« L’oiseau en cage rêvera des nuages. Proverbe japonais
Ce matin je reçois un commentaire de Nadine, une blogueuse de Vip-blog qui m’inspire cette chronique. En toute modestie et surtout en toute sérénité.
Lorsque l’auteur entre en écriture, il est animé par une peur indicible qui se transforme peu à peu en un sentiment de solitude inéluctable. Un enfermement sur soi.
Il se sent seul, livré à lui-même. Tout ce qui gravite autour de lui n’existe plus. Il s’enferme dans sa tour.
Il ignore ce que sa plume va lui réserver comme surprises.
Viendront ensuite ses questionnements, sa propre analyse, parce qu’il est habité d’un trouble, d’une angoisse, de doutes. Le stress !
Il écrit, je dirais presque rageusement, sans aucune maîtrise sur sa pensée. Il aligne ses mots sans malice, il anime ses personnages avec toute son ardeur. Il est soudain pressé.
Vite avant que l’inspiration ne s’envole. Vite avant que le fil de l’histoire ne lui échappe. Vite avant qu’…
Avant quoi ? Il ne sait plus…
Trop tard, s’est-il trahi ? Va-t-il trahir à son tour ?
La plume n’a rien censuré. Ce n’est pas son rôle. Bien au contraire. Elle est allée chercher loin, très loin. Parfois encore plus loin. Elle dépose ses vérités, pêle-mêle, sans discernement, sans tri, sans complaisance.
La relecture est difficile car il se sent projeté dans l’autre dimension, celle refoulée, volontairement oubliée, délibérément ignorée, voire manifestement insupportée.
Alors biffer ce qui pourrait être essentiel … essentiel pour qui ? Pourquoi ?
Sa tour n’est plus qu’une cage posée sur un bac à sable où il ne peut plus jouer.
Et c‘est là qu’intervient la solitude. SA solitude qui n’est autre qu’un corps à corps avec SA réalité, quand l’écriture n’était qu’un chemin de rêveries.
Et c’est là le sentiment de solitude de l’auteur : être enfermé dans sa cage et rêver des nuages !