|
|
[ cinéma ] [ peinture ] [ littérature ] [ polar ] [ poésie ] [ roman jeunesse ] [ critiques ] [ mes humeurs ] [ Zinzolin ]
|
|
|
|
14/05/2023 17:23
« On n’a vraiment rien vu venir, en quelques battements de cils, comme le temps passe, la vie défile, on a tellement de souvenirs… » Julie Zenatti - les amis.
Qu’est-ce que l’Amitié ? Pourquoi l’Amitié ? Éphémère amitié ou éternelle Amitié ? Pouvons-nous nous passer de l’Amitié ?
AM-itié qui commence comme AM-our. Deux sentiments, si différents et si ressemblants. Si révélateurs de ce que nous sommes. De notre capacité à comprendre l’autre… ou à l’aimer !
Toutefois l’Amitié c’est aimer sans se le dire. On ne dit pas je t’aime à un ami. Nul n’est besoin de se faire des déclarations. On a juste besoin de le savoir là, de son oreille attentive, de ses conseils quand on ne voit plus clair… aveuglé comme nous pouvons l’être par nos chemins parfois alambiqués.
Mon ami Alain se pose la question : « Est-ce que des amitiés naissent sur ce réseau ? » Je n’y répondrai pas, ne voulant pas empiéter sur ses propres sentiments. Du reste il ajoute : « Comment deux personnes qui, peut-être ne se rencontreront jamais, peuvent-elles éprouver autre chose que ce qu’on appelle « des atomes crochus » ?
Est-ce si important de se voir « en vrai » ? Nos mots, nos échanges, nos sourires soupçonnés, nos émotions lorsqu’on imagine l’autre face à l’écran attendant la réponse, s’écrire en simultané dans le plus grand des mystères qu’est le Net, et s’inquiétant quand le silence se fait long ?
Depuis toute jeune j’ai toujours eu beaucoup d’amis. Une porte s’ouvre, une autre claque. Qui va à la chasse perd sa place. Amis à la vie à la mort ! Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer. Promesses d’enfants qui ne tiennent pas sur la durée. À fortiori, lorsqu’on quitte tout, l’amour et les amitiés, pour fouler un sol inconnu. On se promet, on va s’écrire. Les promesses permettent d’avaler ses larmes et de se dire « on se reverra ». La vie a rebattu les cartes. D’autres amourettes, d’autres amitiés. Aucun ancrage, vivre sa vie avec rage ! Sous les pieds des sables mouvants et des rêves plein la tête.
Et l’on grandit avec l’épine fichée au cœur. D’amie je suis passée au statut de bonne copine. La bonne copine qui tend la main, qui aide, qui encourage. Celle à qui on peut tout dire sans crainte d’être trahi.
Le temps passe et l’on grandit encore un peu plus. Et viennent les nouvelles, le premier amour s’est marié. Les amies ont réussi leur vie. Nous ne fréquentons plus le même carré de sable, pas le temps ! Plus le temps ou plus l’envie ! Il nous faut endosser nos responsabilités. On devient parents. Puis grands-parents. On tourbillonne sans avoir le vertige, comme l’arbre qui frissonne, ses racines dans le sol gelé et son cœur brûlant sous l’ardeur du soleil.
Puis le temps des réseaux est apparu. D’abord comme une grosse farce. Ça ne marchera jamais ! Les premiers échanges sont timides. Comment faire confiance à un fantôme ? Puis on s’accoutume, puis on s’impatiente, puis on laisse passer des silences qui hurlent, puis on se retrouve… Puis… Puis… Puis… Et puis j’ai très peu d’amis, mais la qualité prime sur la quantité.
En amitié il n’y a pas de code, pas de mode d’emploi. Il y a un je ne sais quoi qui nous tient en haleine. Comme si « l’amitié possédait une éternelle jeunesse », n’est-ce pas Alain ?
| |
|
|
|
|
|
|
|
Dédicace à Cogolin
23/04/2023 21:26
« Hâtez-vous lentement et sans perdre courage vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » Nicolas Boileau. (Citation que vous retrouverez dans mon recueil de Nouvelles et Poésies « Voulez-vous danser ? »).
Cela fait douze ans que je pars, tel le troubadour, chanter les los de mes ouvrages, passion chevillée au corps, sourire aux lèvres et regard franc.
Hier, oh surprise, en arrivant sur les lieux, une toute petite table ronde de jardin m’attendait sagement, recouverte d’une nappe grise. Pas grave, j’ai recommencé plusieurs fois la disposition de mes livres et je me suis servie de ma chaise, je ne m’assois jamais, pour présenter mes contes jeunesse.
À ma droite, une énorme banque présentait fièrement les dernières nouveautés des auteurs hyper médiatisés. J’avoue que sur le moment j’étais découragée.
Puis je me suis dit « Tu as la chance d’être là, toi La Miraculée ! Peu importe le flacon si tu as l’ivresse ! La taille exiguë de la table, la proximité des livres surmédiatisés et plus encore… mais c’est ça la vie » ! Chaque dédicace sera une bataille gagnée à coups de poings de mes mots, de ma passion, de mon sourire et de l’empathie des lecteurs face à moi ! Quand le message passe, l’angoisse trépasse, alors mon stylo vole sur la première page blanche pour délivrer la meilleure dédicace qui soit, celle qui va toucher le lecteur.
