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Ainsi va la vie !
23/07/2020 20:21
« Mais que Dieu me pardonne, j’ai tout fait à l’instinct… Je ne suis qu’un homme peut-être un bon à rien, mais que Dieu me pardonne, j’ai le cœur sur la main si parfois j’abandonne c’est pour faire mieux demain ». Claudio Capéo. Je l’écoute en vous écrivant.
J’ai pour habitude de narrer mes péripéties « heureuses pour la plupart » vécues lors de mes dédicaces. J’ai beaucoup hésité avant de vous raconter cette dernière matinée, en ce lundi 20/7 coïncidant avec le port obligatoire du masque dans les espaces clos… Ce couple de libraires m’a toujours accueillie avec le sourire, malgré l’exiguïté des locaux. Qu’à cela ne tienne, j’emporte ma petite table, ma chaise sur laquelle je ne m’assois jamais et j’installe mes livres. Dehors. Dans un grand sentiment de liberté pour observer, écouter, car éponge je suis… J’affiche mon sourire, pour l’occasion je mets mon masque et c’est parti. Me sourit qui veut, me parle qui en éprouve le besoin ou le désir. Et là, impossible de ne pas ressentir dans l’air ambiant les angoisses, la peur, l’incompréhension. Je crois que le sentiment de peur est prédominant dans le comportement des personnes âgées… La peur qui se lit dans le regard n’est pas masquée, elle ! Certaines personnes ronchonnent, d’autres fulminent contre l’inconfort à porter le masque ou contre ceux qui n’en portent pas, même à l’extérieur ! Une furie s’attaque soudain à un vieux monsieur non masqué entrant dans la librairie pour payer son journal pris à l’extérieur sur un présentoir. Il avait l’appoint cela a duré moins de 10 secondes, d’autant que la caisse est à la porte. J’ai eu honte face à cette violence verbale. Le vieux monsieur était déjà loin que la furie, la quarantaine à peine, continuait à l’invectiver, un plein de bile à déverser. N’y-a-t-il pas une autre façon plus douce de s’adresser à « nos vieux » ? En arrivera-t-on à haïr les personnes âgées ? Moi j’ai toujours su que les vieilles personnes étaient un trésor pour les générations à venir. Brusquement je me suis demandé si je ne devais pas en cette période trouble pour ne pas dire « égoïstement haineuse » tout arrêter en attendant des jours meilleurs. En prend-on seulement le chemin ? Non ! Rien ne sera plus comme avant ! De ça, j’en ai l’intime conviction ! J’ai sorti ma petite bouteille d’eau et j’ai bu à grosses goulées pour éteindre l’incendie qui m’embrasait.
Un peu plus tard, ma bonne étoile a fait s’arrêter la bonne personne devant ma table. Du baume sur la plaie qui venait de s’ouvrir.
Étienne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est arrêté, a posé sur moi un regard bienveillant, souriant. Humain. À ce moment précis j’ignorais que la présentation de mes écrits s’adressait à un médecin spécialiste de la douleur et plus précisément de la fibromyalgie. Il m’écoutait sans m’interrompre puis face à « La Miraculée » il s’est animé. Il s’est présenté en toute simplicité. Et tout aussitôt, j’ai eu l’impression de le connaître depuis toujours. Enfin quelqu’un avec qui je pouvais parler de la douleur sans attendre un lot de consolation. Même si je vais mieux après mon accident, je n’en suis pas sortie totalement indemne ! (Chut c’est entre nous). En partant avec « La Miraculée » sous le bras, Étienne me dit « donc vous c’est Annette, moi c’est Étienne ». Je ne l’ignorais pas puisque je venais de lui dédicacer mon livre. J’ai beaucoup apprécié son empathie… Cela existe encore de nos jours. J’en soupire d’aise.
Je remercie également une mamie généreuse qui a emporté les 4 « Gracieuse… pour sa petite-fille et celles de ses amies… ». Quelques « Lettre à pépé Charles » et « Gustave » ont aussi séduit des adolescents sous la pression affectueuse, je l’avoue, de mamies… ou mamans. « À l’assaut du bonheur » a trouvé preneur auprès de mes lectrices de l’an dernier qui avaient lu « Un soir d’été en Sardaigne ».
Trois heures de ma vie si vite passées mais tellement bien passées ! Un auteur ne peut s’en priver. Promis Claudio Capéo, j'abandonne ce soir pour faire mieux demain. Ainsi va la vie !
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Mathilde... est toujours là !
