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En vacances...
25/04/2016 22:10
« Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour » de Stendhal
Huit jours sans Internet, sans réseaux sociaux, sans téléphone ou presque, sans dédicaces, sans contraintes, sans ordinateur et donc sans écriture... Je suis partie. Mon passé dans le dos et mon avenir devant, tout simplement. Mon cerveau en mode pause et mon cœur éteignant doucettement les braises de mes dernières semaines de dédicace. Mon étonnement vient de l’absence du manque. Accro à cette frénésie de vie je pensais l’être, et pas du tout.
Après deux heures de vol, mes bagages posés et pas même défaits, j’ai rejoint une petite crique de sable fin doré, aux falaises échancrées et dentelées par les retours de l’Océan qui en cognant fort sur la roche ocre, creuse ça et là des mini grottes. Pliée en deux pour y entrer, j’écoute amusée la musique du vent qui grince des dents. Un ciel mitigé dans un ballet de nuages passant du gris perlé au noir sombre, quelques gouttes de pluie qui semblent batifoler sur une végétation exubérante, du soleil qui mord parce qu’on ne s’y attend pas et des oiseaux peu farouches récupérant mes miettes de croissant… Le Portugal où je m’offre une semaine de farniente loin de tout et hors de portée de tout. Qui s’en plaindra ? Personne ! Dans ce monde où tout va si vite, où un mot, un regard peuvent faire basculer une vie, qui s’en apercevra ? Personne ! Une fourmi s’est éloignée de la fourmilière dans l’anonymat le plus total. C’est très bien ainsi.
À mon retour rien n’a changé et tout est différent.
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Du soleil dans les yeux !
12/04/2016 14:29
Qui oserait dire que la vie d'auteure est de tout repos, que ce n'est pas du travail ? Écrire demande des mois, des jours parfois des nuits. Puis vient l'édition : la recherche d'imprimeur, relecture du BAT (bon à tirer) avec les corrections. Puis encore prendre les RDV pour la promotion. Puis et enfin aller dédicacer en traînant sa valise pleine de promesses. Et là c'est le bonheur assuré. Je viens de passer deux jours en dédicace.
Samedi à Montauroux. À l'Espace Cuturel, les téléviseurs sont présents à côté des livres, comme du reste la téléphonie et les DVD... La Culture passe aussi par là ! Le matin beaucoup de monde affolé, leurs téléviseurs sont sur écran noir. Plus de décodeur de TNT... Puis l'A.M. les lecteurs sont arrivés. Un grand coucou à Wendy, Séréna, Louna, Léa, Julie... Merci pour votre écoute, pour votre choix en coups de cœur de mes romans et surtout merci à vos parents qui sont à votre écoute. Et c'est Ionael-Marie qui m'a le plus émue. Sans hésiter il a choisi "retourne de là où tu viens"... Il n'a que onze ans je le guidais plutôt vers ma trilogie. Il savait ce qu'il voulait parce que lui aussi a été harcelé par un camarade à l'école. Merci à toi.
Dimanche salon du Castellet village médiéval. Pareil, matinée très calme. Un véritable plaisir de retrouver tous mes ami(e)s auteur(e)s, sur l'esplanade ensoleillé, puis la foule l'A.M.
Je suis sur les rotules mais réjouie. J'ai dédicacé ma "Gracieuse et Panache sont amis" à une petite fille de 9 ans, Emma. Son papa et sa maman sont vraiment désemparés devant son refus catégorique de lire. En la questionnant j’ai appris qu’elle n’aimait pas les livres choisis à lire par la maîtresse. Je lui ai alors montré les coloriages faits par une autre petite-fille sur "Gracieuse et Panache sont amis...". Grâce à mes peintures et au coloriage des illustrations laissées en noir et blanc pour que les enfants partagent mes couleurs, j’ai touché son point sensible : elle adore dessiner. Au-début elle boudait au bord des larmes, pour finir, elle est partie en me faisant une bise, une lumière dans les yeux et en me promettant de me téléphoner dès qu'elle aura fini de lire l'histoire et le coloriage. J'ai vu passer beaucoup de monde ces deux jours, mais cette dédicace-là c'est la plus belle. Mission accomplie !