Nonobstant, je savais que j’allais avoir fort à faire. Les sourires étaient crispés, l’ambiance un peu morose. Les temps sont durs, l’argent manque cruellement. Mais jamais je n’ai autant échangé avec toutes ces lectrices qui avaient besoin de s’épancher et appréciaient de trouver en moi une oreille attentive. Merci à Sandrine, Mila, Janine pour Léon et Arnaud ses petits-fils, Matthias, Sébastien pour Robin, Anne, Jocelyne…
Merci à Caroline qui est restée un long moment à échanger, ses deux filles l’attendaient. « Mais non, mais non, j’ai tellement plaisir à bavarder avec vous… vous êtes si sympathique ». Elle est repartie avec 3 livres. Cela faisait longtemps que ça ne m’arrivait plus ! Déjà dédicacer un titre c’est un exploit…
Merci à Éric, un belge, venu s’installer en France avec RIEN (notre point commun) et qui a eu une très belle réussite qu’il voudrait raconter … Reparti avec « À l’assaut du bonheur » vivant le même problème. Il reprendra contact pour l’écriture de son histoire.
Merci à Chantal et Magali de me recevoir plusieurs fois par an dans cet antre de la culture. J’y retourne le 15/7 et le 23/9 pour ma nouveauté en cours. Merci à Maxime qui a remplacé Magali en vacances. Une belle équipe au Leclerc de Cogolin.
Je pourrais encore vous raconter d’autres anecdotes… j’ai peur de lasser.
Moralité : ne jamais désespérer, ne jamais se décourager et surtout savoir relever les défis.
Je ne vous cacherai pas que j’étais à ramasser à la petite cuiller à la fin de mes 9 heures de dédicace. Mais satisfaite et prête à remettre le couvert samedi prochain à Montauroux. Venez à la rencontre des auteurs car sans vous, lecteurs, nous n’existerions pas.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Le los.
19/04/2023 09:12
Bonjour mes amies et amis. Bonjour aux amoureux des mots.
Au hasard d’une lecture d’un article, j’ai découvert ce matin un nouveau, que dis-je un très ancien mot, désuet, me dit-on : le los.
Qu’est-ce que le los ? Vite Internet, mon bon ami, dis-moi tout !
Le los : Louange. Une citation, voire deux, en passant ? Ça ne mange pas de pain :
- "Vendôme, consentez au los que j'en attends [de mes vers]¯; Faites-moi triompher de l'envie et du temps". La Fontaine, Phil. et Baucis.
- "La liberté, les bois, suivre leur appétit, c'était leurs délices suprêmes¯: Tous renonçaient au los des belles actions", La Fontaine, Fabl. XII, 1.
Bonne journée et surtout pensez au los, c'est gratuit et ça fait toujours plaisir !
| |
|
|
|
|
|
|
|
La Vie, la Mort !
17/04/2023 11:47
« Si un jour quelqu’un te demande : Qu’as-tu aimé dans la vie ? Ne réponds pas rien... Mais tout simplement… Une larme humidifiera ta joue… Et alors, il comprendra, il comprendra, que tu ais aimé ». Aldo Nieri
La Vie, la Mort… sœurs Ennemies.
La Vie tout le monde la connaît.
Mais la Mort, on ne sait qu’en parler,
Elle est implacable quand elle surgit !
Impitoyable est la mort !
La Vie avec ses hauts et ses bas,
Ses jours avec et ses jours sans,
Ses joies et ses soleils brûlants
Ses tristesses et ses combats…
Ainsi va la Vie !
Mais la Mort, c’est une lutte inégale.
Elle s’empare de sa proie sans égal.
Elle ne la prévient pas. Elle la prend
Et la déchiquette à pleines dents.
Saloperie de Mort !
Apprendre un décès c’est désespérant.
Apprendre une fois de plus que le mal a gagné
Apprendre que l’on ne reverra plus l’être aimé.
Dernier arrêt, tout le monde descend !
Ainsi va la Mort !
La Vie a une longueur d’avance sur la mort
Elle distribue ses cartes sans remord.
Elle est palpable, vivable ou viable
Elle donne ou reprend à l’amiable.
Joueuse la Vie !
Encore faut-il accepter de jouer
Faut-il avoir envie de profiter
Des cadeaux que nous offre la vie
Rire, chanter et parfois pleurer
Ainsi va la Vie ! Vivons, Aimons !!!
| |
|
|
|
|
|
|
|
Créer c'est résister !
03/04/2023 13:32
Pour mon ami Patrick Chollot, une petite poésie écrite il y a quelques années et qui est plus que jamais d’actualité ! Résistons nous deux !
« Créer c’est résister, résister c’est créer » de Stéphane Hessel
Et si on disait plutôt « créer c’est exister » ?
Et si la création est un exutoire pour avancer,
Pour se rassurer, pour survivre, pour durer.
Et si exister devient une bonne raison pour créer ?
Face à ma plume qui impudique se faufile
Dans ma vie, à mes risques et périls,
Face à mes pinceaux qui de rouge ou de gris
Harmonisent mes sentiments sans parti pris
Toute seule, face à l’autre MOI
Sans savoir comment ni pourquoi
Plumes et pinceaux existeront
Pour l’ivresse de la création
Courir, encore courir,
Séduire, encore séduire,
Rougir toujours, ou pâlir,
Crier en sourdine, ou sourire
Créer pour exister sans détour
À travers mes pleins et déliés
En tramant mes mots d’amour
Avec humour pour résister.
| |
|
|
|
|