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La Miraculée, deux avis...
12/04/2018 06:23
J'ai écrit "La Miraculée" pour qu'on ne dise plus "je ne savais pas" comme je le disais avant l'Accident. Le ton, malgré la gravité de l'histoire, reste humoristique.
Voici l’avis de Sylvie Magras, une auteure rencontrée en dédicace et dont j’apprécie la franchise et l’amitié inconditionnelle.
1/ Mon avis sur le livre d'Annette Lellouche, "La Miraculée" :
Un récit bouleversant qui nous livre avec justesse l'histoire d'un combat permanent, un combat de longue haleine après un accident domestique, une chute dans un escalier aux lourdes conséquences qui entraînera une atteinte traumatique.
Témoin direct de la réalité des urgences hospitalières, véritable miroir des dysfonctionnements qu’elle affrontera inévitablement sans pour autant reconnaître la volonté des personnels dans la gestion quotidienne de tous les maux, elle apprendra qu’elle devra surmonter un bras en miettes, des côtes touchées et des hémorragies. Le temps et la volonté seront nécessaires pour surmonter un tel traumatisme, le temps de se reconstruire physiquement et moralement.
Ce livre, je l’ai pris comme une claque dans la figure, comme un retour en arrière sur la maladie de ma fille, sa longue rééducation, ses lourdes opérations chirurgicales. Je comprends tout à fait le ressenti de l’auteure et la difficulté pour les proches qui ne savent comment réagir car nous ne vivons pas ce que les patients doivent supporter. C’est un témoignage qui ne peut que toucher et même si l’on ne peut ressentir les blessures, on les comprend à travers les mots d’Annette, ses mots et ses maux si magistralement retranscrits. Sylvie Magras
2/ Voici un court extrait des 6 pages de témoignage et d’appréciations sur mon récit de GB, mon fidèle lecteur : Ce qui fait l’intérêt de votre récit, selon moi, c’est en premier son caractère personnel, donc unique, sa valeur de témoignage ; c’est ensuite « la reconstitution », sous forme de connotations successives, de ces différents moments de la vie en hôpital, du côté des patients comme du côté du personnel soignant. C’est un éclairage sur les points positifs de cette vie, comme sur ses ratés… C’est un éclairage sur les difficultés rencontrées par ce personnel (hospitalier), mais aussi les failles du système, ses manques, ses contraintes… Au fond ce livre est né d’une révolte. Celle de quelqu’un qui ne comprend pas ce qui lui arrive et qui se rebelle contre cette réalité qui lui arrive. Celle d’une femme auto-entrepreneure, qui pour ce qui la concerne est habituée à contrôler tout de A jusqu’à Z, à prendre les décisions qui lui semblent nécessaires et qui se retrouve du jour au lendemain « à la merci » d’autres personnes… Celle de quelqu’un qui souffre et qui ne comprend pas que le personnel dit « soignant » ne puisse mieux prendre en compte sa souffrance…
Pour en savoir un peu plus, lire un extrait du récit , mon site : http://a5editions.fr
Merci.
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Dédicace à Cultura d'Aubagne
08/04/2018 13:38
« Métier d’auteur, métier d’oseur » de Beaumarchais
Samedi 7 avril, levée de bonne heure et de bonheur, hyper motivée et confiante, je me prépare à aller à Aubagne, à la rencontre… de qui, combien m’écouteront ? Interrogation gratuite, tu rendras ta copie vers 18h me susurre une voix venue de mon tréfonds. J’avale vite mon petit déjeuner, mon coffre chargé de tous mes trésors et oh hisse les voiles de mon char à neuf chevaux, équipé du meilleur GPS qui soit sauf quand très vite il perd le nord… Motif : des travaux. Ouille, ouille ! Il faut calmer mon chauffeur qui tempête. Je regarde très discrètement ma montre pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu… L’heure tourne en même temps que nous refaisons plusieurs fois le tour des mêmes ronds-points. Superstitieuse, je me dis « c’est mal parti ma fille »… Ma fille (comme je m’appelle dans les durs moments) aime les belles surprises, les sourires échangés, les regards interrogateurs qui valent les plus beaux discours, alors elle espère, croise les doigts, y croit dur comme fer. On va y arriver et on y est arrivé grâce à un chef de chantier qui sourit devant nos moulinets et notre crise d’énervement effective, plante son crayon sur l’oreille, redresse son casque et nous dit « suivez Zacharie ». Nous avons suivi Zacharie (la direction) qui nous a menés droit direct à Aubagne. Fallait le savoir ! Ceci pour expliquer aux lecteurs qu’aller en dédicace c’est une mise en condition !