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Pax et Libertas
04/04/2016 13:42
“Paix et liberté ne peuvent être séparées, car personne ne peut être en paix tant qu'il n'est pas libre.” de Malcolm X
«retourne de là où tu viens », mon premier roman publié en 2011, vient d’être réédité pour la quatrième fois suite à son entrée au collège Bertie Albrecht à Sainte Maxime. Jusque-là, il n’a non seulement posé aucun problème, mais il a suscité de nombreuses réactions positives auprès de collégiens rencontrés dans le Var, le Vaucluse, les Alpes Maritimes, de Toulon à Sorgues en passant par Cannes ou Paris. Il a été chroniqué avec bonheur par Éric Vernassière du blog les 8 Plumes de l’Express, a obtenu le coup de cœur des 14 membres du Comité de lecture des Écrivains en Provence à Fuveau… Un salon du livre d’excellence.
Mais voilà nous sommes en 2016 et la donne a changé. Jusque-là, avec le sourire et un sentiment de saine curiosité on me demandait le pourquoi de ce titre ? Lors de dédicaces j’ai eu le plaisir d’expliquer, de débattre mais jamais de me justifier. Chaque fois qu’un professeur prend connaissance du contenu de mon livre, je suis invitée pour en parler avec des collégiens. Et j’ose affirmer que « de la discussion jaillit la lumière ».
« retourne de là où tu viens » raconte le harcèlement et les insultes que j’ai subis par Internet toute une année, lors d’un concours littéraire. J’y explique d’où je viens, comment je me suis construite et comment j’ai fait mieux que réussir le concours, puisqu’aujourd’hui j’ai une légitimité artistique (en toute modestie). Le tout raconté avec beaucoup d’humour. Nos ados souffrent de ce problème de société sur les réseaux sociaux et d’en discuter avec une personne étrangère à la famille et de surcroit avec une auteure qui a elle-même été confrontée à ces dérives, permet de dédramatiser et de dénouer des situations difficiles et dramatiques.
Là où le bât blesse, c’est lors de mes quelques dernières dédicaces, le titre de mon roman est perçu comme une attaque par une petite minorité. J’aimerais qu’elle me questionne, qu’elle débatte mais pas qu’elle me condamne d’un regard froid et provocateur.
Lors de ma dernière dédicace, mes autres livres, dont « Gracieuse et Panache sont amis » un livre sur l’amitié et le bien vivre ensemble, partaient bien, j’étais euphorique et sereine, soudain un regard noir posé sur « Retourne de là où tu viens » puis un autre encore plus méchant m’ont déstabilisée. J’ai été tentée de retirer mon roman de ma table en me disant que ce n’est peut-être plus le bon moment de le présenter et puis non, je n’aurais pas été en paix avec moi-même, la paix passe aussi par ma liberté.
Merci à Téo 11 ans et Romain 15 ans qui sont repartis avec « Retourne de là où tu viens », après un bon moment d’échange. Ils sont très mâtures et avec leur maman nous avons partagé nos émotions.
Pour terminer, je voudrais saluer Frère Samuel qui m’a fait dédicacer mon roman après un débat souriant, généreux et amical. Je ne le lui ai pas dit, mais lorsqu’il me lira, il apprendra que c’est grâce à un curé que deux petites amies, l’une juive et pauvre l’autre musulmane et riche, ont pu étudier le latin grâce au dictionnaire Gaffiot qu’il mettait à leur disposition dans la salle d’étude de la paroisse. Pax et Libertas !
