tous ceux qui viendront à notre rencontre pour partager d'agréables moments littéraires.
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L'harmonie...
16/08/2016 21:44
"Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir" de Simone de Beauvoir
Cette année, j’ai décidé de ne pas me laisser aller à la facilité en participant toujours aux mêmes salons, à l’exception de certains que je ne raterai pour rien au monde, question de gratitude.
J’apprécie également d’inaugurer les premiers salons. Les organisateurs, les bénévoles se donnent un mal fou pour que l’événement soit une fête pour tous, autant pour les auteurs que pour les visiteurs, et je crois en la magie de la première fois.
J’avais depuis le début entendu parler du salon littéraire de Valdeblore mais je n’y attachais pas d’importance, trop loin, difficile d’accès. Puis lorsque j’ai reçu leur invitation à participer à leur 6ème édition de la fête du livre, je me suis dit « allez, on y va, ça sera une première, advienne que pourra ».
Première belle surprise, la route est belle. « Mon Dieu que la montagne est belle » chante Ferrat ! Ce petit ruisseau qui serpente à gauche de la route en même temps que nous, la clarté évolue à chaque angle de virage, un voile bleu enveloppe avec sensualité les sommets des montagnes à cette heure matinale. C’est magique ! Merci au GPS, il a été parfait ! Nous avons été attentifs à ses ordres. Aucune incartade.
À l’arrivée, joie des retrouvailles avec des auteurs que je n’avais pas vus depuis un moment. Accueil très chaleureux de l’organisatrice et des bénévoles ; jus d’orange, café, biscuits pour nous mettre en forme, puis une longue table pour pouvoir étaler mes sept titres ainsi que ma mascotte mon clown (en peinture). À midi, pain bagnat délicieux et tarte aux myrtilles, vin, eau et café. Là aussi parfait !
Il y a eu moins de visiteurs que les années précédentes, la raison évoquée serait que les Niçois partent en W.E. pour le grand pont du 15 Août. Je l’ai déjà écrit lors d’une autre chronique, MOINS ne veut pas dire MAL. Bien au contraire, on a le temps de discuter, d’expliquer nos romans, de partager notre amour de la littérature, de se passionner, de sourire, en un mot conquérir l’harmonie entre le lecteur et l’auteur. Et ça marche ! Ma première à Valdeblore fut réussie.
Je ne manque jamais de raconter l’anecdote qui met mon cœur en émoi à chaque dédicace. Cette fois c’est venu de Samuel. Un jeune adolescent de 11 ans. Ses parents avaient avancé sans même me voir et il était un peu à la traîne. Il m’a regardée avec un vague sourire, je lui ai demandé s’il lisait. Il a répondu « Oh non » ! « Non » ? Il s’est vite repris « Très peu » en haussant les épaules (sous entendu juste les livres imposés par l’école). Je lui ai présenté « Lettre à pépé Charles » c’est une lecture confortable pour son âge. Il a secoué la tête négativement. Entre temps ses parents sont revenus sur leurs pas, nous avons discuté un bon moment, J’ai raconté à Samuel mon aventure littéraire, je lui ai présenté « retourne de là où tu viens » en lui précisant bien que ce serait un peu plus difficile pour lui mais que d’autres jeunes de son âge l’avait beaucoup aimé. Je lui ai montré le mail reçu la veille de Théophile, comme lui 11 ans, content d’avoir commencé « retourne… ». J’avais touché son amour propre. Une heure après il est revenu un chèque à la main, m’a fait dédicacer « Retourne… ». Il m’a promis de m’écrire aussi lorsqu’il aura terminé le roman. Sa maman m’a assurée qu’elle ne l’avait pas influencé, il avait vraiment envie de me lire.
Sur le chemin du retour, je fredonnais « mon Dieu que la montagne est belle »…
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Une première à Bormes les Mimosas
14/08/2016 21:21
« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre » de Nelson Mandela
On nous dit que la France est en guerre. On supprime des festivités faisant partie du patrimoine français. À côté de ça des maires sont courageux et maintiennent les rencontres estivales. Un grand merci à eux.
