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La Côte d'usure
01/08/2012 17:40
Blog en pause pour cause d'affluence estivale. Famille je vous aime !
Quand les uns partent, les autres arrivent. Tout juste le temps de remplir les caddies, de faire tourner les machines à fond. Quand on a fini, il faut recommencer. Mais c'est dans la logique des choses. La programmation prévue longtemps à l'avance fonctionne à guichets fermés. Il faut parfois ajouter quelques strapontins. Sourire ! Toujours sourire !
On ne parlera pas de ce qui n'a pas fonctionné. Jardin secret. La Côte d'Azur s'est transformée en Côte d'usure. Encore quinze jours sur la brèche, puis extinction des feux. Le silence s'installera, le repos aussi. La tristesse non ! Car il restera les bons souvenirs !
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Les larmes de crocodile
23/07/2012 09:04
Aujourd'hui commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. On entend par-ci par-là que c’est la faute de la France et des Français. C’était il y a soixante dix ans ! Se souvenir pour « Plus jamais ça » ! Mea culpa. Soit !
Avant-hier, hier, aujourd’hui et probablement demain et après demain, des populations entières ont été, sont et seront massacrées.
Hier des armes en vente libre ont tués des vies innocentes.
Soixante dix ans plus tard, dans des écoles, des enfants continuent à tomber sous les balles de tueurs patentés. Dans des autocars, des touristes sautent pour rien !
La faute à qui ? À LA LIBERTÉ DE TUER (vente libre d’armes) À LA VOLONTÉ DE TUER (la soif du pouvoir) À LA LÂCHETÉ DE TUER (par égoïsme ou patriotisme déplacé )
À LA MÉMOIRE COURTE … DE TUER.
Normalement, un enfant quand il fait une bêtise, on le punit, on essaye de lui expliquer qu’il ne doit pas recommencer. On l’éduque pour qu’il soit un Homme civilisé digne de ce nom.
Aujourd’hui, un enfant on lui met une arme dans les mains et on lui fait un lavage de cerveau avec un produit détergent communément appelé la haine. ET IL TIRE ! ET IL TUE ! Comme au cinéma, comme à la télé, comme on lui a dit de faire !
Observons ces tueurs : ils sont hilares, sereins, presque sympathiques, comme s’ils venaient juste de faire une bonne blague et … passent à la télé, dans les journaux et sur tous les réseaux sociaux ! En boucle !
La solution ? J’ai bien peur qu’il n’y en ait pas ! Ou tout du moins peut-être une : plus de médiatisation et forte pénalisation des médias qui font du sensationnel dans un but purement lucratif ! Mais c’est une solution à double effet. Elle calmerait (peut-être) les déments, les petits voyous mais elle permettrait aux dictateurs, aux fascistes, d’agir en toute impunité. Après il y aurait des cérémonies de commémoration et de repentirs. Le serpent qui se mord la queue !
Toujours par les médias on apprend qu’un président est allé consoler les familles des victimes de la tuerie dans un cinéma. Il a pleuré ! Ce n’est pas cette faiblesse qu’on attend de lui mais un acte courageux et civique : Interdire la vente d’armes. Combien d’âmes iront rejoindre le ciel avant ? Avant ? Il y a les élections futures et il ne faut pas provoquer l’hypocrisie ambiante : on pleure les victimes avec au fond de soi un grand soulagement de n’en faire pas partie mais « TOUCHE PAS À MES ARMES » !
L’espace d’un court moment, j’ai voulu oublier ces horreurs et ces tueurs, ces vies décimées, ces souffrances dans les hôpitaux. CE MAL DE NOTRE SIÈCLE EN MARCHE ! Je suis allée dans mon jardin. L’heure était matinale, quelques pies picoraient sans vergogne dans mes cultures. La rosée brillait en une multitude d’étoiles posées sur le feuillage vert. J’ai cueilli pour ma troupe d’affamés de bons produits naturels, des tomates cerise et des tomates cœur de bœuf. Des concombres et des haricots verts. Quelques radis rescapés de ma dernière récolte. Durant ce moment de communion avec la terre et ses petits, je me suis émerveillée devant les concombres en naissance, chapeautés de corolles jaunes, mes tomates muries d’un côté et vertes de l’autre. Je leur ai parlé et leur ai raconté plein de choses. Je les ai remerciés, armes providentielles pour une bonne hygiène de vie ! La nature est bien faite décidément. Quelques graines, un peu d’eau, du soleil et le bonheur est au rendez-vous dans mon petit bout du monde de potager. Le carillon sonne. Mon voisin. Il a pêché de beaux poissons que nous mangerons au barbecue. Je lui offre à mon tour quelques trésors du jardin. Véridique ! Nous sommes des privilégiés ? Non ! Nous essayons de survivre dans ce monde de bruts.