L’enseigne bleue de Cultura se voit de très loin. Ouf ! Mais qu’il est grand ce magasin ! Immense à me donner le tournis. On vient me chercher à l’accueil et me voici devant une minuscule table carrée (surmontée d’une belle affiche annonçant ma dédicace). Ma déconvenue se lit sur mon visage. Très vite et avec beaucoup de gentillesse, la minuscule table disparaît au profit d’une belle table rectangulaire. Parfait ! Je m’installe rapidement, et tout aussi rapidement je commence à dédicacer, une Miraculée, deux Miraculée, Trois Miraculée… Oh miracle ! Tant pis pour mes autres romans, celui-là me tient trop à cœur. Quelques livres jeunesse. L’ivresse ! Un coup d’œil à ma montre : 11H. À ce rythme je vais manquer de livres. J’avais pourtant prévu large… XXL ! S’en suit brutalement un calme plat. J’ai tout loisir de regarder ce qui se passe autour de moi et là je me rends à l’évidence, les lecteurs se précipitent sur le dernier livre « vu à la télé »… Les hôtesses courent dans tous les sens pour retrouver tel titre, tel autre… Ah ces diables de médias que tout le monde exècre mais qui influencent néanmoins le choix des lectures… Juste derrière moi, veillait une armée de livres de Monsieur Le Pen, au top 3 du classement des meilleures ventes de livres. Chut ne le répétez pas, il ne s’en est pas vendu un seul durant la journée… mes anges veillaient aussi ! Néanmoins la concurrence était rude… Que de livres, que d’auteurs, que d’encre, de papier, de mots, de titres ronflants, politiques, sciences, essais, les faiseurs de bonheur, les conseilleurs qui ne sont pas les (meilleurs) payeurs… et moi, l’illustre inconnue qui jusqu’à 15 heures s’est bien demandé ce qu’elle était venue faire dans cette galère. L’électrochoc est venu de Galwyn. Un adolescent qui m’observait de loin, qui se rapproche jetant un regard gourmand sur mes livres. Je l’interroge « tu aimes lire » ? Me parvient un « j’adore » plein d’enthousiasme pour toute réponse. Deux yeux qui brillent. Moi qui continue « tu lis quoi » ? Réponse tout aussi brève « tout ». Nous avons bavardé avec bonheur jusqu’à l’arrivée de sa maman qui n’était pas du tout étonnée de nous voir en si bon accord. Un futur auteur, je n’en doute pas.
Et c’est reparti à double titre ! Galwyn reparti très heureux avec mon roman dédicacé et c’est reparti pour ma passion qu’un échange enthousiasmé avait régénéré. Inespéré !
Moralité, ne jamais se décourager. Même les galères provoquent de belles rencontres. Finalement il faut savoir capter un regard, interpréter un sourire, tenir tête à des réfractaires qui, in fine, étaient ravis de partager ma petite expérience, moi la petite auteure qu’on aurait pu titrer « l’inconnue d’Aubagne »… Maintenant je le suis un peu moins. Ma valise, toute guillerette par son poids allégé, peut en témoigner ! Nonobstant je reste humble. "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage"...
Médias ou pas « métier d’auteur, métier d’oseur ». Il faut oser !
Un grand merci à l’équipe de Cultura d’Aubagne et à mon nouveau lectorat qui m’a fait confiance en emportant un bout de moi… Va-t-il m’aimer ? Ne bousculons pas l’ordre des choses. Persévérance et longueur de temps…
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Babillage à la forêt du Bonheur...
20/03/2018 07:45
« Faites simple, préférez le bonheur » de Olivier Lockert
Le Bonheur a toqué à ma porte durant la fin de semaine passée, ne m’a pas lâchée, balayant mes appréhensions, ou est-ce moi qui m’y suis cramponnée. Quelle importance il était là et bien là. Mais encore ?
Il ne suffit pas d’écrire, de publier Mais encore faut-il avoir des lecteurs. Et des lecteurs il y en a. Les médias nous mentiraient en nous prédisant la mort du livre papier ?
Samedi au Cultura de Puget-sur-Argens, nous n’étions ni en période festive de Noël, ni en période de vacances scolaires, ni fête des mères, ni, ni ni… Et pourtant je n’ai jamais vu autant de monde, autant de personnes trainant avec bonheur le caddy bleu rempli de livres, s’arrêtant devant moi, écoutant avec empathie ma présentation et hop une dédicace accompagnée d’un grand sourire de Bonheur partagé. Que d’échanges, que de témoignages en rapport avec « la Miraculée », que d’enfants heureux de repartir avec « Gracieuse et Panache… ». Là aussi je voudrais, en toute modestie, rectifier l’adage selon lequel, seuls les enfants dont les parents lisent, aiment lire. Cela va dans les deux sens. Des parents encourageaient leurs jeunes enfants à choisir un livre et parfois l’enfant se braquait, boudait ; souvent les parents choisissaient un livre en disant « écoute, moi j’ai envie de le lire, on le lit ensemble, veux-tu » ou « tu vois moi j’aime lire, je vais en prendre un pour moi »... Il arrivait qu’une maman me dise en toute franchise, un peu confuse : « je ne lis pas, mais heureusement mes enfants dévorent les livres ». Le must, Papi-Mamie qui partent à Miami garder leur petit-fils Pierre et qui vont emporter (malgré déjà des valises bien lourdes) la trilogie « Gracieuse et Panache ».