La première nocturne de la Fête du Livre à Bormes les Mimosas en ce jeudi 11 Août a été une totale réussite. Le maire et toute son équipe ont pris les choses en main pour que la fête soit réussie. La magie de la première fois ! Une très bonne communication, des vacanciers heureux de flâner dans les petites ruelles où étaient installées les tables des auteurs face aux commerçants vendant des produits régionaux, des auteurs mis à l’honneur. Que demander de plus ?
Qui avait peur ? Qui pensait à mal ? Ils sont venus par centaines, de toute part avec des étoiles plein les yeux. N’est-ce pas la meilleure réponse à apporter aux coups lâches de tous ces barbares sans foi ni loi ? Nous étions en fête !
Je ne participe jamais aux nocturnes car le soir je ne suis pas au mieux de ma forme pour affronter la foule. Mais jamais n’est pas français, dit-on. Le hasard s’en est mêlé, un mail, une invitation de dernière minute et me voilà partie. Deux heures trente pour faire 68 Kms sur la célèbre route de St Tropez, dur dur. Une fois sur place, un bon café et hop au boulot. Je n’ai jamais mis autant de temps pour aligner méthodiquement mes livres car j’étais interrompue sans arrêt par des férus de littérature. Qu’importe ! Un monsieur attendait sa femme près de mon stand. Il a commencé à me questionner, puis tout naturellement s’est proposé de m’aider à vider ma valise. Nous discutions comme deux vieilles connaissances et pour finir il est reparti avec « La clé de l’embrouille » pour sa femme qui adore lire et c’est son anniversaire demain. Une dame semblait s’excuser de « me déranger » un peu avant l’heure de l’ouverture du salon. « Me déranger » ??? Mais non voyons. Léa, Sarah, Agathe, Anita vont aussi avoir la surprise de recevoir « Gracieuse et Panache sont amis » en cadeau d’anniversaire… Et c’est ainsi que mes livres n’ont pas eu le temps de s’ennuyer sur mon stand. Moi je n’ai pas eu le temps d’aller au buffet dînatoire (pas grave j’ai des kilos à perdre et j’avais bien déjeuné à midi, les pieds dans l’eau) et mieux, mon mari est venu à ma rescousse à des moments d’affluence. Il en a été ainsi pour tous les auteurs. À partir de 23h les boutiques fermaient les unes après les autres. Et c’est avec regret que nous avons rangé nos affaires. Un salon comme on aimerait fréquenter plus souvent.
Ce qui m’a le plus touchée, ce sont ces jeunes ados entre 11 et 15 ans, d’une très grande maturité qui repoussait mes livres jeunesse pour préférer « retourne de là où tu viens ». Merci aux parents qui m’ont fait confiance car ce n’est pas un livre facile à lire pour un adolescent. Je ne pourrais les citer tous mais un grand merci à Louis qui m’a assurée qu’il était content de m’avoir rencontrée et il commençait déjà la lecture de mon roman, en marchant, sous le regard très fier et attendri de sa maman. Merci à Théophile, deux grands yeux qui lui mangeaient le visage, un regard franc, une assurance tranquille. Il m’a envoyé un mail le lendemain pour me dire qu’il avait déjà commencé mon livre, qu’il était bien rentré dans l’histoire et qu’elle lui plaisait, qu’il m’écrirait sous peu pour en parler. Pas une faute d’orthographe, une belle tournure de phrase.
Quel bonheur, quelle belle jeunesse, des familles heureuses. Une belle carte postale pour mes vieux jours.
Nous avons mis trois heures pour rentrer, beaucoup de circulation, la route des plages était encore très animée à cette heure bien tardive.
Nous sommes un pays en guerre ? De quel pays parle-t-on, pas de ma France !
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L'Amour sous perfusion
10/08/2016 14:05
« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert un invincible été » de Albert Camus.