19/07/2020 19:24
Je voudrais partager un petit moment de bonheur vécu avec ma plus jeune fan club.
Hier au courrier j’ai reçu un petit mot de Mathilde avec son dessin.
Je me dois de vous la présenter. J’ai rencontré Mathilde avec sa maman en dédicace dans un Cultura à Marseille, elle avait 4 ans ½. Sa maman lui a lu « Gracieuse et Panache sont amis », tant et tant de fois que Mathilde connaît l’histoire par cœur. Puis avec le tome 2 « Gracieuse et Panache à la fête de l’école » elle a gagné le concours de coloriage. De voir son coloriage dans le tome 3 de Gracieuse et Panache au Haras et son prénom figurer dans une page de l’histoire l’a enchantée au point de mettre sa maman à l’épreuve de lui lire et relire la page 40 où figure son prénom (un petit bonus de ma part).
Tout au long de ces mois et années, Mathilde n’a jamais arrêté de m’écrire (certainement avec l’aide de sa maman), de me souhaiter la bonne année avec des dessins, des cœurs. Le clou de notre amitié est lorsqu’elle m’a annoncé la naissance de son petit frère avec une très jolie carte dessinée par ses soins et agrémentée de strass. Là j’ai eu vraiment le sentiment de faire partie de sa famille et d’instinct mon cœur a parlé, Mathilde est devenue ma petite-fille de cœur. Ceux qui me suivent, connaissent déjà tout ça. Mais pour moi le ravissement de ce lien avec cette petite-fille qui aujourd’hui a 7 ans, qui sait lire et écrire et qui est toujours aussi attirée par mes « Gracieuse et Panache… » est inénarrable. Tout auteur aime ces élans d’empathie mais venant d’une si jeune enfant, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir. Chaque moment de découragement est vite effacé par l’amitié de Mathilde. Aussi, oui j’aime au-delà de tout écrire pour les enfants. Les enfants ont besoin de rêver, d’être stimulés et encouragés et je m’y emploierai encore et encore.
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Nocturne à Bandol
18/07/2020 11:16
Juste un petit retour sur les Rencontres Littéraires Estivales en Nocturne, du jeudi soir à Bandol. Pour moi c’était une première à plus d’un titre.
Première avec le Cercle des Auteurs Bandolais. L’organisateur Christian Delaud, lui-même auteur, s’est donné à fond pour notre bien-être. Sur les tables : nappe, Gel, lumière. Masque offert aux auteurs qui n’en avaient pas. Les auteurs ont donné un coup de main pour l’installation, le tout avec le sourire et une ambiance bon enfant.
Première sortie dédicace en salon après la Covid. On sentait la retenue des promeneurs, un peu de curiosité mais pas l’attirance habituelle… Beaucoup de promeneurs et très peu de curieux…
Heureusement il y a toujours les lecteurs friands de nouveautés et de livres régionaux.
J’ai bavardé avec un petite fille Irina de 5 ans (et demi a-t-elle précisé). Une vivacité d’esprit et une curiosité précoce étonnantes. Sa maman adorable et sa grande sœur Anaïs souriaient. Elles ont l’habitude ! Chacune est repartie avec un livre sous le bras. Un petit garçon Matt également très curieux, me posant plein de questions, a choisi le Tome 4 de Gracieuse… Une vacancière s’est exclamée en me faisant dédicacer « À l’assaut du bonheur » c’est bien la première fois que je rapporte un livre à Nancy de mes vacances, mais il me parle déjà… Quelques dédicaces par-ci, par-là. Et bien sûr je ne voudrais pas oublier ma dernière dédicace de la soirée à 23h10, j’étais hyper fatiguée, désolée je ne me souviens plus de son prénom, elle a flashé sur « À L’assaut du bonheur ». Mais elle a tout de même voulu aller voir les autres auteurs et m’a promis de revenir aussitôt. « Je veux votre Bonheur m’a-t-elle dit ». Bien sûr elle est revenue en courant car je l’avais prévenue que je partais le temps de ranger. In fine, c’est le titre qui a remporté le meilleur score. À chaque séance de dédicaces… son lectorat ! À Bandol c’était le Bonheur.