Mon Bonheur est venu aussi de rencontres toutes simples guidées par le Hasard. Mon cardiologue heureux de me voir là, en meilleure santé, et m’a embrassée en emportant mon livre dédicacé, et à la porte du magasin il me faisait encore un signe amical de la main. Touchée ! Félix (comme le chat m’a-t-il dit au moment de la dédicace) un nouveau lecteur très admiratif, nous avons bavardé un bon moment. Et enfin revoir une dame accompagnée de sa fille. Elles passent devant moi. J’étais sûre de les connaître et tel un flash je me suis rappelé exactement notre rencontre il y a quelques années dans ce même Cultura avec son autre fille. Elles m’ont dépassée mais sont revenues sur leurs pas. Seuls nos yeux se disaient bonjour, comment ça va ? Puis nous avons pris de « nos » nouvelles respectivement. La fille ainée Insaf m’avait écrit une très belle chronique sur mes deux premiers livres ; Insaf était partie pour de longues études et elle a réussi ! BRAVO. Un coucou d’amitié pur et simple à Fatiah une maman si douce et à ses deux filles Assia et Insaf.
Dimanche, la flamme de mon Bonheur était vacillante. Deux jours de suite c’est dur. Mais encore ! Ne pas bouder son Bonheur, dédicacer en salon du livre c’est différent. Revoir ses amis auteurs, les embrassades, les sourires… Ça requinque !
L’accueil au salon de Cuers, un sans faute. Gentillesse, respect des auteurs, générosité. Cuers est un petit village « Terre de vignes et d’oliviers ». Au repas du midi offert nous avons pu apprécier le rosé. Monsieur le Maire était là pour nous accueillir. J’ai revu mon « papi qui lit pour ses vieux », j’en avais parlé lors de mon premier salon à Cuers. Merci à Segondine qui a fait trois fois le tour du salon mais qui n’a pas pu résister à mes « Gracieuse et Panache… » Et pourtant Ma Gracieuse avait du mouron à se faire, la concurrence était rude… mais non, j’ai failli manquer de livres ! Merci à Nathalie, Monique, Isabelle, Léna… et j’en oublie, pardon. Il y avait beaucoup de monde, des envies de se faire plaisir et de faire plaisir, les ingrédients de première qualité pour la réussite d’un salon. Je termine là mon « babillage à la forêt du Bonheur ».
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Le rythme du temps...
14/03/2018 08:08
« Se réapproprier le temps c’est choisir notre rythme et le suivre. Le temps existe à travers nous » de Véronique Olmi
Ma dernière dédicace du 23 Décembre 2017 me paraît bien lointaine.
Bientôt trois mois SANS dédicace, car la Vie impose sa loi, ses impondérables, ses imprévus, ses désordres et ses tristesses… Les aléas de la Vie quoi !
J’ai laissé le temps faire son œuvre, donné du temps au temps, le temps que le soleil réapparaisse comme par magie et inonde la Vie de sa lumière. Puissante lumière qui remet de l’ordre dans « les pourquoi et les comment ».
La plus juste réponse aux questionnements est « S’accorder une pause temporelle pour comprendre » !
La plus tonitruante réponse est : « Ne renonce jamais car renoncer c’est mourir un peu »…
Alors est venu le temps, celui qui existe à travers nous et répare tout, de reprendre à mon rythme mes dédicaces :
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Samedi 17 mars de 10h à 18h à Cultura Puget-sur-Argens
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Dimanche 18 mars de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 au Printemps du livre à Cuers (Salle de l’Oustaou per tutti).
Un livre, c’est s’accorder du temps pour la réflexion, le plaisir, les rêveries, les révélations, les frissons… Un livre pour marquer le temps !
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Vite un livre !
25/02/2018 11:20
« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux » de Jules Renard.
Par ce temps froid et humide, dans cette grisaille qui perdure, vite ouvrir un "bouquin" pour se faire plaisir, rêver et voir la vie autrement... Autrement belle... Voir se profiler la lumière à travers les mots... Et pour nos petits lecteurs leur faire apprécier la nature, l’amitié, le rire, le suspense en trois volets... les dessins et le coloriage…
Chez vous en 48h en port offert, http://a5editions.fr
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