Voilà j’ai enfin trouvé le temps de rééditer « Un soir d’été en Sardaigne » suite à plusieurs demandes de lectrices et j’en suis très heureuse.
Dans tous mes romans, l’Amour est à l’honneur. « Un soir d’été en Sardaigne » est un Hymne à l’Amour. Quoi de neuf sous le soleil me demanderez-vous ? Les troubadours l’ont mis à l’honneur, Edith Piaf l’a chanté pour Marcel, Albert Cohen l’a écrit à sa Belle du Seigneur, Roméo et Juliette a été maintes fois joué au théâtre, Jean Ferrat chante « aimer à perdre la raison » paroles de Aragon qui, lui, boit dans la profondeur des yeux d’Elsa … Quoi de neuf, insisterez-vous ? L’Amour sous perfusion.
Lorsque j’ai commencé l’écriture de ce roman, j’avais surtout envie de raconter une histoire romanesque, avec mes mots, mes ressentis, mon écoute et mon regard sur la société contemporaine pour être au plus près du quotidien de mes lectrices et lecteurs. Il est encore plus d’actualité aujourd’hui.
Et bien évidemment, je voulais associer l’envie d’Aimer sans condition, sans apriori, sans honte, sans limite d’âge avec l’envie de rêver la tête dans les étoiles.
Se lâcher ! Oser ! Marquer sa différence pour Aimer avec son petit grain de folie.
La Vie ne vaut d’être vécue que sous perfusions de Bonheur.
C’est ce qui arrive à Elsa l’héroïne principale du roman.
Pour lire les chroniques littéraires à propos de ce livre et pour l’acquérir si le cœur vous en dit Le site : http://a5editions.fr paiement sécurisé par Paypal, envoi sous 48h en port franco dédicacé, marque-page offert.
Pour en parler, si vous êtes dans les parages, dans le Var pays d’Amour sous le soleil et le sable chaud, je serai en dédicace :
Le 11/8 à Bormes les Mimosas de 18h à minuit
Le 13/8 de 9h à 17h sous la Halle La Bolline à Valdeblore
Le 20/8 de 14h à 18h et le 21/8 toute la journée dans le cadre exceptionnel du Couvent de St Maximin la Ste Baume.
À NOS AMOURS !
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"Il est où le bonheur ? Mon témoignage
20/07/2016 11:23
« La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté » de François Mauriac
J’ai lu, partagé, approuvé, commenté par-delà tous les réseaux amis, ces derniers événements c’est-à-dire cette tuerie effarante. J’ai failli en être, mais la mort était aux aguets juste un peu plus loin. Elle n’a pas voulu de moi. Un pneu qui éclate, une embardée et l’envie prévue d’aller faire la fête à Nice en ce jour de 14 Juillet s’est pulvérisée. Une grande frayeur mais si insignifiante par rapport à ce qu’ont dû vivre les pauvres victimes. Alors, en me réveillant vendredi matin, j’avais de nombreux messages sur mon Iphone « Un tel ou une telle est en sécurité à Nice »… je me frottais les yeux, encore et encore. C’est une plaisanterie ? Non ce n’est pas possible. J’allume mon poste de télévision, et là les infos qui tournent en boucle, le sensationnel, les vidéos prises sur le vif et je m’interroge. L’horreur en direct filmée par des quidams postés derrière leur fenêtre et relayée sur toutes les chaines de télévision, une honte ! Je suis révulsée. Comment peut-on filmer l’horreur impassiblement de sa fenêtre ? Comment ne pas courir porter secours à ces enfants, ces femmes, ces hommes ? L’homme avec ses faiblesses n’est-il pas à l’image de tout ce qui se passe aujourd’hui ? Ces téléphones portables qui servent à tout sauf à téléphoner, ces réseaux sociaux où chacun vient exhiber sa vie, voilà de quoi est fait notre monde actuel, de l’éphémère, des sables mouvants, des serpents qui grouillent, des loups qui rôdent et des innocents qui tombent.