La morale de l’histoire, c’est bien la première fois que j’étais un peu décontenancée au début. Les sourires étaient crispés. Beaucoup de retenue. La Covid planait sur nos têtes. Une gamine s’est arrêtée devant mes « Gracieuse… les a regardés et finalement a murmuré « on n’a pas d’argent pour les livres, ma grand-mère m’attend » tout en s’éclipsant sur son skate. J’ai très rapidement pris sur moi et finalement cette soirée restera un bon souvenir… Sauf pour le trajet du retour. Le Tunnel de Toulon fermé, le GPS nous a baladés car il ignorait que quelques rues également étaient fermées par les camions de réfection de la chaussée. Un foutoir pas possible ! Heureusement une petite étoile a brillé au-dessus de notre tête à un feu rouge, cela faisait trois fois qu’on repassait devant, un coursier à moto interrogé nous a dit « suivez-moi ». Il nous a mis sur un axe principal pour rejoindre l’autoroute. D’une courtoisie, d’une gentillesse qu’on avait un peu oublié. Pareil il a redémarré en trombe en nous disant « Messieurs-dames rentrez bien chez vous ». Mille mercis.
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Dédicaces nocturnes
16/07/2020 14:59
Une auteure qui vous veut du bien !
« Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois » Pierre Dumayet
C’est l’été… Les cigales on ne les entend pas trop… Mais la mer scintille de tous ses feux sous les assauts du soleil lumineux.
Aussi je m’en voudrais de vous priver de ce bonheur, si vous êtes dans la région Paca, après ces quelques derniers mois difficiles. Alors bonne baignade et bon bronzage.
Mais le soir, nous serons une trentaine d’auteurs régionaux qui avons besoin de vous pour valoriser nos écrits. Votre soutien est très important et nos livres vous tendront les bras. Pour les petits, les moyens-grands et les grands, tout le monde trouvera son bonheur.
Pour moi c’est une première et la première, pour celles et ceux qui me connaissent, a quelque chose de magique. Venez me voir, discuter, partager. Si vous le souhaitez et seulement si vous le cœur vous en dit, vous repartirez avec une dédicace personnalisée, un marque-page et des heures de lecture pour passer un bel été.
J’y serai à partir de 19h jusqu’à 23H ou plus… si foule…
Une auteure qui vous veut du bien ! Alors à ce soir ? Merci !
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Mon après Covid en dédicace
06/07/2020 17:10
« Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime » Diderot
Une petite déclaration d’amour à mes nouveaux lecteurs rencontrés samedi en dédicace. Ma première séance de dédicaces depuis la Covid. Et j’ai toujours aimé les premières, tant souvent elles sont révélatrices de ce que peut augurer l’avenir.
J’avais beau m’encourager les jours précédents, j’y allais à reculons. Masque ou pas masque ? Monde ou pas monde ? Sourire ou nervosité des clients qui viennent juste pour faire leurs courses, pour remplir leurs frigidaires, tout pour faire la fête et se retrouver en famille après ces mois d’enfermement et d’isolement. Et surtout ne pas traîner pour ne pas croiser la Covid ?
J’avais eu tort de m’angoisser. Mon premier soulagement est venu de ne pas être obligée de porter de masque. J’ai été agréablement surprise d’être installée à l’entrée de l’Espace Culture, face à la grande porte ouverte, donc espace ouvert ou presque et je ne pouvais pas passer inaperçue puisque c’est l’entrée du magasin. C’est un atout.
J’ai rencontré des personnes souriantes, pas pressées (il y en avait des pressées, des bulldozers mais celles-là traçaient leur chemin).
Un grand merci à plusieurs familles Belges de Namur. Des mamans et grands-parents d’une gentillesse incroyable. Une maman s’est écriée « oh une auteure locale, qui dédicace et j’adore les couvertures, ça doit être de belles histoires. Allez les enfants on va tous les prendre et on les lira ensemble ». Elle soulevait les 4 Gracieuse et Panache, un après l’autre et sautillait de joie comme si elle avait découvert un trésor. Je n’allais pas la démentir ! Nous avons beaucoup bavardé. Merci à Mamy’ch une grand-mère qui a gâté ses petits-jumeaux Louison et Solal, Merci aux ados Nolann, Theotime et Marin, Néphélée (qui veut dire nuage du grec néphos m’a dit sa maman toute fière), Nadège, Anna… pour les plus expansifs et amoureux des livres adultes et jeunesse confondus.
Si le premier semestre de l’année 2020 nous a vus, confinés et inquiets, je reste très optimiste pour la suite. J’ai rencontré des personnes très positives et amoureuses des livres comme avant et peut-être plus qu’avant. Écrire pour être lue n’est-ce pas le rêve de tout auteur ?
Bel été à tous.
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