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Annette au CP
01/04/2016 22:00
Hier matinée scolaire avec "Gracieuse et Panache sont amis" dans une classe de CP et une de CE1 à La Seyne-sur-Mer. Au fur et à mesure que je lisais mon conte, que je m'interrompais pour poser des questions, l'engouement des enfants montait d'un cran. Les réponses fusaient. Certaines inattendues, d'autres judicieuses et pertinentes. Un enfant ça ne triche pas. J'ai été très surprise de leur maturité, de leur intérêt, de leur curiosité. Et pour finir les enfants ont voulu savoir comment j'avais pu inventer ce conte, comment j'avais appris à dessiner, comment on commence un livre... Des questions d'adultes dans la bouche des enfants. Merci aux enfants pour ces pépites de bonheur et surtout merci aux institutrices pour l’excellent travail pédagogique fourni dans ces classes. L'an prochain il est question d'écrire un petit livre, j'ai promis d’y participer en quelques ateliers d'écriture.
À un moment, je les regardais et je me revoyais au même âge, la petite rêveuse, la petite curieuse, la petite pressée, loin d’imaginer ces moments heureux qu’un jour je vivrais et j’ai mesuré à quel point le temps a affolé les aiguilles.
Demain, samedi 2/4 de 10h à 18h journée dédicace à l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Brignoles. Merci de passer me voir.
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Et aussi...
28/03/2016 10:40
Mon petit lapinou... ma première peinture... de la lumière en ce lundi de Pâques...
Tous les jours des innocents tombent sous la barbarie de quelques poignées de criminels. Des larmes, du sang et des ravages… de par le monde. Avant hier la France. Hier la Belgique. Aujourd’hui le Pakistan… Il nous faut toujours rester debout. Comme l’a si bien illustré un humoriste Belge « même s’ils venaient à tuer la moitié de la population, il restera l’autre moitié pour leur faire comprendre qu’ils ont raté leur coup » (enfin quelque chose comme ça)…
Aussi vous raconter mes moments heureux de dédicace me semble un peu puéril ou égoïste. Et en même temps partager ma passion, mes rencontres et remercier celles et ceux qui encouragent les auteurs, les artistes est un devoir de citoyenne. Samedi à Cultura de Plan de Campagne, beaucoup de monde qui semblait dire « la vie continue ». Des familles au grand complet déboulaient dans les allées où étaient organisés des ateliers de dessin pour les enfants. Des livres et encore des livres et TOUJOURS des livres. Mon conte pour enfants « Gracieuse et Panache sont amis » a éclipsé tous mes autres romans, même « Gustave »… La loi du dernier qu’on chouchoute plus que les autres… Aussi l’attrait de la nouveauté et de mes peintures qui ont l’air de séduire petits et grands…
Aussi en ce lundi de Pâques, merci à Gersande gâtée par sa mamie Lou, Milan et Sorenn adorables gamins, Thu’lane qui veut dire orchidée et elle était encore plus jolie que la plus belle des orchidées, Lisa qui voulait « Gracieuse » mais pas de dédicace. Pourquoi ? « parce que il faut pas écrire sur les livres »… et j’ai juste réussi à mettre « à Lisa » et la date… Et bien d’autres enfants qui accompagnaient les mamies, les papis, les familles rassemblées en cette fin de semaine festive, c’est beau… Avec Sophie cela a été un éclat de rire. En milieu d’A.M. je lui présentais mes romans lorsque le magasin a lancé un énième spot publicitaire, on ne s’entendait plus. Je lui faisais remarquer que normalement ils auraient dû aussi annoncer ma dédicace. Sophie m’a répondu « faut croire que vous n’en avez pas besoin puisque vous dédicacez beaucoup». Tout aussitôt, on entend « Annette Lellouche… » Oh surprise ! Sophie m’a dit « pas possible, il doit y avoir des micros espions, ils ont entendu ce que nous avons dit » et nous voilà parties à écrire un thriller dans un délire hilarant…
Aussi … Hélas ! Une toute jeune-fille habillée d’une burqua s’est arrêtée devant ma table de livres. Attitude arrogante, regard agressif puis s’est éloignée sans dire un mot. Je n’ai pas compris. Un voile de nuages dans mon ciel bleu azur…
Joyeuses fêtes de Pâques.
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