Comme le lendemain des attentats de Novembre où je devais dédicacer à Marseille, je me suis demandée si j’aurais le courage d’aller présenter mes livres à Montauroux. Si la décence ne me commandait pas de tout annuler et de rester à la maison. La révoltée qui est en moi m’a dit : « vas-y, tu n’es pas une ingrate ». Les premières personnes qui passaient devant ma table semblaient hagardes, encore sous le choc. J’ai même eu le sentiment que mon sourire les agressait. Certaines m’ont dit « non, non je passe en coup de vent et je rentre chez moi ». Un monsieur avec son fils m’a demandé si je savais où étaient les cartes routières, ils partaient en vacances le lendemain et la promenade des anglais était fermée à la circulation. Je me suis dit «chacun pour soi et Dieu pour tous, la vie continue ». J’étais un peu découragée, gênée, stressée, ne sachant que dire ou faire, puis s’est arrêtée devant moi une femme qui me dit « je ne devais pas venir ici, je travaille dans une heure et là j’ai envie de bavarder un peu avec vous ». Et on a bavardé. Elle est maître-nageuse, habitant le Nord, venue exercer sa profession durant l’été sur la Côte d’Azur. Mes livres, elle les lira en octobre, à son retour chez elle. Un couple de retraités qui ne lit pas, passé pour une bricole et qui s’arrête également pour me raconter son quotidien. Un monsieur m’a demandé si je savais qui avait envoyé le premier mail de la France vers les Etats-Unis ? C’était lui Jean-Claude avec son fils… Et bien sûr nous avons enchaîné sur les dérives des réseaux. Mais personne n’abordait le drame niçois. Les âmes de toutes les victimes planaient au-dessus de nos têtes. Les échanges tendus du matin ont évolué positivement au fil du temps.
Plus la journée avançait et plus les gens m’offraient leurs pensées positives. Puis le lendemain, tout est rentré dans l’ordre. Les gens avaient besoin de se sentir vivants, de rire, de plaisanter, de se faire plaisir. Cette maman française, née dans la région mais vivant en Suisse, accompagnée de sa fille et de son mari. Elle a voulu prendre des photos pour immortaliser notre rencontre et en partant son mari m’a dit « à tout de bon » expression suisse pour me souhaiter le meilleur m’a-t-il expliqué. Cette petite fille à qui je racontais un peu « Gracieuse et Panache » et qui m’a chuchoté : « je veux vous dire quelque chose dans l’oreille, vous êtes très gentille ». J’ai imaginé aisément qu’elle pensait au méchant dont tout le monde parlait depuis deux jours. Tous ces gens généreux qui m’écoutaient avec un plaisir évident et une générosité sans faille. Une dame a essuyé furtivement une larme. Elle ne devait pas être là mais traumatisée par le décès d’une amie à Nice est venue se changer les idées : « Vos livres c’est Noël avant l’heure, ils me seront d’un bon réconfort ». Le hasard était présent dans bien des discussions… Le hasard qui fait les rencontres, parfois dramatiques mais souvent euphoriques et attendrissantes.
La responsable du magasin était étonnée de voir autant de monde pour un mois de juillet. Les gens avaient besoin de quitter ces informations qui tournaient en boucle à la télé, ce voyeurisme, ce lynchage politique. Ils avaient besoin de bavarder, d’exorciser le malaise qui les habitait, de refuser le fatalisme ambiant.
ILS ONT BESOIN D’AIMER ET ILS ME L’ONT PROUVÉ.
Le pire des sentiments qui anime ces fous, ces barbares, ces tueurs, s’intitule L’INGRATITUDE. Ils mordent la main qui leur a été tendue sous des prétextes les plus fallacieux qui soient !
Quant à moi, juste MERCI à vous toutes et tous. Vous m’avez ouvert la porte de votre cœur, avez fait entrer mes livres chez vous en toute confiance et en toute amitié.
« Il est où le bonheur ? Je veux chanter mes plus belles notes et ça ira mieux demain… Il est là dans le cœur et la tête » chante Christophe Mahé.
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