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De la lecture à l'écriture ...
15/07/2012 22:03
« L’écriture est le seul espace de liberté absolue » Nicolas Fargues
Le livre et la lecture sont des armes imparables pour se détacher des soucis quotidiens.
Dès l’âge de quatre ans, je suis tombée dans la marmite des mots de la bibliothèque rose et verte. Je les brassais, les touillais, les titillais, les dorlotais, les agaçais, les rejetais, les reprenais, les cuisinais à toutes les sauces pour finir par les manger, les ingurgiter, les digérer ou pas. Je dormais dessus, me réveillais avec, me révoltais parfois quand la réalité était toute autre, quand mes rêves ne se réalisaient pas ou pas assez vite.
Puis arrivèrent les premiers émois, les premiers vers écrits sur un bout de table, les premiers mots d’amour griffonnés mais jamais expédiés. Pudeur exige !
Logiquement c’est là que les choses sérieuses commencent. Pas pour moi !
Pas le temps de penser à la nourriture spirituelle, celle du ventre urgeait.
Qu’à cela ne tienne, les Guy Descars, Hans Suyn, Albert Cohen, Françoise Sagan, Baudelaire, Zola … furent mes compagnons de route, partout, à chaque minute. Ils entretinrent mon esprit romanesque, ils alimentèrent ma hargne de la gagne, ils soignèrent mes plaies, ils me tracèrent mon chemin vers la liberté.
La liberté de penser que tout était possible, sans forcément passer à l’action !
La liberté de vivre la destinée des autres, sans demander la permission !
La liberté de croire, de vouloir, du pouvoir, du valoir !
Aujourd’hui, je suis de l’autre côté du miroir !
Je ne sais pas qui m’a passé le flambeau
Mais je le brandis avec fierté très haut
Toute une vie entière à emmagasiner mes mots
Pour aujourd’hui vous les resservir sur un plateau
D’or ou d’argent ou de bronze ou de carton ?
Avec courage, doute et détermination !
De la lecture à l’écriture il n’y a qu’une route à traverser
De Nicolas Fargues à Luis Sepulveda, en toute liberté :
Mes mots sont pour vous !
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Régénérant !
14/07/2012 11:43
Vendredi 13 : journée dédicaces régénérante !
Merci infiniment à l'équipe de Cultura de Puget sur Argens qui était à mes petits soins (bouteille d'eau, chocolat, madeleines, cafés... et sourires, sourires, sourires en pluie constante). Que ça fait du bien !
Continuez ! Vous aidez les auteurs.
Nous avons besoin de vous tous, les libraires, pour vivre cette respiration entre deux écrits.
Pour vous mettre en appétit, un passage d’un livre «Dernières nouvelles du Sud » dont je viens de découvrir l’auteur Luis Sepulveda, grâce à une chronique de l’express.fr /culture/les8plumes :
« Lire ou écrire, c’est une façon de prendre la fuite, la plus pure et la plus légitime des évasions. On en ressort plus forts, régénérés et peut-être meilleurs … Nous favorisons des fugues temporaires ».
N'est-ce pas la meilleure des conclusions ? Bon appétit littéraire !
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Un petit bonjour
08/07/2012 14:54
Voilà plusieurs jours que je ne suis pas passée par là !
Une activité dense m'a éloignée un peu de mon blog. Et pourtant il y a un sujet que je voudrais partager avec vous : "La journée du Bonheur" décrétée par l'ONU.
Je ne savais pas que le Bonheur se décrétait, se décidait, se formalisait, s'imposait, se fixait à une date précise.
Le Bonheur un simple decrêt ? Une simple formalité ? D'ici à ce qu'il devienne une simple obligation, il n'y a qu'un pas ! Juste un jour par an et le reste de l'année ? Insupportable cette idée d'un Bonheur programmé !
Et si c'était un devoir ? Un devoir envers soi-même pour qu'il se reflète sur l'autre ?
. Sourire même quand on n'en a pas envie, rien que pour ne pas pourrir une ambiance de fête.
. Être généreux même quand la vie se montre avare avec vous !
. Accepter les situations les plus difficiles pour être prêt lorsque le Bonheur tapera à la porte !
. Ramasser chaque jour toutes les petites fleurs qui jalonnent le chemin, cligner des yeux au soleil ardant, chanter, courir, danser même sur un lit de cailloux !
Au bout il y aura forcément le Bonheur. Il est en chacun de nous. Il se reconnaitra dans le regard de l'Autre. Alors le devoir de Bonheur se transformera en feu d'artifice. Il crépitera longtemps et chaque étincelle qui retombera sera le fruit de l'effort.
N'attendons pas trois cent soixante quatre jours pour cela, donnons-lui rendez-vous au quotidien. Même au compte gouttes, même par bribes, c'est toujours bon à prendre.
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